Philippines #2 – Entre plages paradisiaques et cocotiers

Croisière de Coron à El Nido – Kitesurf à Sibaltan

Du 14/01 au 22/01/2020

On vient finalement nous chercher à l’hôtel de Coron à 11h45 (au lieu de 9h-9h30 initialement prévu je rappelle). On rejoint l’embarcadère et prenons place à bord d’une bangka – le bateau typique des Philippines – affrétée rien que pour nous 2 pour la journée.

Coron Island

Notre capitaine nous emmène d’abord au Kayangan Lake, un lac composé à 70% d’eau douce et 30% d’eau de mer, entre les montagnes d’une petite île uniquement occupée par quelques villages traditionnels. L’eau est turquoise, chaude, les touristes sont déjà partis vers d’autres sites touristiques.. nous pouvons alors nous baigner et profiter de cet endroit magique en toute tranquillité !

Vue depuis le haut de la montagne menant au Kayangan Lake
Kayangan Lake

On remonte à bord de notre bangka privée et nous rejoignons le Twin Lagoon. Le bateau jette l’ancre et nous rejoignons le lagon à la nage. Après une baignade bien agréable, on remonte sur notre bateau où nous découvrons que nos 2 crew members nous ont préparé notre repas du midi. Au menu : poisson grillé, poulet grillé, riz, légumes, mangues bien fraîches,.. un vrai festin !

Notre déjeuner royal

Après s’être bien régalés, nous renaviguons un petit quart d’heure jusqu’à arriver à Skeleton Reck. Il s’agit d’un très bon spot de snorkelling dans lequel se trouve l’épave d’un bateau que l’on peut très bien observer en masque et tuba. Plutôt impressionnant ! Il y a aussi des bancs de poissons qui nagent au niveau de la surface de l’eau et on se retrouve vite encerclés de centaines de poissons ! Magique.

Après ce moment riche en émotions, on remonte sur le bateau et nous accostons à CYC Beach vers 17h. Il s’agit d’une plage se trouvant sur une île totalement déserte.

CYC Beach

Aucune construction de l’homme, pas de sanitaires, ni même une petite cabane. Rien du tout. Notre capitaine nous annonce alors que c’est ici que nous passerons la nuit ! Ah. D’accord. Très bien. Nous voilà donc à descendre du bateau et à trimballer nos gros sacs au-dessus de la tête pendant qu’on marche dans l’eau jusqu’à atteindre la plage.

CYC Beach
On sourit qu’à moitié là non ?

Le capitaine a oublié la tente sur l’île d’où l’on vient. Il nous promet donc de revenir avec une tente et même le dîner. Cool ! Bon on lui demande quand même de nous laisser un bidon de 4L d’eau. On sait jamais… Le soleil commence alors à se coucher, les derniers bateaux de touristes repartent et nous nous retrouvons vite que tous les 2 sur cette île. Enfin, tous les 2 accompagnés de 2 chiens, que l’on nommera Max et Daisy. Oui, quand on se retrouve seuls sur une île déserte, on commence à donner des petits noms aux animaux qui nous entourent… leur présence nous ennuiera un peu au début et nous rassurera finalement pour le reste de la nuit car ils aboient au moindre bruit suspect. Au moins, ils nous préviendront si quelque chose approche !

Le temps passe donc et nous commençons à nous dire que les garde côtes n’autoriseront peut-être pas le bateau à repartir une fois la nuit tombée… William part alors à la recherche d’objets laissés sur l’île, trouve une grande bâche et nous fabrique un abri pour la nuit en moins de 2 ! Un vrai Robinson Crusoé.

Notre abri de fortune et Max qui veille dessus !

Une fois le soleil totalement couché et la nuit bien tombée, on s’équipe de nos lampes frontales et on s’attaque à la préparation d’un feu de camp ! Encore une fois, en moins de 2, William nous allume un beau feu ! Bon c’est pas qu’on avait froid – il fait encore au moins 25° – c’était plus pour le fun.

Robinson Crusoé en personne

Vers 20h on commence vraiment à se dire que personne ne va venir nous apporter un vrai abri pour la nuit quand soudain, notre bateau apparaît dans l’obscurité de la nuit ! C’est pas que j’aurais pas voulu dormir dans l’abri improvisé de William – on aurait accepté notre sort – mais j’avoue que l’idée d’avoir une moustiquaire et une tente bien fermée nous rassure un peu. On ne sait pas trop quels insectes se baladent la nuit sur les plages des Philippines… et on n’a pas envie de savoir !

Finalement, notre vrai abri pour la nuit (photo prise le lendemain matin, car on a dû monter la tente à la lumière de nos lampes frontales la veille !)

Nous voilà donc équipés d’une tente, de 2 oreillers, de nos draps et d’un dîner. Non pas de matelas, on dort à même le sol, enfin à même le sable. Et le sable c’est très dur en fait. Autant dire qu’on n’a pas beaucoup dormi. Mais on est quand même super contents de cette nuit juste pour le fun d’avoir passé une nuit tous les 2 sur une île totalement déserte !! Une expérience à vivre !

Lever de soleil depuis notre nouvelle maison sur la CYC Beach

Le lendemain matin, notre équipage (qui a en fait passé la nuit sur le bateau à une centaine de mètres de la plage) nous amène les cafés et les oeufs pour le petit dej ! Sympa. Puis, ils rembarquent la tente et les oreillers sur le bateau, nous laissent sur notre plage et nous disent au revoir ! Pas sympa.

L’agence nous avait informé qu’un autre bateau reviendrait nous chercher vers 10h. Notre attente débute alors vers 9h. Pendant qu’on est tranquillement assis sur nos serviettes, un petit crabe (pervers?) tente même de rentrer dans le maillot de William !! On voit ensuite les premiers bateaux de touristes arriver. On a un peu l’impression qu’ils s’invitent chez nous. Puis on a le temps de voir beaucoup, beaucoup, beaaaucoup de bateaux de touristes. Car on est toujours sur notre plage à attendre à 11h, 12h, 13h, 14h… Nous aurait-on réellement abandonné sur une île déserte ?

Au moment où notre escape plan est bien échafaudé (on demanderait à un des bateaux de touristes de nous ramener à Coron..), un bateau nous fait finalement signe ! Wahou après 4h d’attente, on n’y croyait plus. On monte à bord de notre nouvelle embarcation et nous avons droit à un super accueil de la part des 3 touristes à bord : Toby, allemand ; Peter, hollandais ; et Amy, néo-zélandaise.

Arrêt baignade

On nous offre quand même un déjeuner pendant que nous naviguons vers une première île où nous barbotons un peu dans l’eau puis vers Bamboo Island, où nous passerons la nuit. Nous arrivons vers 17h et nous pouvons admirer le coucher de soleil depuis la plage. Cette dernière est vraiment magnifique et c’est sûrement l’une des plus belles plages que nous aurons vue durant notre séjour.

Plage de Bamboo Island

Après une petite bière, un bon dîner en très bonne compagnie et même un petit verre de rhum, on s’allonge sur le sable pour admirer les étoiles. La lune n’est pas encore levée, aucun éclairage en vue et le ciel totalement dégagé : des milliers d’étoiles s’offrent à nous !

Coucher de soleil sur Bamboo Island

Cette nuit on redort dans une tente à même le sable mais au moins, cette fois-ci on peut prendre une douche avant de dormir… au tuyau certes, mais douche quand même !

Le lendemain matin, l’équipage nous prépare un petit déjeuner royal: café, oeufs brouillés, riz, patates,… tout ce qu’il faut pour commencer une bonne journée de farniente, navigation, plages paradisiaques et snorkelling ! Au cours de notre navigation, nous passons même à côté d’un requin-baleine. Impressionnant !

Les petites paillotes sous lesquelles on a pu manger
Dernière vue sur Bamboo Island en repartant sur le bateau …

Sur l’une des îles où nous faisons arrêt, nous sommes le seul bateau à accoster (comme sur tous nos arrêts en fait). Pendant que tous les autres sont soit sur le bateau, soit dans l’eau, soit sur la plage, je repère une petite cabane sous laquelle je pourrais avoir un peu d’ombre (le soleil tape sérieusement sur la tête). En m’approchant, j’entends comme des bruits de pas dans les feuilles au sol. Bah, je sais où tout le monde est actuellement, qu’est ce que ça peut bien être..? Je m’approche à pas de souris, pas très rassurée, quand je vois 2 dragons de komodo d’environ 1m50 chacun s’enfuir à toute vitesse en m’apercevant ! J’observe autour de moi au cas où il y en ait un autre se cachant autour de moi.. non rien. Ouf !! Je chercherai de l’ombre plus tard hein ! Et je retourne sur la plage. Il n’y a que Toby dans le coin (tous les autres sont dans l’eau) et je lui raconte mon aventure. On repart alors vers la cabane armés d’un bâton – ça m’étonnerait que ça fasse le poids contre un dragon de komodo qui parfois mange des enfants.. mais bon ça nous rassure ! Ils ont finalement eu plus peur que moi tout à l’heure et ont déjà disparu. Et bah, entre le requin et les dragons de komodo, on en aura vu des animaux aux Philippines !

Ile qui ressemble étrangement à celle de Jurassic Park..

On repart ensuite en bateau pour rejoindre une nouvelle île déserte sur laquelle nous passerons la nuit. On réinstalle les tentes et allumons le barbecue et même un feu de camp. Les viandes et poissons sont grillés, les bières sont décapsulées, la bouteille de rhum ouverte, nous sommes éclairés par la lumière du feu… wouuh ça c’est une bonne soirée !!! 😀 bon on n’abusera quand même pas trop de la bouteille ce soir car demain on navigue encore, et gare au mal de mer !

Le lendemain, « y’a du zef ! ». Jusqu’ici la mer était très calme, on a eu de la chance, mais ce matin le vent souffle et déclenche pas mal de houle. La navigation jusqu’à Palawan est assez mouvementée. Nous arrivons malgré tout sans encombre au nord de l’île de Palawan, dernier arrêt de notre croisière. Notre équipage nous concocte le déjeuner et nous profitons de la plage.

Dernière plage de notre croisière Coron – El Nido
Avec une grosse pensée pour mes sœurettes 🙂 « 4sisters »

Nous prenons ensuite place à bord d’une jeepney – sorte d’énorme pick-up avec bancs à l’arrière, trace du passage des américains au siècle dernier – qui nous emmène à El Nido. Sur le trajet nous pouvons admirer la végétation luxuriante de l’île !

El Nido est connu pour être LE spot touristique de l’île de Palawan. En effet, quand nous arrivons, ça grouille de partout. Des touristes, des tricycles, des restaurants, des guesthouses,… mais pas de charme particulier au paysage. On devient peut-être difficile après avoir profité de plages paradisiaques rien que pour nous !

El Nido. Certes c’est vraiment pas moche, mais… #goûtsdeluxe

En tous cas, on avait prévu d’y rester 2-3 jours, on part finalement dès le lendemain, direction Sibaltan. Contrairement à El Nido, Sibaltan n’est pas du tout touristique et se situe à environ 1h30 de route de El Nido. Mais plus important : il s’agit d’un spot de kite surf car plutôt bien exposé et location de matériel à dispo. On se demande qui de nous 2 a bien pu vouloir aller là-bas…?

Etapes aux Philippines : 1- Ile de Busuanga / 2- El Nido /
3- Sibaltan / 4- Puerto Princesa
Plage de Sibaltan

On s’installe dans notre hébergement, une cabane perchée en haut d’une colline qui offre une vue majestueuse sur la mer et exposée plein est, de manière à ce qu’on profite du lever de soleil le lendemain matin…

Notre petit hôtel à Sibaltan
Lever de soleil depuis notre terrasse

Coup du hasard, on tombe pile poil pendant qu’il y a une compétition de kite surf à Sibaltan ! Bon, ça a l’air d’être un truc vraiment local donc il n’y a pas des milliers de participants (peut-être une trentaine) mais on peut quand même profiter du spectacle.

Le jour suivant, la compétition est terminée. William loue alors du matériel et profite de bonnes conditions météo pour aller kiter un peu.

Vous voyez le petit point noir sur l’eau au bout de l’aile de kite ? Et bah c’est William !

Cette séance de kite marque le début de la fin de notre séjour aux Philippines.. en effet, on part le lendemain pour 7h de van vers Puerto Princesa, d’où nous prenons l’avion le jour suivant pour rejoindre Manille, puis Sydney. En espérant qu’on n’aura pas de problème à rejoindre Manille suite à l’éruption du volcan à 65km de là et qu’on n’aura pas trop de mal à rejoindre Sydney non plus avec les incendies qui y font rage depuis maintenant plus de 4 mois…

Notre trajet de Puerto Princesa à Sydney ne sera pas de tout repos quand même.. une fois arrivés à l’aéroport de Puerto Princesa, on s’enregistre et on nous donne les cartes d’embarquement pour le vol vers Manille et vers Sydney. On n’aura pas besoin de se ré-enregistrer à l’aéroport de Manille, ni récupérer nos bagages. Cool !

On s’installe en salle d’embarquement (après que William se soit acheté un super tee-shirt « Palawan » et moi des petits brownies au chocolaaat). On comprend un mot sur 10 aux messages qui nous sont communiqués au micro quand soudain on distingue 2 mots « William Keller ». Pas bon signe… qu’est-ce qu’on a fait de mal ??? On va au bureau d’enregistrement. Finalement, c’est le gars qui n’aurait pas dû nous donner nos cartes d’embarquement pour Sydney, car contrôles de sécurité là-bas. Ils nous les reprend mais nos bagages vont bien directement quand même à Sydney. Bon, ok…

On arrive donc à Manille 1h plus tard. On n’attend pas nos bagages et on va s’enregistrer pour Sydney. Finalement on nous dit que quelqu’un va nous emmener nos bagages car ils doivent vérifier qu’il n’y a pas d’explosifs à l’intérieur, puis les ré-enregistrer ! Ok… il est 20h30, l’avion pour Sydney décolle à 23h20. Bon on est large. Sauf qu’à 21h30, toujours pas de bagage en vue. On se renseigne, « yes yes your luggages are coming ». 21h45. Toujours rien. « Yes yes they are coming ». On commence à stresser car on voit derrière nous l’énorme file d’attente pour passer l’émigration… 22h. Nos bagages arrivent enfin ! On passe le contrôle anti explosif. On enregistre le tout. 22h15. « L’embarquement de votre vol est à 22h35 ». Ok. On va attendre dans la file pour passer l’émigration. Un rapide calcul me fait dire : on a 9 serpentins à passer. On met 5 minutes à passer un serpentin. On aura donc passé l’émigration dans 45 minutes. Ce qui fait 23h00. Puis il faut passer la sécurité. Puis il faut rejoindre notre porte d’embarquement. Le vol décolle à 23h20. Que la force soit avec nous!

Nos calculs n’étaient pas trop mauvais (j’aurais préféré qu’ils le soient), il reste 3 personnes devant nous à 22h55 pour passer l’émigration quand une personne passe entre les rangs et crie « Sydney ! Does anybody go to Sydney? ». Oui oui nous!! « Ah bah dépêchez-vous les portes d’embarquement ferment à 23h05 ». Ok, mais du coup, tu vas pas nous faire passer devant les gens, là? Ah bah non, c’était simplement pour mettre un peu plus la pression. Comme si on en avait besoin! Vite vite, on passe l’émigration, la sécurité et on sprinte vers la porte d’embarquement. On y arrive à 23h04. Ouf !! Et on n’est même pas les derniers à embarquer !

Et nous nous envolons direction l’Australie !!! Hémisphère Nord : nous te revoyons dans un an 😊

Vous avez l’habitude, retrouvez tout ça en vidéo!

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