1. La montée des températures
La planète se réchauffe d’environ 1 degré.. Ok mais c’est pas ça qui va m’empêcher d’aller skier cet hiver ou de me mettre en bikini l’été prochain. Non. Mais c’est surtout que nous, Français, ne sommes pas les premiers impactés par cette élévation de température. Nous avons donc un peu de mal à nous rendre compte de ses effets.
Les premiers impactés sont d’abord les 2 pôles : l’Arctique et l’Antarctique.
Avant d’aller plus loin, savez-vous quelle est la différence entre l’Arctique et l’Antarctique ? – Ils sont aux 2 pôles opposés de la planète. – Bonne réponse mais ce n’est pas tout.
L’Antarctique est un continent, c’est-à-dire que c’est avant tout une terre qui est recouverte de neige et de glace.
L’Arctique, lui, est une mer gelée. Cela signifie que sous la glace il y a : de l’eau. Et si la glace fond, l’Arctique disparaît.
Et si la glace commence à fondre (ce qui est déjà le cas), nous rentrons dans un cercle sans fin. Car les glaciers renvoie une partie des rayons du soleil vers l’atmosphère. Ainsi, plus la température de la planète se réchauffe, plus la glace fond. Plus la glace fond, moins elle peut renvoyer de rayons du soleil et donc l’eau les absorbe. Et plus elle en absorbe, plus la planète se réchauffe…
Je vous vois déjà en train de vous arracher les cheveux. Je comprends, ça m’a fait le même effet quand j’ai appris ça.
Pour revenir à l’Arctique, celui-ci est donc déjà en train de fondre. Ce phénomène n’est pas non plus nouveau car il a toujours eu l’habitude de fondre en été et de se reglacer en hiver. Les 2 calottes glaciaires (l’Arctique et l’Antarctique) perdent aujourd’hui 430 milliards de tonnes par an. Et la glace ne se reforme pas autant qu’avant.
Et le problème est que de nombreuses espèces habitent sur cette mer de glace, dont nos peluches préférées : les ours polaires. C’est grâce à cette mer de glace que les ours polaires peuvent se nourrir et vivre. Si la glace fond, l’Arctique disparaît, et les ours polaires aussi.
L’élévation des températures fait fondre l’Arctique, de même que l’Antarctique ainsi que tous les glaciers présents sur notre planète. Nous avons pu le constater au Fox Glacier, au Tasman Glacier et au Franz Joseph Glacier. Ces 3 glaciers de Nouvelle-Zélande s’étendaient auparavant sur des kilomètres et des kilomètres. Ils sont restés ainsi pendant des centaines voire des milliers d’années. Et voilà que depuis quelques dizaines d’années, ils ont perdu de leur surface de manière dramatique. Le spectacle qu’ils offrent aujourd’hui est encore très beau, mais pour encore combien de temps ?



Plus concrètement, voici des photos du Fox Glacier prises en 2005 et 2015 qui nous font nous rendre compte de ce qu’a perdu le glacier en seulement 10 ans :
Source : https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11390803 où vous pourrez trouver une photo par an entre 2005 et 2015
2. L’élévation des océans
Le niveau des océans monte. Mais pourquoi et quels impacts ?
Les glaciers de l’Antarctique fondent. Comme nous l’avons vu dans la partie précédente, l’Antarctique est avant tout une terre. Si ses glaciers fondent, Ils passent de la surface de la terre à la mer. Donc plus de volume dans l’eau.
Mais ce n’est pas l’unique raison. La température de la planète, dont celle de l’eau, se réchauffe. Si vous vous rappelez de vos cours de physique du collège, vous vous rappelez sûrement que des molécules à une température plus élevée prennent plus de place que les mêmes particules à une température moins élevée. C’est l’effet de dilatation. A une température froide, les molécules bougent peu et restent près les unes des autres. Si la température se réchauffe, tout le monde bouge et c’est la fête! Un peu comme les humains en hiver et en été en fait…

En résumé :
Glaciers terrestres qui fondent + augmentation de la température de l’eau = élévation du niveau des océans
Et alors ?
Des états insulaires pourraient disparaître et des littoraux pourraient se retrouver immergés. La plupart de ces zones menacées se trouvent en Asie du Sud Est. Ce qui me touche d’autant plus car j’ai pu admirer certains de ces paysages splendides et côtoyer la population qui se retrouve en danger.

Des personnes devront sûrement quitter leur maison et migrer, la plupart du temps au sein de leur pays et parfois vers les pays voisins. Le Bangladesh est d’ailleurs déjà impacté par cette élévation de l’eau. Certains habitants ont déjà vu leur jardin voire leur maison disparaître sous les eaux salées. A l’horizon 2100, c’est 200 millions de personnes qui sont menacées, rien que dans le delta du Gange.
3. Les catastrophes naturelles
Inondations, sécheresse, tempêtes, cyclones, typhons,… Non je ne vous fais pas un remake du film 2012. J’expose seulement les phénomènes météorologiques qui vont être amplifiés (et qui le sont d’ailleurs déjà) à cause du réchauffement climatique.
Alors certes, côté Europe on sera touché mais sûrement bien moins que les pays d’Afrique par exemple, qui eux devront faire face à des sécheresses bien plus intenses que celles qu’ils ont l’habitude de connaître. Et que vont faire ces gens en Afrique s’ils n’ont plus d’eau ? Plus d’eau ça veut dire plus de vie. Alors toutes ces populations vont commencer à migrer vers le Nord. Si la migration est déjà un sujet complexe aujourd’hui à cause de la répartition des ressources, des conflits, des régimes autoritaires, elle le sera d’autant plus avec la migration climatique.
Alors avant d’en arriver là, nous pouvons nous unir tous ensemble pour lutter et limiter les effets du réchauffement climatique. Celui-là même qui est principalement causé par les pays développés. Ne serait-il pas injuste que ce soit les pays peu développés ou en voie de développement qui en subissent les conséquences ?
4. L’acidité des océans
L’homme produit de plus en plus de gaz à effet de serre (GES). Les principaux GES sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Ces gaz une fois émis, restent autour de la planète, dans la haute astmosphère.
Une partie du CO2 pourra être absorbée par les arbres, mais à cause de la déforestation, ils en absorbent beaucoup moins.
Une grande autre partie de ces gaz est absorbée par l’océan (25% des émissions mondiales), cela s’est toujours fait. Malheureusement, la quantité de ces gaz étant de plus en plus forte, l’océan en absorbe de plus en plus et cela modifie l’acidité de son eau.
Je vous invite à visionner cette vidéo qui explique ce phénomène de manière bien plus ludique qu’un looong texte que je pourrais rédiger.
Les conséquences de cette augmentation d’acidité sont encore peu connues. Mais l’un des scénarios les plus probables serait qu’en une eau plus acide, certains micro-organismes tout en amont de la chaîne alimentaire, viennent à disparaître. Cela pourrait modifier toute la chaîne alimentaire et des espèces de poissons ou de mammifères marins pourraient venir à disparaître.
A ce stade, même si vous n’êtes pas le plus grand défenseur des espèces animales, c’est impossible de ne pas se sentir concernés sachant que nous faisons partie, nous aussi, de cette chaîne alimentaire. Alors oui, nous pourrions très bien vivre sans manger de poisson. Mais qu’adviendra-t-il de ces populations qui n’ont pas de supermarchés comme nous européens et qui ne vivent que de la pêche ?
Imaginez que des populations pourraient mourir de faim à cause de la sur-pollution d’autres pays… Je ne dis pas qu’il faut se priver de tout, je dis simplement qu’on devrait peut-être essayer de le faire avec plus de modération, de réflexion et de connaissance de cause.
Ci-dessous un petit schéma résumant les conséquences du réchauffement climatique :



