La Nouvelle-Zélande se situant à l’autre bout de la planète par rapport à la France, nous ne sommes pas étonnés de trouver des fruits, légumes, plantes et animaux qu’on n’a pas l’habitude de croiser au pays des Gaulois. Et que la vie animale est belle dans ce pays ! C’est pourquoi on a décidé d’y consacrer tout un article, pour pouvoir prendre le temps de vous présenter les espèces (animales et végétales) qu’on a eu l’occasion de rencontrer !
La liste pourrait être bien plus longue, on ne se limite ici qu’aux espèces que nous avons rencontrées (pour les animaux et plantes) et goûtées (pour les fruits/légumes).
LES OISEAUX
Fantail sur l’Abel Tasman Coastal Track
FANTAIL
Le fantail doit son nom à sa queue qui rappelle la forme d’un éventail. Il fait à peu près la taille d’un moineau mais est surtout connu pour sa curiosité et son plaisir de jouer avec les humains !
Weka sur le Queen Charlotte Track (Marlborough Sounds)Weka sur l’Abel Tasman Coastal Track
WEKA
Le weka est un oiseau qui ne vole pas. Comme le fantail, il est connu pour sa grande curiosité et a toujours été un bon compagnon de promenade pour les colonisateurs, si bien qu’il a même failli devenir l’emblème de la Nouvelle-Zélande lorsque les habitants ont dû choisir entre le kiwi et le weka. Aujourd’hui en déclin, c’est une espèce protégée par le Department of Conservation.
Pukekos (Rotorua)
PUKEKO
Le pukeko est facilement reconnaissable à sa robe noire et bleue mais surtout à sa crête rouge. Contrairement au fantail et au weka, il est plutôt peureux et ne se laisse pas facilement approcher.
Oystercatcher à Maketu
OYSTERCATCHER (Tōrea)
Fréquenteur des plages, l’oystercatcher – huîtrier en français – se nourrit comme son nom l’indique, plutôt de coquillages et n’aime pas trop la compagnie des humains.
Kereru dans la Codgers Reserve (Nelson)
KERERU
Le kereru est la seule espèce de pigeon de Nouvelle-Zélande et contrairement aux pigeons français, il ne se laisse que très rarement apercevoir !
Kéa sur la Kepler Track (Te Anau)
KEA
Le kéa est le seul perroquet au monde vivant dans les montagnes. Il aime s’amuser avec tous les objets qu’il trouve (on l’a observé en train de s’amuser avec un piège à rongeurs dans la région des Fiordlands – cf. photo). Mais il aime aussi beaucoup s’attaquer aux humais pour leur voler leur nourriture – on a en effet pu constater son côté plutôt hostile !
Photo prise sur Internet…
GOLDFINCH
Le goldfinch se déplace toujours en petit groupe. Il s’envole dès la moindre approche de l’Homme mais se promène régulièrement dans notre jardin à Papamoa !
Australian magpie pendant notre pique-nique vers Rotorua
AUSTRALIAN MAGPIE
Clairement, cet oiseau me fait peur. Son bec est vraiment pointu et il avait un comportement presque agressif pendant qu’on pique-niquait… Pas trop envie de le recroiser !
Photo prise sur Internet…
KIWI
Même si nous n’en avons pour l’instant encore jamais vu, je ne pouvais pas écrire un article sur les animaux de Nouvelle-Zélande sans citer l’oiseau emblématique de ce pays : le kiwi ! C’est un petit oiseau nocturne, qui ne vole pas, et qui est très peureux. Les chances pour en croiser un en pleine nature sont très faibles, mais pas impossible ! Alors restons confiants !
LES ANIMAUX MARINS
Lion de mer (Péninsule d’Otago)
SEA LION (lion de mer)
Avant d’arriver en Nouvelle-Zélande, je lisais partout qu’il y avait des lions de mer sur les côtes. Je me disais que nos chances d’en apercevoir étaient faibles… Pas du tout ! On en a aperçu des dizaines notamment sur les plages de la Péninsule d’Otago ! Toujours aussi impressionnants…
Otaries à fourrure à Allan’s Beach (Péninsule d’Otago)
FUR SEAL (otarie à fourrure)
Il est un peu difficile de faire la différence entre un lion de mer et une otarie à fourrure… L’otarie à fourrure est en général plus petite que le lion de mer et préfère les côtes rocheuses alors que les lions de mer préfèrent les plages de sable. Photos à l’appui !
Otaries à Kaikoura
SEAL (otarie)
De même que les lions de mer et otaries à fourrure, les otaries se laissent facilement apercevoir, notamment sur la côte de Kaikoura où toute une colonie d’otaries (au moins une centaine – sans exagérer) y a trouvé refuge !
Sperm whale à KaikouraPartie immergée du cachalot (photo prise sur Internet)
SPERM WHALE (cachalot)
La partie émergée du cachalot est légèrement ridicule par rapport à la vraie taille de l’animale. On ne peut apercevoir que sa nageoire dorsale lorsqu’il est à la surface ainsi que sa queue lorsqu’il replonge.
Il faut parfois faire preuve de patience avant d’apercevoir des cachalots à la surface car ils ne restent en général que 15-20 minutes à la surface avant de replonger pour au moins 45-50 minutes dans l’eau.
On a eu beaucoup de chance car lors de notre expédition en bateau sur les côtes Kaikoura, on en a aperçu 2 en l’espace d’une demi-heure !
Dusky dolphins à Kaikoura
DUSKY DOLPHIN (dauphin obscur)
Après avoir observé les cachalots à Kaikoura, le capitaine nous a emmené voir les dauphins, qui se sont alors éclatés à nous montrer leurs prouesses en sauts pendant presque 1h !
Blue Pinguin sous un escalier à Harrington Point (Péninsule d’Otago)
BLUE PINGUIN
Les pingouins ne se laissent que difficilement apercevoir. En général, ils arrivent sur les côtes plutôt au coucher du soleil voire même une fois la nuit tombée. Il faut en général se faire très discret pour voir toute une colonie accoster sur la plage.
Pour nous, ce fut une rencontre inopinée ! Ce petit blue pinguin se cachait sous un escalier à côté d’une plage sur la Péninsule d’Otago.
LES ANIMAUX TERRESTRES
Mouton à Sandfly Bay (Péninsule d’Otago)
MOUTON
Ok les moutons on en voit aussi pas mal en France. Mais la particularité de la Nouvelle-Zélande est qu’il y a plus de moutons que d’habitants dans le pays ! (environ 28 millions de moutons pour 5 millions d’habitants)
LES FRUITS & LEGUMES
Kiwi red (pour prononcer à la néo-zélandaise, prononcer kiwi riiid)
KIWI
Le kiwi se décline sous toutes les couleurs : vert, gold et même rouge maintenant ! C’est LE fruit de Nouvelle-Zélande par excellence. Les vergers de kiwis sont innombrables, notamment dans la Bay of Blenty où la saison de picking dure jusqu’à 3 mois !
Feijoa (prononcer feïjoa)
FEIJOA
Feï-quoi ?? Totalement inconnu pour nous auparavant, nous avons découvert ce fruit ici. Son goût est difficile à expliquer mais disons qu’à la 1ère bouchée on fait un peu la grimace, puis les suivantes passent plutôt facilement !
Kumara
KUMARA
La kumara est une espèce de patate douce, qu’on a cuisinée maison, bouillie et en purée. Plutôt consistant, mais très bon !
Vignoble de la région de Marlborough
VIN (parce que c’est quand même fait à base d’un fruit !)
Les régions viticoles sont nombreuses en Nouvelle-Zélande et à chaque région sa spécialité. Nous on a testé le Pinot Noir de la Gibbston Valley et le Sauvignon Blanc et Pinot Gris du Marlborough. Jusqu’ici un délice ! Prochaine étape : les vignobles de la Hawke’s Bay, dont le climat est semblable à celui de Bordeaux ! Ce qui donne lieu principalement à du Merlot et du Cabernet Sauvignon. Hâte d’aller les déguster !
LES PLANTES
Fougère-palmier dans les Catlins
FOUGÈRES (Cyathea dealbata)
Semblables à des palmiers, les fougères sont des arbres à part entière dans ce pays. C’est même l’un des symboles de la Nouvelle-Zélande, et je suis sûre que vous l’avez déjà rencontré sans même savoir qu’il s’agissait en réalité d’une fougère…
La saison du picking de kiwis étant terminée et n’ayant toujours pas de réponse positive à nos multiples candidatures pour du kiwifruit pruning (taille des arbres), nous nous accordons un week-end (en semaine) à Rotorua.
De Tauranga à Rotorua (1h de route)
Rotorua est une ville construite sur l’un des sites géothermiques les plus actifs au monde. Elle est bâtie directement sur la Ceinture de feu du Pacifique (alignement de volcans) et regorge de bassins de boue bouillonnants, de geysers et de sources chaudes. Ce site géothermique représente d’ailleurs une source de choix d’énergie renouvelable pour le pays (des centrales géothermiques y ont été installées).
On se rend bien compte qu’il y a de l’activité volcanique sous nos pieds, de la fumée jaillit de tous les coins de rues, sort des bouches d’égouts, des trottoirs, des rochers… Mais ce qui caractérise le plus Rotorua, c’est cette odeur si particulière de souffre. Et le souffre dans l’air, ça sent… l’œuf.
Mais bon on ne va pas résumer Rotorua à son odeur d’œuf car elle a tellement plus à offrir… A commencer par le Kuirau Park, un parc gratuit en plein milieu de la ville où se trouvent bassins de boue bouillonnants…
Bassin de boue bouillonnant au Kuirau Park
…Des sources chaudes… La température sous la roche est tellement chaude qu’elle fait remonter des bulles à la surface de l’eau. Et la température extérieure qui doit être autour de 10°, contraste franchement avec la température de l’eau qui fait alors apparaître de la fumée sur l’eau, ce qui lui donne un aspect mystérieux…
Sources chaudes de Kuirau Park
Les Maoris ont depuis toujours utilisé ces sources chaudes pour se laver, pour nager et même pour cuisiner ! Quelques centaines d’années plus tard, les sources chaudes de Rotorua sont aussi reconnues pour ses bienfaits sur la santé et la ville devient alors vite le « pays de cures » pour les européens.
La culture maorie est présente dans le Kuirau Park qui rend hommage aux premiers habitants de ce pays…
Kuirau Park, ses arbres aux couleurs d’automnes et ses sculptures maories
Mais pour cotoyer la culture maorie la plus authentique dans le coin, il faut se rendre dans le village d’Ohinemutu, à seulement 2km du centre-ville de Rotorua. Ce village est encore aujourd’hui la résidence de la tribu Ngāti Whakaue qui arriva en Nouvelle-Zélande vers 1350 après J.-C.
Village d’Ohinemutu
Rappelons que les maoris furent les premiers colonisateurs de ce pays. Ce sont à l’origine des Polynésiens en provenance notamment des îles Cook, de la Polynésie Française et des îles Australes, qui arrivèrent dans le pays entre 1050 et 1350 apr. J.-C. Il n’est pas surprenant de trouver une telle présence de la culture maorie à Rotorua. En effet, à leur arrivée en Nouvelle-Zélande, les maoris s’installent sur les littoraux et plus particulièrement sur la côte Est qui se révèle plus hospitalière. La terre y est bien fertile… comme nous avons pu le constater également à notre époque : il y avait beaucoup, beaucoup, beaaaucoup de kiwis à ramasser !!
Après cette petite page historique, nous allons voir le Musée de Rotorua, malheureusement seulement depuis l’extérieur car il est actuellement fermé. Mais c’est en toute connaissance de cause que nous nous y rendons car il paraît que rien que sa façade extérieure et ses jardins valent le coup de s’arrêter… Et c’est vrai !
Musée de Rotorua
Dans ses jardins, se promènent des pukekos, oiseau bleu et noir à crête rouge, que l’on rencontre souvent en Nouvelle-Zélande et qui se déplace toujours en groupe.
Pukeko posant devant le Musée de Rotorua
Nous partons ensuite nous balader au sein de la Redwoods – Whakarewarewa Forest, à proximité de Rotorua. Cette forêt est surtout connue pour ses magnifiques Séquoias.
Redwoods – Whakarewarewa Forest
Le sentier que nous empruntons nous amène jusqu’à un point de vue depuis lequel nous pouvons apercevoir le Pohutu Geyser, qu’il faut normalement payer pour apercevoir de près et avec de la chance, le voir en éruption. Mais depuis notre point de vue on voit déjà bien les fumées qui s’en échappent !
Pohutu geyser
A la fin de cette journée bien remplie, on part installer Bobby sur son emplacement dans un vrai camping, la ville de Rotorua interdisant encore l’accès aux freedom campsites malgré le niveau 2… Mais ça a aussi ses côtés positifs car le camping est doté de hot pools à l’eau naturelle de Rotorua, c’est-à-dire soufrée ! On prend alors un looong bain dans ces eaux chaudes dont la température oscille entre 38° et 40° jusqu’à ce que la nuit tombe et que les étoiles commencent à apparaître…
Dans les hot pools à 40°C
Une fois bien détendus, on s’en va manger dans un petit restaurant du centre-ville pour achever cette superbe journée.
La nuit ne sera quant à elle pas aussi bonne… On a été tellement embêtés par les souris certaines nuits dans le van que j’ai développé une réelle psychose… Dès que j’entends un petit bruit j’ai l’impression que ces petites bêtes refont leur apparition ! Heureusement, elles n’apparaîtront pas cette nuit-là mais ça me stressera pendant la première partie de la nuit… En plus de ça, il fait froid. Très froid… Pour vous dire : le matin, on retrouve nos maillots de bain – que l’on a laissé dehors à égoutter pendant la nuit – totalement gelés ! On est bien contents de ne passer qu’une nuit dans le van et de retrouver notre maison bien au chaud le soir !
Pour ce matin, le ciel étant bien bleu et le soleil de la partie, nous partons découvrir le Wai-O-Tapu, un parc géothermique à 30 minutes au Sud de Rotorua. Sauf que… 5km avant d’atteindre le parc, on entre dans un énorme brouillard ! Qui est toujours présent quand on arrive au parc… Une présentation du geyser Lady Knox est prévue à 10h15 (seule présentation de la journée) alors on s’y rend tout de suite. On se demande en quoi cette présentation va consister mais on espère pouvoir admirer une éruption du geyser. Même si on n’est pas très optimiste car les geysers ne font des éruptions que toutes les 2-3h alors il faut soit être très chanceux soit être très patients ! Et vu le froid qu’il fait ce matin, je n’ai pas franchement envie d’attendre 2h dans bouger…
Geyser Lady Knox
Heureusement pour nous, les 2 dames chargées de la présentation du geyser ont le secret pour provoquer son éruption ! Elles mettent un peu de savon à l’intérieur du geyser et POUF éruption !
Éruption du geyser Lady Knox
Alors, comment le savon parvient-il à provoquer l’éruption d’un geyser ?
Tout simplement parce qu’il a pour effet de réduire la tension de surface de l’eau qui a été portée à haute température à l’intérieur du conduit par la chaleur des profondeurs. Cette tension est due à la force d’attraction des molécules d’eau qui, à température normale, lui donne son aspect liquide. Dans les liquides, ces molécules se caractérisent par leur proximité alors que, pour les gaz, l’espace qui les sépare est plus grand. En conséquence, si l’on parvient à réduire la tension de surface d’un liquide, les molécules d’eau (H2O) se séparent plus facilement les unes des autres de sorte que le liquide devient un gaz. Les molécules des tensioactifs, substances qui comprennent les savons et les détergents, se frayent un chemin entre les molécules d’eau de sorte que l’eau bouillante se transforme instantanément en vapeur. Cette vapeur repousse violemment l’eau qui s’est accumulée dans le conduit et l’éruption du geyser se produit. Voilà, voilà. « Tout simplement »… Vous n’avez pas tout compris ? Je vous rassure, moi non plus !
Éruption du geyser Lady Knox
C’est la 1ère fois que l’on observe l’éruption d’un geyser alors même si elle a été provoquée par la main de l’Homme, cela reste tout de même très impressionnant !
Après l’éruption de Lady Knox, le brouillard est toujours bien présent. On se dit que l’on préfère attendre que ça se lève pour aller visiter le parc plutôt que le visiter avec ce brouillard… Nous attendons donc 1h30 jusqu’à ce que le ciel bleu réapparaisse et hop nous partons dans le parc !
Wai-O-Tapu et les fumées de toutes ses sources chaudes
En entrant dans le parc, on découvre des cratères de plusieurs mètres de profondeur causés par les vapeurs acides se trouvant en-dessous. Les vapeurs alors soufrées colorent les parois du cratère d’une couleur jaune. Quand certains de ces cratères se sont formés, le bruit de l’effondrement aurait été semblable au tonnerre… Du fait de la présence continue de vapeur acide, la pierre continue de s’effondrer et le cratère de s’agrandir, si bien que l’on entend encore des bruits de tonnerre provenant de ces cratères…
Un peu plus loin dans le parc se trouvent d’immenses sources chaudes…
Dont la fameuse Champagne Pool, dont le nom provient des abondantes émanations de dioxyde de carbone qui rappellent les bulles dans un verre de Champagne. Mais ce qui est le plus étonnant dans cette Champagne Pool, ce sont ses parois qui sont devenues orange du fait de la présence de certains composés (l’orpiment et la stibine pour ceux que ça intéresse !).
Beaucoup de vapeurs sur les photos, forcément, l’eau du bassin est environ à 75°C. Mais ce n’est pas comparable à la température de ses eaux profondes (environ 62 mètres) qui montent alors jusqu’à 260°C !
Champagne Pool
Sulphur Cave
Un peu plus loin se trouve une cavité dont s’échappe des vapeurs de souffre. On observe alors très bien ici l’effet de coloration jaune que donne le souffre à la paroi…
Wai-O-Tapu
Nous rentrons à Tauranga, émerveillés de notre petit séjour à Rotorua. Mais il y a encore tellement de choses à faire que c’est sûr, on reviendra !
Arrivée sur l’île du Nord (Wellington) – Bay of Plenty (Tauranga)
Du 19/05 au 08/06/2020
Où sommes-nous en Nouvelle-Zélande ? Etapes: 1- Wellington (arrivée sur l’île du Nord en ferry) / 2- Tauranga
ARRIVÉE SUR L’ÎLE DU NORD
Après un au revoir déchirant à l’île du Sud, nous (William, Bobby et moi) embarquons sur le ferry pour un voyage de 3h30 au cours duquel nous voyons les Marlborough Sounds depuis la mer, puis les falaises de l’île du Nord.
North Island
En fin d’après-midi, nous arrivons à Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, située sur la pointe Sud de l’île de Nord. Nous n’y passerons qu’une nuit, juste le temps d’aller manger un bon burger dans un pub. Et oui ça y est les restaurants ont rouvert ! Sous une condition cependant : il faut s’enregistrer (nom, adresse, tel) à l’arrivée. Ainsi, toutes nos sorties sont tracées par le Gouvernement… Cela dans le but de nous prévenir si nous avons été en contact avec une personne qui s’avère porteuse du virus. Bon, on ne sait simplement pas jusqu’à quand ces mesures vont perdurer…
Bref, nous passons la nuit sur un freedom camping dans Wellington (un parking au bord du port de plaisance). L’endroit est plutôt sympa, nous y dormons bien, jusqu’au petit matin où nous sommes réveillés par les bips des camions de chantier… On ouvre les yeux, puis la porte du van, une équipe en gilet orange et casque de chantier est là pour nous accueillir, à 3m du van en train de prendre leur pause (ou en attendant d’embaucher ?). Sympa le réveil… Bon on ira prendre le petit-déj ailleurs hein.
La journée se résumera à effectuer la route entre Wellington et Rotorua (environ 6h de route). Il faut qu’on arrive vite à Tauranga, dans la Bay of Plenty, car on a rendez-vous le lendemain après-midi avec un employeur pour aller cueillir les derniers kiwis de la saison ! On termine la route le lendemain matin (seulement 1h) jusqu’à Tauranga.
Tauranga
On profite de la fin de matinée et d’un temps ensoleillé pour découvrir la très longue plage de Tauranga (Papamoa Beach) et le Mont Maunganui.
Papamoa Beach avec le Mont Maunganui au loinVue sur le Mont Maunganui
Notre rencontre avec l’employeur se déroule directement sur l’orchard (anglais pour verger) avec un contrat à la clé ! Nous commençons dès le lendemain.
En plein kiwifruit picking
AU PAYS DES KIWIS
La cueillette de kiwis s’effectue par équipe. La nôtre est constituée d’une douzaine de personnes (tous moins de 30 ans) et composée à 75% de Français ! C’est à peu près tous notre 1er jour de cueillette de kiwis et l’ambiance est plutôt très bonne au sein de l’équipe. Heureusement ! Ça compense la difficulté du travail… Oh pas au niveau intellectuel, ça non. Physiquement… une fois rempli de kiwis, le sac peut peser jusqu’à 20-25kg ! A la fin de la journée (je dirai même à partir du milieu de la journée), mes épaules, ma nuque, mon dos, mes bras, mes doigts, souffrent le martyre !!
En plus de ça, on vit encore dans le van et on n’a pas réservé de camping. Le soir, on passe à 3 campings low-cost : tous complets. On finit à un camping, ou plutôt resort, à $50 la nuit pour 2 (environ 28€). C’est plus que notre budget habituel (en même temps, tout est plus cher que les freedom campings!) mais au moins on a une douche. Le prix se justifie par la vue directe sur l’océan. C’est bête, on arrive à 18h30, il fait nuit noire. Et on repart le lendemain matin à 7h pour repartir travailler. On ne profitera donc pas vraiment de la super vue sur la mer…
C’est avec difficulté que l’on se réveille les 2 matins suivants, à 5h45 et tout courbaturés, pour aller travailler…
Le 4ème jour, il n’y a pas de travail car il pleut. Plusieurs raisons font que nous ne pouvons pas travailler sous la pluie mais apparemment la raison principale serait que si les kiwis sont mouillés, les packhouses (entreprises qui conditionnent les kiwis avant commercialisation) ne pourraient pas coller le sticker Zespri sur les kiwis. Les kiwis doivent porter ce sticker Zespri car c’est la seule entité à être habilitée à exporter des kiwis dans le monde. Bon, histoire de sticker ou pas, on est bien content d’avoir un jour de repos !
On reprend la semaine avec 3 autres jours de travail. Nous recevons également notre 1ère paye (les payes ici s’effectuent à la semaine, tout comme le paiement du loyer). Après quelques calculs de vérification, nous nous rendons compte que notre employeur ne nous paye même pas le minimum légal ! Il nous paye au rendement (au nombre de caisses de kiwis ramassés) avec un calcul qui ne tient même pas compte du nombre de personnes dans l’équipe chaque jour… Et si le rendement est inférieur au salaire horaire minimum légal, il est tenu par la loi de nous payer le minimum légal. Ce qui, a priori, il a oublié…
Après le lui avoir signalé, nous nous rendons bien vite compte qu’il n’a pas du tout oublié et qu’il le fait en toute connaissance de cause ! Après plusieurs échanges avec lui, nous réussissons à obtenir une bonne partie de ce qu’il nous doit.
TAURANGA ET LA BAY OF PLENTY
En plus de ramasser des kiwis, nos jours de repos ont également été bien occupés – Crazy-busy comme ils diraient ici ! On est allé jusqu’au sommet du Mont Maunganuiavec Camille et Pierre, un couple de français travaillant avec nous à la cueillette des kiwis.
Vue du sommet du Mont Maunganui sur la ville et la plage de Tauranga
Après de longues recherches, on a trouvé une maison pour passer l’hiver au chaud. C’est une coloc avec 4 kiwis ! C’est comme ça qu’on surnomme les néo-zélandais. La maison se situe dans un lotissement récemment construit, à Papamoa, un peu excentré de la ville de Tauranga (à environ 20-25 minutes en voiture) mais on est à 4 minutes en voiture de la plage !!
Maison !
William a effectué 2 week-ends de voile. Et oui, il a trouvé un club de voile à Tauranga qui l’a mis en contact avec des bateaux cherchant des membres d’équipage supplémentaires. Il navigue donc en régate, le samedi et le dimanche à bord de différents bateaux.
Il a aussi pu inaugurer le matériel de kite surf qu’il s’était acheté juste avant le confinement !
Session kite
De mon côté, je me suis remise à la courseà pieds. Et je regarde les couchers de soleil quand William termine sa journée de voile…
Coucher de soleil à Sulphur Point (Tauranga)
On est également allé se balader aux Papamoa Hills, le seul relief dans les environs de Tauranga, au beau milieu d’un immense plateau.
Papamoa Hills
On est allé faire un petit tour au Farmers Market (marché fermier) de Tauranga. Plus un lieu de convivialité, animé par un duo de chanteurs amateurs, et de restauration rapide (stands de spécialités allemandes, françaises – crêpes évidemment! -, indiennes, asiatiques,…), qu’un lieu où l’on fait ses courses (seulement 2 ou 3 stands de fruits et légumes). Mais très sympa !
Et également visité The Historic Village à Tauranga, où l’on retourne directement au temps de la ruée vers l’or au milieu de ses petites rues…
Où sommes-nous en Nouvelle-Zélande ?Zoom sur notre périple. Etapes : 1- Nelson (maison) / 2- Abel Tasman National Park / 3- Marlborough Sounds / 4- Picton / 5- Wellington (île du Nord via ferry)
NELSON
Confinement – Jour 1. Cher journal, on a réussi à trouver une maison dans la ville de Nelson pour passer les 4 semaines de confinement. Ouf ! Ça aurait été compliqué de rester dans le van… Cet après-midi, on est allé dévaliser… euh faire les courses au supermarché. Les gens nous regardaient bizarrement car on est allé faire les courses tous les 2 alors qu’on est censé les faire tout seul. Oups… Dans le supermarché, régnait un silence assourdissant. C’était très inhabituel, très étrange et ça m’a rendu très mal à l’aise. Le soir, on a pu faire à manger dans une vraie cuisine avec un frigo, un four, un micro-ondes, 4 plaques de cuisson… pour la première fois depuis qu’on a quitté la France !! Ouuuh ça fait du bien de faire de la popote !
Notre palace pour confinement
Confinement – Jour 2. Cher journal, aujourd’hui on est allé faire une balade à vélo. Car oui on a le droit de faire du vélo pendant le confinement en Nouvelle-Zélande, sans limite de durée, alors on en profite ! On est allé jusqu’à la plage qui n’est qu’à environ 25 minutes à vélo de la maison.
Tahunanui Beach
Puis on est remonté par le centre-ville en passant par la cathédrale de Nelson.
Christ Church Cathedral (mais c’est bien la cathédrale de Nelson, pas de la ville de Christchurch !)
Confinement – Jour 3. William regarde La Reine des Neiges 2 avec moi. C’est même lui qui a proposé de le regarder avec moi. Je m’inquiète de son état. Ce n’est que le 3ème jour de confinement… que va-t-il faire dans 2 semaines ? Danser sur les chansons de Disney habillé en princesse ?! J’ai peur…
Confinement – Jour 5. On profite du soleil dans le jardin !!
Tel père, telle fille…!
Confinement – Jour 14. Joli coucher de soleil aux couleurs rosées (vue depuis le balcon du salon).
Coucher de soleil à Nelson
Confinement – Jour 20. C’est Pâques !! Les cloches nous ont apporté des œufs ! Pour William elles les ont apporté dans le salon et pour moi dans les 2 chambres. Mais elles les ont bien cachés… On met plus d’une heure à tous les trouver !! Que 10 chocolats chacun pourtant… Mais cherchés chacun notre tour, pour notre défense !
Confinement – Jour 27. Le gouvernement annonce que nous restons confinés encore 3 jours (ce qui nous amène à 1 mois) puis nous passons en niveau 3 qui durera 2 semaines (sur une échelle à 4 niveaux, le niveau 4 étant le confinement). Mais pour nous le niveau 3 signifie confinement car on n’a pas le droit de voyager… Donc confinés 2 semaines de plus !
Confinement – Jour 30. Cher journal, je me rends compte qu’on est parfois pas très fute-fute… Ce n’est qu’au bout d’un mois de confinement qu’on découvre qu’il y a une réserve où l’on peut se balader à 500m derrière chez nous… On part donc pour une petite randonnée qui se ponctue par un superbe point de vue sur la ville de Nelson, la mer et les montagnes.
Grampians ReserveGrampians Reserve
Confinement – Jour 36. Nouvelle balade dans une autre réserve à seulement 20 minutes à vélo ! Les couleurs d’automne sont là…
Codgers Reserve
Confinement – Jour 43. Encore une nouvelle balade dans la même réserve que la dernière fois qui nous offre de jolies vues encore sur Nelson et sa baie.
Codgers Reserve
On y croise même la seule espèce de pigeon de Nouvelle-Zélande, appelée kereru.
Un kereru perché
ABEL TASMANNATIONAL PARK
Confinement (niveau 3) – Jour 45. Les déplacements doivent être limités dans la région alors on s’octroie une escapade de 2 jours (on dormira avec Bobby cette nuit) dans le Abel Tasman National Park ! Il se nomme ainsi car c’est ici que l’explorateur Abel Tasman découvrit la Nouvelle-Zélande après un long voyage en bateau en 1642. C’est le premier explorateur européen à aborder la Nouvelle-Zélande (dont on a connaissance en tout cas). Bien-sûr le pays est tout de même déjà peuplé par la population maorie à cette époque, arrivés depuis déjà quelques 500 ans, ce qui marqua le début de la longue cohabitation maorie-occidentale, qui dure encore aujourd’hui.
Entrée de l’Abel Tasman Coastal Track
On fait une balade de 4h le 1er jour sur l’Abel Tasman Coastal Track, qui comme son nom l’indique, longe la côte et offre surtout des vues sublimes sur les plages de sable doré qui bordent le rivage.
Abel Tasman Coastal TrackAbel Tasman Coastal TrackAbel Tasman Coastal Track
On croise de nombreux wekas sur le chemin. C’est un oiseau de Nouvelle-Zélande, qui ne doit sûrement pas voler car on n’en a jamais vu un seul voler… Mais surtout caractérisé par sa grande curiosité ! Il n’est pas du tout effrayé par l’homme si bien qu’il servit de compagnon aux premiers colonisateurs anglophones qui explorèrent le pays.
Un weka toujours aussi curieux
On s’arrête pique-niquer le midi sur une plage paradisiaque. On se croirait de retour aux Philippines… avec 20 degrés de moins !
Pause déjeuner sur l’Abel Tasman Coastal Track (sans personne !!)
Le soir, on s’en va dormir au seul campsite gratuit ouvert dans la région. Il se situe en haut d’une montagne qui offre un point de vue incroyable sur la vallée.
Hawkes lookout
En revanche, qui dit altitude dit température plus fraîche… et déjà qu’il ne faisait pas très chaud en bas, alors là on se caille un petit peu les fesses pendant la nuit… Qui plus est, un vent fort souffle toute la nuit et nous perturbe un peu notre sommeil… Retour dans le van après 1 mois de confinement un peu difficile ! Vivement qu’on rentre bien au chaud dans notre maison à Nelson !
Le lendemain, on part découvrir la côte Nord de la région d’Abel Tasman. On s’arrête d’abord au Labyrinth Rocks, un petit parc composé de très grosses pierres qui forment un vrai labyrinthe ! William s’amuse comme un petit fou dans ce labyrinthe, si bien que j’ai failli le perdre…
On va ensuite découvrir les Te Waikoropupu Springs, que l’on aura pour nous tous seuls alors qu’apparemment en temps normal c’est très fréquenté !
Parking des Te Waikoropupu Springs. Bobby : « Ils sont où les copains vans ?? »
Plus on avance vers le Nord de la Nouvelle-Zélande, plus la culture maorie a l’air d’être présente.
Sculptures de style maori aux Te Waikoropupu Springs
L’eau de ces sources est bien claire, on en voit bien le fond !
Te Waikoropupu Springs
Direction ensuite l’Abel Tasman Memorial qui offrirait apparemment un joli point de vue… On confirme !
Vue depuis l’Abel Tasman MemorialVue depuis l’Abel Tasman Memorial
On descend ensuite pique-niquer sur la plage juste en bas et l’on se met à rêver d’habiter dans les maisons qui sont juste face à la baie…
Pause déjeuner sur la plage
On prend bien notre temps pour manger devant ce beau paysage, si tranquille et sous le soleil… On y reste plus de 2h avant de reprendre la voiture et attaquer les 2h30 de route qui nous séparent de notre maison à Nelson.
DÉPART DE NOTRE MAISON
Confinement – Jour 49. Après le confinement, notre objectif est de rejoindre l’île du Nord pour trouver du travail dans la cueillette de kiwis. En effet, si nous travaillons 3 mois dans la cueillette de fruits, les plantations ou le packing de fruits, nous pouvons demander une prolongation de 3 mois de notre visa vacances-travail. Sachant qu’on ne sait pas encore ce que l’on fera à la fin de notre visa, on préfère se laisser la possibilité de rester 3 mois de plus pour par exemple, se laisser assez de temps pour chercher et trouver un travail sur le long terme en Nouvelle-Zélande.
Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 se limitant à 2 ou 3 cas par jour dans le pays depuis 2 semaines, on est plutôt optimistes sur la situation. On se dit alors qu’on va sûrement bien repasser au niveau 2 à la fin des 2 semaines de niveau 3 et non pas rester en niveau 3 ou pire, être reconfinés. Nous sommes alors le 10/05, le Gouvernement doit annoncer sa décision demain. On regarde les places disponibles sur le ferry pour rejoindre l’île du Nord (sachant que Bobby voyage aussi avec nous, il faut de la place pour lui aussi)… Pas de place disponible avant le 19/05 !
Panique. On se dit que si le Gouvernement annonce bien demain que l’on passe en niveau 2 (qui signifie que l’on peut de nouveau librement voyager), il va y avoir une vague de réservation pour le ferry et on devra rester je ne sais combien de temps encore sur l’île du Sud… Sachant qu’en plus c’est déjà la fin de la saison de la cueillette de kiwis, il faut vite rejoindre l’île du Nord si l’on veut pouvoir travailler au moins un peu !
On prend alors le risque de réserver le ferry sans savoir si l’on va bien passer au niveau 2 demain… On croise les doigts !
Confinement – Jour 50. Annonces du Gouvernement. Nous repassons en niveau 2 dans 3 jours !!! Tous les commerces pourront alors rouvrir (restaurants, cinémas, bibliothèques, etc.) ainsi que tous les freedom campings !
Niveau timing c’est parfait. Ça veut dire que l’on quitte la maison dans 3 jours dès que l’on passe au niveau 2 et que ça nous laisse 4 jours pour aller découvrir les Marlborough Sounds, dernière étape de notre périple sur l’île du Sud avant de prendre le ferry pour rejoindre l’île du Nord !
Confinement – Jour 53.FIN DU CONFINEMENT !!! On rend la maison à la propriétaire, qui a d’ailleurs été adorable avec nous pendant tout le confinement. Elle avait bien compris notre situation et a été très flexible sur la durée de notre séjour dans la maison. On rembarque à bord de notre cher Bobby et c’est reparti pour l’aventure !!
Un dernier pique-nique sur la plage de Nelson, qui nous aura souvent vus pendant ce confinement… On dit au revoir à cette petite ville que l’on n’aura vue que déserte pendant ces 6 dernières semaines. C’était d’ailleurs agréable de se promener à vélo dans ces rues sans voiture… Un dernier passage dans le centre-ville, on constate que la vie commence à reprendre son cours, les commerces rouvrent, la circulation est plus dense, des personnes sont en terrasse des restaurants,…
MARLBOROUGH SOUNDS
Direction maintenant les Marlborough Sounds !! Un peu avant d’arriver à Anakiwa, notre première étape de cette région, petit arrêt sur un point de vue qui nous offre un avant-goût de ce qui nous attend dans les Marlborough Sounds !
Cullen’s lookoutCullen’s lookoutToute contente devant le Cullen’s lookout !
Malgré le passage au niveau 2, il n’y a que notre van sur le freedom campsite d’Anakiwa. Avec la fermeture des frontières, plus de touristes… Et beaucoup de jeunes en visa vacances-travail sont rentrés chez eux… On aura alors les Marlborough Sounds rien que pour nous !
Le lendemain, nous partons pour une randonnée de 4h sur une portion du célèbre Queen Charlotte Track, l’une des Great Walks de Nouvelle-Zélande. Les Great Walks sont des treks de plusieurs jours qui peuvent être comparés aux GR en France (comme le Tour du Mont Blanc ou le GR20). Les randonneurs parcourent alors souvent le sentier avec leur tente ou dorment dans les huts mises à disposition par le Department of Conservation. Nous optons pour la rando à la journée (aller-retour), n’ayant pas de tente et devant réserver les huts des mois à l’avance pour y séjourner… Cela nous comblera déjà parfaitement car le sentier nous amène à un super point de vue !!
Queen Charlotte Track
C’est exceptionnel de pouvoir profiter de ce paysage en étant rien que tous les 2… C’est si paisible… Et magique…
Queen Charlotte Track
Sur le chemin retour, un petit fantails’amuse avec nous et ne fait que nous suivre pendant plus d’un quart d’heure ! C’est un petit oiseau typique de Nouvelle-Zélande, à la « queue en éventail » (fan-tail), très curieux lui aussi, tout comme le weka.
Il ne fait tout de même pas très chaud… Ambiance bonnet, gants et col roulé ! Alors en rentrant au van, à défaut de trouver un café dans les environs pour une pause goûter, on se concocte le combo parfait : mocchaccino + muffin au chocolat + table de pique-nique au bord de l’eau !
Après l’effort, le réconfort !
Après ce délicieux goûter, on rejoint le Pic Nic Bay Campsite à 1h30 de route d’Anakiwa, pour se rapprocher de notre randonnée du lendemain. Le cadre est encore sublime, avec la lumière du soleil couchant…
Pic Nic Bay Campsite au coucher du soleil
Au petit matin, la lumière donne des couleurs extraordinaires à ce paysage… On a même du mal à partir tellement on trouve ça beau…
Pic Nic Bay CampsitePic Nic Bay Campsite
Mais on parvient malgré tout à décoller et nous rejoignons le départ de notre randonnée du jour, d’environ 4h aussi, sur une autre portion du Queen Charlotte Track.
Queen Charlotte Track
Au bout d’1h30 de marche, un premier lookout s’offre à nous.
Lookout sur le Queen Charlotte Track
Des wekas viennent même admirer la vue avec nous !
Weka sur le Queen Charlotte Track
Nous rejoignons ensuite l’ultime but de notre randonnée : le Eatwell’s Lookout. On reste bouche bée en arrivant au sommet…
Eatwell’s LookoutEatwell’s Lookout
Une seule table de pique-nique devant cette vue incroyable… Pas de problème, il n’y a encore que nous de toute manière ! On en prend alors plein les yeux pendant notre déjeuner…
Eatwell’s Lookout
On aura encore du mal à quitter cet endroit pour effectuer le chemin retour jusqu’au van… Mais c’est sans compter sur la randonnée du lendemain qui nous révélera des paysages encore plus extraordinaires !! (attention, spoiler !)
Le lendemain matin, nous rejoignons alors le Mont Stokes, qui culmine à 1200m d’altitude. Notre randonnée du jour atteint le sommet de cette montagne. Mais aujourd’hui, on triche un peu car le début de la randonnée (que l’on rejoint en voiture) se situe déjà à 600m d’altitude. Alors on n’aura à monter que 600m de dénivelé pour atteindre un point de vue culminant à 1200m d’altitude… Hé ! Pas bête la bête !
Après 2h30 de grimpette, on parvient au sommet… Et nous voilà au-dessus des nuages !!
Au sommet du Mont Stokes, la tête au-dessus des nuages !
Alors, certes, c’est très joli et toujours impressionnant d’arriver au-dessus des nuages à pieds. Mais on aurait quand même préféré voir la vue qu’il y a en-dessous en fait…! #Fail et #Réclamation
Mais la chance est toujours avec nous… Et pendant que l’on déjeune au-dessus des nuages, le ciel se découvre petit à petit… Et nous découvrons ce qui se cachait en-dessous…
Au sommet du Mont StokesAu sommet du Mont StokesAu sommet du Mont StokesAu sommet du Mont Stokes
Vous l’aurez peut-être compris en me lisant, notre séjour dans les Marlborough Sounds fut l’une des meilleures parties de notre voyage – si ce n’est la meilleure – depuis que nous avons quitté la France. Tellement de paysages magnifiques, d’oiseaux nous approchant si près et cette magie de pouvoir partager tout cela seulement tous les 2 sans personne d’autre… (Et peut-être aussi le plaisir de revoyager après 1 mois et demi de confinement…)
Nous dormons le soir à Aussie Bay Campsite. Nous arrivons une fois la nuit tombée (vers 18h pourtant…) et ne voyons donc pas le paysage autour du campsite. Ce n’est que le lendemain matin que nous le découvrons. Mais des nuages nous cachent encore la vue ! Cette fois-ci, ils sont posés sur le lac !
Aussie Bay Campsite
Mais le temps de prendre le petit-déjeuner, les nuages disparaissent et nous découvrons la rive d’en face, qui n’est autre que le village d’Anakiwa où nous étions 3 jours avant ! On aperçoit même 3 otaries barbotant dans l’eau.
Aussie Bay CampsiteAussie Bay Campsite
C’est avec un petit pincement au cœur que l’on quitte ensuite les Marlborough Sounds pour rejoindre la ville de Picton, d’où nous prendrons le ferry le lendemain.
Petit arrêt sur la routeVille et port de Picton
Le 19/05, nous embarquons à bord du ferry et quittons ainsi le sol de l’île du Sud… On est submergé d’émotions, on a presque l’impression de quitter le pays… On jette un dernier regard sur les Marlborough Sounds que l’on voit cette fois depuis la mer…
Vue sur les Marlborough Sounds depuis le ferryVue sur les Marlborough Sounds depuis le ferryVue sur les Marlborough Sounds depuis le ferry
Au revoir la South Island ! De nouvelles aventures nous attendent dans l’île du Nord !!
Par cet article, je souhaite d’abord mettre fin aux idées telles que « Oui mais manger de la viande ça pollue, se déplacer ça pollue, s’habiller ça pollue, si on veut sauver la planète il faut tout arrêter et revenir au Moyen-Âge ! ». Peut-être, mais je ne crois pas que ce soit la meilleure solution.
En revanche, ce qui est important de savoir c’est qu’il y a des transports qui polluent moins que d’autres, des viandes qui polluent moins que d’autres, des habitudes qui polluent moins que d’autres, etc. Ainsi, en adoptant les solutions les moins émettrices de CO2, on va pouvoir réduire nos émissions carbone tout en continuant à vivre comme des Hommes du 21e siècle.
Déjà, si nous arrivons à opter pour les solutions les moins émettrices de CO2, ce sera un petit pas pour l’Homme mais un pas de géant pour l’Humanité !
EFFECTUEZ VOTRE BILAN CARBONE
Commençons alors par calculer notre propre empreinte carbone sur la planète. Cela consiste à calculer combien nous émettons de Gaz à Effet de Serre en équivalent CO2 par an.
Alors 3…2…1… C’est par ici ! Des conseils personnalisés vous seront adressés avec le résultat à la fin des 38 questions.
Il est très important à mes yeux d’effectuer cet exercice car il serait dommage que l’on se prive de quelque chose en pensant bien faire pour la planète, alors que finalement cela ne représentera peut-être rien par rapport à un autre gain que l’on pourrait faire ailleurs et auquel nous n’aurions pas pensé !
MON BILAN CARBONE
De mon côté, j’ai réalisé grâce à ce bilan carbone que la totalité de mes déplacements avaient émis presque 5 tonnes de CO2 par an sur ces 5 dernières années… Dont 2 tonnes par an uniquement pour les déplacements en avion. Cela représente 20% des mes émissions totales. J’ai donc pris conscience que cela coûte cher à la planète de voyager à l’autre bout du monde…
Mon propre bilan carbone (émissions de carbone en tonnes/an). Total : 10,03 tonnes/an
Et en même temps c’est en voyageant à l’autre bout du monde que j’ai été sensible et ai commencé à faire toutes ces recherches sur le réchauffement climatique… Mais j’agirai demain en pleine connaissance de cause et en réfléchissant un peu plus avant d’agir.
La moyenne mondiale actuelle est de 7,41 tonnes de CO2 émises par an et par habitant. Selon WWF, il faudrait 1,7 planète pour subvenir à nos besoins, compte tenu de la régénération des ressources de la planète… Mais nous n’avons qu’une planète. Ainsi, pour vivre en accord avec celle-ci, il faudrait que chacun n’émette que 4,37 tonnes de CO2 par an.
SUR QUOI CENTRER SES EFFORTS ?
Pour m’aider et peut-être aussi vous aider dans votre réflexion, j’ai essayé de mettre en avant les plus gros émetteurs de Gaz à Effet de Serre dans notre quotidien. Afin d’identifier et prioriser les réels points sur lesquels il faut agir en premier pour avoir une diminution conséquente de nos émissions.
J’ai donc comparé les émissions maxi que l’on peut émettre en tant que particulier selon ce bilan carbone si on est « les plus mauvais élèves » sur chaque critère :
Source : Construction personnelle sur les données du bilan carbone WWF
En classant ces critères en 4 grandes catégories :
Source : Construction personnelle sur les données du bilan carbone WWF
Cela fait écho à ce que nous disions dans l’article des causes car il apparaît très nettement que c’est le secteur du transport qui a le plus gros impact sur nos émissions en tant que particulier.
Voici les émissions de GES selon votre utilisation de l’avion et de votre voiture personnelle : (avec une voiture essence/diesel dont la consommation de carburant est entre 4,5L et 6L/100km)
Source : Construction personnelle sur les données du bilan carbone WWF
Il est donc impératif d’agir sur ce secteur en priorité à notre échelle d’individu. Si vos émissions dues à l’avion ou à la voiture sont déjà assez faibles et/ou que vous souhaitez agir en parallèle sur un autre secteur, le 2eme secteur sur le podium est la consommation.
Dans la consommation, se trouve tout ce qui est l’achat d’habits, chaussures, mobilier, électroménager, loisirs, culture, restaurants, bars et autres biens de consommation (produits d’hygiène, cosmétiques, médicaments, etc). Ici, la clé est de consommer avec modération. Et si vous avez vraiment besoin de quelque chose, favorisez les produits d’occasion plutôt que du neuf. Et si vous ne trouvez pas d’occasion, préférez des produits à base de matériaux bios.
3eme secteur sur ce podium : l’alimentation. Au sein de ce secteur, ce qui pèse le plus lourd concerne la viande, le poisson et les produits laitiers.
Source : Construction personnelle sur les données du bilan carbone WWF
Comme nous le montrions dans l’article des causes, les élevages sont très émetteurs de GES et particulièrement les bovins. Vous pouvez réduire votre impact environnemental en agissant sur 2 facteurs : votre fréquence de consommation deviande(réduire de préférence à 1-2 fois par semaine) mais également le type de viande (préférer le poulet au bœuf).
Source : Construction personnelle sur les données du bilan carbone WWF
4eme secteur dans notre classement : le logement. Ici, c’est le chauffage qui a le plus gros impact. Il est alors nécessaire de faire attention à l’isolation de son logement et au type d’appareil de chauffage. Voici pour vous donner une idée les émissions de GES pour différents types de chauffage :
Source : Construction personnelle sur les données du bilan carbone WWF
J’espère que ces quelques articles vous auront aidé à mieux comprendre le réchauffement climatique dans son ensemble. Surtout n’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions ou des remarques.
Hokitika – Christchurch – Péninsule de Banks – Kaikoura – Vignobles du Marlborough – Nelson Lakes National Park
Du 27/02 au 24/03/2020
Où est-ce qu’on est en Nouvelle-ZélandeZoom. Etapes : 1- Franz Josef Glacier / 2- Hokitika / 3- Arthur’s Pass / 4- Christchurch / 5- Banks Peninsula / 6- Lyttleton / 7- Kaikoura / 9- Blenheim / 10-Nelson Lakes National Park / 11- Marahau / 12- Nelson
HOKITIKA
Nous quittons la région des glaciers pour nous rendre dans la ville d’Hokitika, connue pour ses artisans joailliers travaillant la pierre de jade. Nous n’y ferons qu’un bref passage, le temps de faire les corvées habituelles, une lessive, prendre notre douche à la piscine municipale et prendre une autre douche dehors tellement il pleut (celle-ci n’étant pas volontaire…).
Nous reprenons la route et retraversons la Nouvelle-Zélande d’Ouest en Est, vers Christchurch, 2eme plus grosse ville de Nouvelle-Zélande (après Auckland évidemment).
Sur la route, on croise beaucoup de petites cabanes où les agriculteurs et fermiers du coin vendent leurs produits (fruits, œufs, miel, fleurs, etc.). Il s’agit bien souvent d’une mini cabane, avec les produits à vendre, le prix affiché et une honesty box dans laquelle on glisse les sous. On approuve ce concept !
Miel à vendre (c’est sûrement la seule cabane qu’on ait vu avec un système de caméra de surveillance)Oeufs à vendre
Nous passons en chemin par l’Arthur’s Pass avec sa route suspendue au-dessus des montagnes.
Arthur’s Pass
Nous y faisons une brève rando pour aller s’approcher d’une cascade plutôt impressionnante (on y prend une 3eme douche !).
Devil’s Punchbowl Waterfall à Arthur’s Pass
On poursuit notre route vers l’Est…
En route vers Christchurch
Et on tombe par hasard sur Castle Hill, un paysage plein de rochers gigantesques et qui en plus fut un lieu de tournage du Seigneur des Anneaux !
Castle Hill
On reconnaît bien là le décor de la scène où la Communauté de l’Anneau se cache des oiseaux espions de Saroumane.
Castle HillCastle Hill
On s’amuse comme des enfants au milieu de ces gros cailloux.
Castle Hill
Vraiment comme des gamins !
Oreilles de lapin !!
Mais on se fait vite stopper par Papa Caillou, le plus gros des cailloux.
Papa Caillou
CHRISTCHURCH
Les enfants enfin calmés, on continue notre route vers Christchurch. On s’arrête dormir sur la route et on repart le lendemain. Vous savez sûrement à quel point on aime les villes… Du coup on ne reste à Christchurch qu’une demi-journée, le temps d’aller se promener au jardin botanique et d’aller acheter un porte-vélos (en vue de notre prochaine acquisition… quelle sera-t-elle ? Le suspense est à son comble).
Jardin botanique de Christchurch
On passe la nuit à Naval Point, un petit parking proche du port de Lyttleton (à côté de Christchurch).
Naval Point
BANKS PENINSULA
Nous partons le lendemain à la découverte de la péninsule de Banks. Celle-ci est très vallonnée car elle s’est formée suite à l’éruption de 2 volcans.
Banks Peninsula
Le ciel commence à se couvrir… Et la route panoramique qui longe la crête d’une des montagnes, n’est pas très panoramique par ce temps.
Clouds are coming
Du coup on s’arrête faire une courte balade jusqu’à un très très très gros arbre (un tronc de 8.5m de périmètre) qui aurait au moins 2000 ans !
Si cet arbre pouvait parler il en aurait des choses à dire
On arrive ensuite dans le village d’Akaroa (seule ville de la péninsule) où on nous apprend quelques règles de pêche, comment dire… basiques ?
Alors ne pas pêcher les baleines, ne pas nager avec les orques,… oui bah c’est les trucs de base qu’on apprend au permis bateau 😂
La petite ville d’Akaroa est très « vintage » et ce fut ici que s’installa la 1ère communauté française arrivant en Nouvelle-Zélande. Alors allez savoir pourquoi ils se sont installés dans un endroit si paumé… il n’y a que les Français pour faire ça !
Akaroa
Tellement narcissique ce peuple qu’ils n’ont évidemment pas résisté à la tentation de laisser leur trace !
On est rentré en France ?
Ils ont quand même laissé les néo-zélandais construire le phare à leur manière.
Phare d’Akaroa
Après cette journée épuisante – bon ok le tout additionné on a dû faire 2h de balade… – mais on mérite quand même une petite bière non ? 😁
Apéro !
Et un petit resto devant le coucher de soleil sur la mer et les montagnes… aaaaah que la vie est belle !
Coucher de soleil à Akaroa
Après avoir passé la nuit sur le bord de mer d’Akaroa, on admire le lendemain matin la lumière du lever de soleil sur les montagnes pendant le petit-déjeuner. Quel spectacle sublime !
Lever de soleil à Akaroa
On part ensuite vers le Nord de la péninsule pour aller faire une rando sur la côte.
Malheureusement le chemin est fermé à cause des risques d’incendies, l’herbe étant très sèche et la journée très ensoleillée. On admire quand même la vue avant de rebrousser chemin.
On trouve alors une autre rando qui nous fait grimper jusqu’à un panorama à 360° sur la péninsule de Banks. Pas déçus finalement !
Banks Peninsula
On rejoint Christchurch le jour suivant où l’on fait l’acquisition de 2 magnifiques vélos !! Vous ne vous y attendiez pas hein ?
Nos nouveaux bolides
On va ensuite à l’Antartic International Center où l’on visionne des documentaires sur la glace, l’eau, les montagnes et les animaux peuplant ce continent blanc. On lit des articles sur le réchauffement climatique qui le menace. On assiste au goûter des pingouins. Ils ont été amenés ici car ils étaient malades ou avaient un handicap. Ne s’agissant pas d’un zoo, ils n’ont pas été enfermés juste pour le plaisir des touristes.
Pingouins à l’Antartic International Center
On embarque même à bord d’un des bolides que les chercheurs utilisent pour se déplacer sur l’Antarctique. Le Centre a dû se faire un délire en mettant en place cet engin car on y embarque pour un parcours pour le moins agité. Notre conducteur simule un vrai parcours en Antarctique. On descend alors des pentes à 60°, on roule sur des pneus simulant les morceaux de glace, traverse des rivières, on roule sur des terrains plein de cailloux et accidentés.. bref c’est une vraie attraction !
Un des bolides de l’Antartic International Center
On s’assure qu’on a toujours bien notre estomac sur nous puis on s’en va vers Lyttleton.
Lyttleton
Lyttleton est connue pour y abriter la population « bohème » de Nouvelle-Zélande. On y croise des sculptures originales, la population locale est plutôt décontractée et la nourriture assez déjantée (on a goûté un gâteau au gingembre au petit-dej… mon avis perso : pas super fan…).
Lyttleton
KAIKOURA
On se met en route pour rejoindre la ville de Kaikoura dont l’emblème est tout simplement Where the mountains meet the sea. Ouuh ça donne déjà envie d’y être !!
Kaikoura est une toute petite ville – sur la côte vous l’aurez compris – dotée de quelques petits commerce mais surtout d’une compagnie touristique proposant des virées en bateau à la rencontre des baleines.
On commence d’abord par aller se promener sur la Kaikoura Peninsula Walkay. Oui car il y a aussi ici une péninsule. Décidément il y en a partout ici ! Et on va toutes les visiter! Otago, Banks et maintenant Kaikoura.
KaikouraWhere the mountains meet the sea…
Le chemin qui longe le bord de la falaise offre des vues incroyables sur la mer.
Kaikoura
Au retour, on descend de la falaise (par un escalier, pas en sautant ne vous inquiétez pas) et on longe le bord de mer sur la plage de galets. On y croise alors une multitude d’otaries se dorant la pilule. Ici, toute une colonie occupe les rochers de la baie. Leur nombre est vraiment impressionnant, il doit y en avoir au moins des centaines ! C’est toujours tellement beau de voir ces animaux en pleine liberté et en pleine nature et pourtant si proche de la civilisation humaine.
Kaikoura, ses otaries et ses oiseaux
Le lendemain matin on se lève aux aurores car on a réservé un tour en bateau pour aller observer les baleines à 7h45. On profite alors du lever de soleil…
Lever de soleil à Kaikoura
On espère qu’on verra des baleines lors de notre tour en bateau. La compagnie touristique nous annonce lors du briefing qu’ils ont un taux de succès très élevé concernant l’observation des baleines, ils nous rembourseraient même 80% des billets si nous n’en voyons pas. Ok, ils ont l’air plutôt confiants.
Et ils ont raison de l’être. Pendant notre tour de 2h, on ne voit pas une baleine mais 2 ! Les probabilités pour que cela arrive sont tout de même assez faibles sachant qu’une baleine reste à la surface environ 15-20 minutes puis replonge pour environ 45-50 minutes.
Baleines
On a la chance de les voir dès le début de notre tour en bateau. N’y ayant apparemment pas d’autres baleines dans les environs, ils nous emmènent voir les dauphins !!! Ceux-là sont très joueurs, ils nagent derrière le bateau quand on avance et sautent partout quand nous nous arrêtons. Le spectacle dure vraiment longtemps. Je suis aux anges !!!! J’ai mal aux joues à la fin tellement j’ai souri d’émerveillement !
Dauphins
On croise ensuite une otarie en plein milieu de son repas.
Otarie
Vient ensuite le moment de retourner sur terre… mais quelle matinée magique !!! On a encore des étoiles plein les yeux quand on pique-nique le midi sur la plage.
L’après-midi on reprend nos esprits et on part inaugurer nos nouveaux vélos sur un parcours de mountain bike dans la forêt. On a l’impression que c’est plat mais en fait ça monte dure – on a bien mal aux cuisses. Après 3h de VTT, on rejoint le centre de Kaikoura pour y boire une petite bière – bien méritée cette fois – et partager un resto.
Je crois que je peux dire qu’entre le lever de soleil, la magie sur le bateau avec les baleines et les dauphins, le VTT et le resto en amoureux du soir, ce fut une journée PARFAITE ! 😊
Nous quittons Kaikoura le lendemain et prenons la route qui longe la côte jusqu’à Blenheim.
Route de Kaikoura à Blenheim
Nous nous arrêtons déjeuner sur la route et voilà que nous voyons un groupe de 4 ou 5 dauphins dans la mer qui font la fête et n’arrêtent pas de sauter ! Apparemment ils se comporteraient comme ça lorsqu’il s’agit d’un groupe de mâles qui essayent d’impressionner une femelle. C’est donc à celui qui fera le plus beau saut qui aura droit aux faveurs de la demoiselle. Aaaah tous les mêmes ces hommes !
Spectacle de dauphins pendant notre pause pique-nique !
N’empêche que c’est un bien joli spectacle auquel nous seuls assistons pendant notre déjeuner de manière totalement inattendue ! Kaikoura sait dire au revoir à ceux qui passent par là…
BLENHEIM ET LES VIGNOBLES DU MARLBOROUGH
Nous arrivons plus tard à Blenheim, située dans la région du Marlborough, réputée pour ses vignobles. Nous campons juste à côté d’un petit lac plein de black swans. C’est surprenant, on n’a jamais vu autant de cygnes noirs.
(Black) Swan Lake
On passe quelques jours dans cette région dans laquelle on en profite pour aller faire des promenades, du vélo au Mountain Bike Park mais surtout nous passons une journée à pédaler au milieu des vignobles, à déguster quelques vins du Marlborough ainsi qu’un bon repas dans un restaurant semi-gastro.
Dégustation de vin blanc. Pour la région, principalement du Sauvignon Blanc et du Pinot Gris.
Vignoble Hanz & Herzog, où on a déjeuné
Le dessert de William, toujours à base de tarte au citron meringuée !
Dégustation de vin à la Fromm Winery, spécialisée dans les vins bios
Le lendemain matin, William repart faire du VTT au Mountain Bike Park pendant que je pars pour une promenade de 3h au Wairau Lagoons.
Wairau Lagoons
Les paysages aux couleurs d’automne sont plutôt surprenants… On est encore en été pourtant !
50 nuances de rouge
Je me promène au milieu de ces herbes étranges jusqu’à atteindre l’épave d’un bateau.
Épave dans les Wairau Lagoons
Arrivée ici, je me plante de chemin (je ne m’en rendrai compte que bien plus tard évidemment). Je prends à gauche au lieu d’aller à droite. Je me retrouve en fait sur une autre promenade… Je me promène toute seule pour la 1ere fois depuis 4 mois et je me perds. Voilà voilà… Heureusement pour moi, le point d’arrivée de l’autre balade n’est qu’à 500m de mon point de départ, que je rejoins alors par la route. Revenu de son tour à vélo, William me voit arriver par la route et je me fais bien-sûr chambrer comme il se doit après que je lui ai raconté mon histoire !
L’après-midi on part à quelques kilomètres au nord de Blenheim pour rejoindre un campsite très sympa (Wairau Diversion) sur la côte et à l’abri des pins. On y restera 3 nuits, le temps de profiter du bord de mer le 1er jour et partir pour une sacrée promenade le 2eme jour : On laisse Bobby au campsite pendant que nous enfourchons nos vélos jusqu’à rejoindre Monkey Bay à 6km.
Monkey Bay
Nous y garons les vélos et partons à pieds pour rejoindre la Whites Bay. On grimpe environ 250m de dénivelé puis on les redescend pour atteindre la baie.
Whites Bay
Nous découvrons une petite crique magnifique qui se prête parfaitement à quelques belles photos !
Whites BayWhites Bay
Après avoir profité de cette belle vue, nous grimpons 200m de l’autre côté de la baie sur la Black Jack Track. Le chemin me fait un peu penser au chemin qui mènerait à une crique aux alentours de Marseille.
Black Jack Track
Nous n’atteignons cette fois-ci cependant pas une crique mais un superbe point de vue sur les Marlborough Sounds.
Black Jack Track
Nous faisons ensuite tout le trajet retour, reprenons les vélos et retrouvons, un peu fatigués, Bobby à Wairau Diversion. Nous y passons une dernière nuit et partons le lendemain vers le Nelson Lakes National Park.
C’est alors qu’en essayant de trouver une poubelle publique sur notre application CamperMate (qui recense tout ce qu’il faut pour les vadrouilleurs comme nous) – car ça fait 10 jours qu’on n’a pas croisé une seule poubelle – je cherche les toilettes publiques. Je me dis que s’il n’y a pas de poubelle indiquée sur l’appli, il y en aura peut-être à côté des toilettes. Et c’est finalement en cherchant des toilettes que l’on trouve un campsite gratuit pour passer la nuit ! Tant mieux car il n’y en a pas de gratuit à St Arnaud (là où nous nous rendons, à seulement 30 minutes de là). Parfait ! Bon par contre, il n’y a toujours pas de poubelle. Moins parfait.
NELSON LAKES NATIONAL PARK
Après une nuit sans encombre (j’espère qu’on en a bien profité parce que la suivante sera plus agitée…), nous rejoignons St Arnaud, point de départ des balades dans le Nelson Lakes National Park. Aujourd’hui pas de rando au programme mais VTT, niveau « easy » et « intermediate ». Bon, ça devrait aller ! Le début du chemin secoue un peu car beaucoup de cailloux mais en tout cas jusqu’ici, c’est plutôt plat. C’était la partie « easy » du circuit.
Mountain Bike Track (easy part)
La partie « intermediate » vient ensuite : 260m de dénivelé à monter. A pieds c’est de la rigolade 260m. Mais je peux vous dire qu’à vélo… Ce n’est pas pareil du tout ! On galère, on galère, mais on arrive tant bien que mal à arriver au bout de ces foutus 260m de dénivelé !
Après avoir grimpé tout ça, j’ai hâte d’aller dévaler la descente ! Ah bah non. Pas possible. Le chemin de la descente est plein de racines, de trous et assez raide… C’est donc au moins la moitié à pieds que je redescends ces 260m de dénivelé… un peu déçue de pas profiter de la descente après une telle grimpette.
Nous restons sur le petit parking (payant mais seulement $8 par personne) au milieu des pins pour passer la nuit. Vers 21h, alors que nous finissons la vaisselle après avoir dîné, on entend des petits bruits suspects à l’avant de la voiture, vers le poste de conduite. Là où on a mis nos 3 petites poubelles qu’on n’a toujours pas pu jetées jusque-là… oh non, pas encore… des souris !!! On allume le moteur, on se dit que ça va les faire fuir, on met les sacs poubelles dans nos sacs à dos pour ne pas diffuser d’odeurs, et on va se garer plus loin sur le parking pour partir loin de ces petites bêtes. À ce moment-là, on est plutôt contents qu’elles se soient manifestées à 21h plutôt que comme la dernière fois au beau milieu de la nuit.
Ha ha ha ! C’est mal les connaître ces bêtes !! C’est pas parce qu’elles se manifestent à 21h qu’elles ne reviennent pas à 2h du matin ! Nous revoilà donc de nouveau, à 2h du matin, à nous battre contre des souris. Cette fois-ci on ne se bat pas longtemps : on allume le moteur, on rejoint le centre-ville à 5 minutes, on trouve par miracle une poubelle où l’on jette nos déchets et on part se rendormir sur un autre parking. Par bonheur, on parvient à finir notre nuit tranquilles.
On va prendre le petit-déjeuner sur le Lac Rotuiti le lendemain matin pour se remettre de nos émotions de la nuit passée.
Bobby et le Lac RotuitiLac Rotuiti
On admire cette vue pendant qu’on mange avant d’aller grimper les 1200m de dénivelé sur le St Arnaud Range Track.
St Arnaud Range Track
Après environ 3h30 de grimpette dans la forêt, on atteint le sommet de la montagne d’où l’on contemple le Lac Rotuiti et le parc national autour.
En haut du St Arnaud Range Track
Puis nous découvrons la vue de l’autre côté de la montagne, devant laquelle nous déjeunons à l’abri du vent.
Après avoir redescendu ces 1200m de dénivelé et pris une douche, je m’affale comme une otarie sur la banquette du van ! Entre les 260m grimpés à vélo la veille, la nuit agitée à cause des souris et la rando avec ses 1200m de dénivelé, je suis totalement ex-plo-sée ! 😆
Heureusement, on est récompensé le lendemain matin par un lever de soleil qui donne des couleurs absolument sublimes au lac Rotuiti.
Lac Rotuiti
On part ensuite voir le lac Rotorua, à seulement quelques kilomètres de là. On fait simplement une petite balade dans les bois pendant laquelle on essaie de réfléchir à ce que l’on va faire avec le Covid-19 qui arrive dans le pays…
Lac Rotorua
On s’installe ensuite au lac pour déjeuner mais on se fait littéralement bouffer par les sandflies et on rentre se réfugier dans le van pour finir notre repas. On reprend la route pour rejoindre la côte Nord de l’île du Sud (ça va vous arrivez toujours à suivre ??).
On parvient à Marahau où William fait l’acquisition de 2 ailes de kite surf et d’une barre auprès d’un moniteur de voile. Nous sommes alors le 20/03/2020 et passons ce jour-là au stade 2 (sur une échelle à 4 niveaux). On se dit que ce n’est maintenant qu’une question de temps (sûrement pas beaucoup) avant que l’on passe en stade 3 puis 4 et que l’on soit confinés, tout comme la France.
On s’installe à un campsite avec vue directe sur la mer, avec toilettes et douche (froide) pour seulement $6 par personne (environ 3€). On passe la soirée à discuter de ce que l’on va faire ensuite…
La vue depuis notre van au campsite
ALERTE COVID-19
Même s’il fait un temps superbe le lendemain, on ne va pas comme nous avions prévu, en direction du Abel Tasman National Park où de superbes randos sur la côte et dans les montagnes nous attendaient… Non, on passe la journée à chercher des logements, des work away, des annonces de woofing, etc. pour pouvoir trouver un endroit où se réfugier avant que le confinement ne soit déclaré.
Jean-François nous répond positivement sur Work Away et nous accueille dans sa maison le lendemain à Motueka (à côté de Marahau). Il s’agit d’un français vivant en Nouvelle-Zélande depuis une vingtaine d’années. Nous pouvons être logés et nourris contre quelques services (ramasser les fruits dans le jardin, bricolage, ménage de ses chambres en location AirBnb, etc.).
Plage de Motueka à marée basse
Malheureusement, nous n’y resterons que 24h. Nous passons la 1ère soirée en sa compagnie et celle d’Elena, une autre woofeuse. Tout se passe très bien. On travaille le lendemain matin à ramasser le raisin et à nettoyer une chambre AirBnb. Mais après déjeuné, il nous annonce que nous ne pouvons rester que jusqu’à vendredi sachant qu’il s’est déjà engagé depuis 2 mois auprès d’un autre couple Work Away.
C’est la déception. Nous sommes alors lundi 23/03/20. On se met tout de suite à chercher d’autres solutions : logements, Work Away,… 1h plus tard, l’annonce tombe. Le stade 3 est déclaré et nous passons au stade 4 dans 48h pour un confinement d’au moins 4 semaines. Vite vite, on passe à la vitesse supérieure dans nos recherches.
Par chance, on a 2 réponses positives pour venir visiter les logements du côté de Nelson dès le soir-même. Nos recherches se concentrant plutôt vers une ville plutôt qu’en pleine campagne, de manière à être à proximité des supermarchés et en cas de problème, des hôpitaux. N’oublions pas que Bobby a 20 ans, donc pas infaillible, et qu’on ne voudrait pas qu’il nous lâche dans ces moments! On part de chez Jean-François à 17h pour une visite à 18h à Nelson, à 1h de route. On visite la maison, elle est parfaite ! On n’ira même pas voir l’autre maison (qui était une coloc avec 15 personnes). La propriétaire nous redonne rendez-vous pour le lendemain matin (mardi 24/03/20), où on signe les papiers pour une location de 4 semaines.
Plage de Nelson
Quelques courses l’après-midi et une balade à vélo jusqu’à la plage le lendemain, puis… Confinés ! Ça va nous changer de la vadrouille…. Mais au moins Bobby est à l’abri dans le garage et il va pouvoir se reposer un peu aussi !
D’abord, rappelons que le réchauffement climatique est principalement causé par les Gaz à Effet de Serre (GES) présents en de plus en plus grandes quantités dans l’atmosphère. En effet, lorsque la Terre est éclairée par le soleil, sa surface réémet vers l’espace une partie du rayonnement qu’elle a reçus. Sauf que les GES présents dans l’atmosphère retiennent une partie de ces rayonnements émis par la Terre et lui renvoient, ce qui contribue à la réchauffer.
Source : Le Monde
Parmi les GES, retenons surtout le CO2 (dioxyde de carbone), le CH4 (méthane) et le N2O (protoxyde d’azote). Mais alors, d’où viennent ces gaz ?
On reconnaît plusieurs acteurs qui contribuent à l’émission massive de GES :
la combustion des énergies fossiles
la déforestation
l’agriculture intensive
les transports
l’industrie
En introduction, je vous propose de regarder cette vidéo de nos vieux amis Fred et Jamy qui nous présentent les causes du réchauffement climatique et comment tout cela fonctionne :
Vidéo : « Le carbone : les sorciers font leur bilan ». Source : C’est pas sorcier.
1. LES ENERGIES FOSSILES (combustion du fioul, du charbon, du gaz)
Il existe différentes manières de produire de l’électricité. En gros, on a :
les centrales thermiques (charbon, fioul, gaz)
les centrales nucléaires
les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydro)
Voici une mini-présentation de comment fonctionne une centrale thermique : on brûle un combustible (charbon, fioul, gaz), qui en brûlant, fait chauffer de l’eau. En chauffant, cette eau produit de la vapeur d’eau qui fait tourner une turbine et produit de l’énergie grâce à un alternateur. La vapeur est ensuite refroidie grâce à un circuit de refroidissement qui va chercher l’eau dans la source la plus proche (rivière, fleuve, mer, etc.) et l’eau est réinjectée dans la chaudière. Bref, ce qui est important de noter dans tout ça, c’est que lors de la combustion du charbon, fioul ou gaz, la réaction libère en grandes quantités du CO2 : principal Gaz à Effet de Serre. Ainsi, le CO2 qui était contenu dans le sol se retrouve libéré dans l’atmosphère…
Fonctionnement d’une centrale thermique. Source : EDF. Annotations personnelles.
En tenant compte du cycle de vie complet des énergies (fabrication des matériaux + recyclage en fin de vie), on peut établir un tableau de comparaison des énergies en terme d’émissions de CO2 :
Source : Tableau personnel construit sur la base de données de l’Ademe
Les centrales à charbon émettent donc 15 fois plus de CO2 que les centrales nucléaires. Evidemment, les centrales nucléaires émettent, elles, des déchets nucléaires. Ceux-là n’ont a priori pas d’impact direct sur le réchauffement climatique. En revanche, elles posent d’autres problèmes (stockage, santé, impact environnemental).
En France, l’électricité est produite selon le mix suivant :
Source : Construction personnelle sur la base des données de l’Ademe
Note : Bioénergies = en se décomposant, les déchets émettent du gaz. Celui-ci est ensuite brûlé pour créer de l’énergie.
Source : Datalab – Chiffres clés du climat édition 2019
De par sa forte part d’énergie produite par le nucléaire, la France, est l’un des pays de l’UE émettant le moins de CO2 pour produire de l’électricité. Contrairement aux pays comme la Pologne ou l’Allemagne qui produisent la plus grande partie de leur électricité grâce aux centrales à charbon. La Chine, qui produit 70% de son électricité au charbon, est responsable de 25% des émissions mondiales de CO2 par la production d’électricité, mais ils investissent également beaucoup dans les énergies renouvelables. Il faut dire qu’avec tout ce qui est fabriqué en Chine (le fameux Made in China, ça vous parle ?) et leur population grandissante (passée de 667 millions en 1960 à 1,4 milliard de personnes en 2020 !), ils ont besoin de beaucoup d’électricité nos amis chinois…
Ainsi, lorsque vous achetez un véhicule électrique, il ne sera pas toujours bon pour la planète selon l’endroit où il est utilisé. S’il est utilisé dans un pays où l’électricité est dite « propre en CO2 » (France, Suède), alors il sera bon pour la planète. S’il est utilisé dans un pays comme la Chine ou l’Australie, où le charbon est dominant, alors vous ferez sûrement plus de mal à la planète avec une voiture électrique qu’une voiture à essence. La vidéo ci-dessous remontre ce que je viens ce vous dire dans ce paragraphe :
Source : Journal Le Monde.
Et c’est la même histoire avec les entreprises en France qui se vantent de faire une action extraordinaire pour la planète lorsqu’ils dotent leurs bâtiments de LED. Ils en font alors un argumentaire marketing de poids et se vantent d’être écolos. Alors oui, certes c’est à faire, ça sera toujours de l’électricité consommée en moins. Mais clairement en terme d’émissions de CO2 et donc de réchauffement climatique, l’impact : c’est pinuts. Peut-être que bosser sur une chaîne logistique propre avec des matières premières locales et une fabrication locale aurait plus d’impact…
2. LA DÉFORESTATION
Voici une vidéo qui présente les tenants et aboutissants de la déforestation, notamment dans la forêt Amazonienne :
L’Homme émet des Gaz à Effet de Serre. Heureusement, tous ceux-là ne vont pas dans l’atmosphère et une partie est absorbée par les océans (environ 25% des émissions mondiales de CO2) et une autre partie par les continents et plus particulièrement les forêts (environ 30% des émissions mondiales de CO2).
On dit même que les forêts sont des « puits de carbone » et même les « poumons verts de la planète » car une fois que l’arbre a absorbé du CO2, il conserve celui-ci dans ses racines et dans son tronc toute sa vie, ce qui l’aide d’ailleurs à grandir. La forêt Amazonienne est un acteur majeur de ce processus car elle absorbe normalement entre 10% et 20% des émissions mondiales de CO2 (donc environ la moitié de ce qu’absorbent toutes les forêts de la planète !).
Lorsque l’on rase des forêts, tout le CO2 que contenait ces arbres est rejeté dans l’atmosphère. Vous devez donc certainement commencer à comprendre pourquoi la déforestation est une catastrophe pour notre planète…
En revanche, nous pouvons parvenir à un équilibre si à chaque fois que l’on coupe un arbre, on en replante un. Ainsi, le CO2 rejeté par l’arbre coupé est absorbé par le nouvel arbre. La balance est équilibrée.
Malheureusement, ce n’est absolument pas le cas pour la forêt Amazonienne pour laquelle aucune replantation n’est faite…
Tout cela n’est malheureusement pas de la science-fiction. On l’a d’ailleurs constaté récemment avec les incendies infernaux en forêt Amazonienne (dus à la déforestation) ou en Australie (dus à plusieurs facteurs mais principalement aux chaleurs records, elles-mêmes dues au réchauffement climatique…).
3. L’AGRICULTURE INTENSIVE
Commençons encore par une vidéo pour introduire cette cause :
Vidéo « L’impact de la viande sur l’environnement ». Source : Le Monde
Cette vidéo nous montre que manger de la viande :
1. Nécessite une consommation d’eau extrêmement importante : 15 500L d’eau pour 1kg de bœuf !
2. Émet des gaz à effet de serre en très grandes quantités. Au total, les élevages représentent 14,5% des émissions de GES mondiales. Les élevages de bétail (et en particulier des bovins) émettent 50% des émissions mondialesde méthane (CH4 : 25 fois plus nocif pour le réchauffement climatique que le CO2) et de protoxyde d’azote (N2O : 300 fois plus nocif que le CO2).
3. Nécessite l’exploitation de terres agricoles pour faire pousser du maïs, du soja, du blé dans le but de nourrir les animaux : 70% des terres agricoles mondiales sont exploitées dans l’unique but de nourrir les animaux d’élevage !
4. Engendre la déforestation pour mettre en place des terres agricoles et des champs d’élevage.
Résumons ces vidéos en un schéma :
Source : Construction personnelle
Nous mettons ici en avant un lien de cause à effet au sein même des causes du réchauffement climatique. Nous pouvons conclure ici que la consommation excessive de viande par l’Homme est une cause majeure du réchauffement climatique.
Si vous souhaitez agir pour l’environnement mais ne souhaitez pas devenir végétarien, vous pouvez déjà opter pour les viandes les moins émettrices en Gaz à Effet de Serre :
Note : Je ne l’ai pas précisé jusqu’ici mais « Équivalent CO2 » est une mesure qui a été mise en place par les chercheurs dans le but de comparer le pouvoir de réchauffement climatique de chaque gaz. Ainsi, on peut comparer le CH4, le N2O, le CO2 entre eux.
4. LES TRANSPORTS
En France, le transport est le 1er émetteur de GES. Attention cependant : ne sont pris en compte ici que les chiffres sur le territoire national. Ainsi, pas de prise en compte des transports internationaux depuis/vers la France, et surtout pas de prise en compte des émissions carbone de toutes nos importations. Nous reviendrons plus tard là-dessus.
Le transport est divisé en 2 parties :
Le transport de marchandises
Le transport de personnes
Nous sommes tous concernés, mais surtout chacun. Car comme vous pouvez le voir ici, les déplacements en voiture particulière sont responsables de la moitié des émissions liées au transport en France métropolitaine.
Nous pouvons chacun agir sur les émissions de nos propres voitures en prenant le vélo pour des trajets courts, en covoiturant, en prenant les transports en commun, en préférant le train à l’avion, etc…
Mais nous pouvons également agir sur les émissions dues au transport de marchandises (et même pas besoin de travailler dans la logistique pour ça !). Simplement en achetant des produits locaux. Et bien souvent en plus, les fruits/légumes locaux sont bien meilleurs et se conserveront plus longtemps que s’ils viennent de l’autre bout du monde !
Aussi, des produits exotiques sont désormais devenus des produits communs, de notre quotidien, voire même qui nous paraissent locaux. Exemple : les bananes. Les supermarchés nous vendent le produit comme français, certes, car elles viennent par exemple de Guadeloupe. Même si c’est un produit français, il est loin d’être local ! Savez-vous quelle est la distance entre la Guadeloupe et Paris ?
6 750km.
Les bananes ont voyagé sur 6750km avant d’arriver sur les étalages des supermarchés de France métropolitaine. C’est quand même dommage d’émettre autant de GES pour manger un produit qui aura dû être cueilli avant maturité pour qu’il arrive dans nos assiettes mûr à point mais qui aura malgré tout perdu une grosse partie de sa fraîcheur en route.
Les bananes, mais aussi les avocats, qui sont eux aussi importés et parcourent de très grandes distances mais surtout qui consomment énormément d’eau, font disparaître des forêts pour y cultiver l’avocat à la place, etc. Plus d’explications sur la production d’avocats dans la vidéo ci-dessous :
En résumé, voici ce sur quoi nous pourrions agir pour diminuer les émissions de GES dues aux transports : (je ne pense pas vous apporter des solutions que vous ne connaissiez pas déjà mais ça ne fera pas de mal de les relire une fois de plus !)
Acheter des produits locaux
Se déplacer de préférence à pieds ou à vélo, plutôt qu’en voiture, sur les trajets courts (ou longs si vous êtes bien motivés !)
Covoiturer (même, et surtout j’ai envie de dire, sur les trajets du quotidien)
Prendre les transports en commun
Opter pour un transport plus propre pour les déplacements à moyenne distance. Exemple : préférer le train à l’avion pour effectuer un Bordeaux – Paris.
Et bien d’autres encore ! Vous pouvez même proposer vos solutions en commentant cet article 😉
5. L’INDUSTRIE
Le secteur industriel serait responsable environ de 20% des émissions mondiales de GES. Nous n’allons pas détailler toutes les industries du monde et analyser leurs émissions de carbone, ce serait un peu trop fastidieux… Le 1er secteur industriel le plus polluant est l’industrie lourde (métallurgie, sidérurgie, pétrochimie…). Le 2eme secteur industriel le plus polluant est l’industrie textile. Nous allons alors nous concentrer sur ce secteur, qui je pense, est plus parlant pour chacun d’entre nous.
Source : Journal Le Monde
Il est essentiel de considérer un vêtement dans son cycle de vie complet, de la production des matières premières à la fin de vie du vêtement.
Production de matières premières – Transformation de la matière en vêtement – Transport – Lavage – Fin de vie
La vidéo parle de vêtements en coton et en polyester. Mais les matières telles que le cuir ou la laine proviennent des animaux – d’élevage. Ajoutons tout cela à notre schéma.
Source : Construction personnelle.
L’idée ici n’étant pas de conclure en disant qu’on doit tous se balader à poil pour réduire nos émissions de carbone, voici quelques astuces pour y parvenir tout en restant habillés et avec des vêtements que l’on apprécie.
Des vêtements d’occasion plutôt que des vêtements neufs
Nous pourrions sûrement vivre avec les vêtements qui sont déjà sur notre planète, nul besoin d’en fabriquer de nouveaux. Pour cela, des applications telles que Vinted peuvent vous faciliter la vie. Vous pouvez ainsi revendre les vêtements que vous ne souhaitez plus porter et en acheter des nouveaux, peut-être plus à la mode, sans pour autant en refabriquer !
Recycler ses vêtements
Si vous considérez vos vêtements comme trop abîmés ou trop démodés pour pouvoir les vendre, il est nécessaire de se débarrasser de ses vêtements proprement. Déjà, vos vêtements pourraient être reportés par quelqu’un d’autre. Ou alors ils pourraient devenir de l’isolant, du rembourrage pour les coussins, des chiffons, etc. Mais ne jetez pas vos textiles avec vos déchets ménagers, c’est dommage…
Voici pour les causes du réchauffement climatique qui me paraissaient importantes de partager avec vous. Si vous souhaitez allez plus loin, voici quelques sources d’informations intéressantes et fiables :
La planète se réchauffe d’environ 1 degré.. Ok mais c’est pas ça qui va m’empêcher d’aller skier cet hiver ou de me mettre en bikini l’été prochain. Non. Mais c’est surtout que nous, Français, ne sommes pas les premiers impactés par cette élévation de température. Nous avons donc un peu de mal à nous rendre compte de ses effets.
Les premiers impactés sont d’abord les 2 pôles : l’Arctique et l’Antarctique.
Avant d’aller plus loin, savez-vous quelle est la différence entre l’Arctique et l’Antarctique ? – Ils sont aux 2 pôles opposés de la planète. – Bonne réponse mais ce n’est pas tout.
L’Antarctique est un continent, c’est-à-dire que c’est avant tout une terre qui est recouverte de neige et de glace.
L’Arctique, lui, est une mer gelée. Cela signifie que sous la glace il y a : de l’eau. Et si la glace fond, l’Arctique disparaît.
Et si la glace commence à fondre (ce qui est déjà le cas), nous rentrons dans un cercle sans fin. Car les glaciers renvoie une partie des rayons du soleil vers l’atmosphère. Ainsi, plus la température de la planète se réchauffe, plus la glace fond. Plus la glace fond, moins elle peut renvoyer de rayons du soleil et donc l’eau les absorbe. Et plus elle en absorbe, plus la planète se réchauffe…
Je vous vois déjà en train de vous arracher les cheveux. Je comprends, ça m’a fait le même effet quand j’ai appris ça.
Pour revenir à l’Arctique, celui-ci est donc déjà en train de fondre. Ce phénomène n’est pas non plus nouveau car il a toujours eu l’habitude de fondre en été et de se reglacer en hiver. Les 2 calottes glaciaires (l’Arctique et l’Antarctique) perdent aujourd’hui 430 milliards de tonnes par an. Et la glace ne se reforme pas autant qu’avant.
Et le problème est que de nombreuses espèces habitent sur cette mer de glace, dont nos peluches préférées : les ours polaires. C’est grâce à cette mer de glace que les ours polaires peuvent se nourrir et vivre. Si la glace fond, l’Arctique disparaît, et les ours polaires aussi.
L’élévation des températures fait fondre l’Arctique, de même que l’Antarctique ainsi que tous les glaciers présents sur notre planète. Nous avons pu le constater au Fox Glacier, au Tasman Glacier et au Franz Joseph Glacier. Ces 3 glaciers de Nouvelle-Zélande s’étendaient auparavant sur des kilomètres et des kilomètres. Ils sont restés ainsi pendant des centaines voire des milliers d’années. Et voilà que depuis quelques dizaines d’années, ils ont perdu de leur surface de manière dramatique. Le spectacle qu’ils offrent aujourd’hui est encore très beau, mais pour encore combien de temps ?
TASMAN GLACIER : Autrefois, il n’y avait pas de lac. Tout cela n’était que glacier. Dans le cercle rouge, tout ce qu’il en reste.FOX GLACIER : Autrefois, il n’y avait pas d’étendue de cailloux. Tout cela n’était que glacier. Dans le cercle rouge, tout ce qu’il en reste.FRANZ JOSEPH GLACIER : Autrefois, il n’y avait pas de vallée au sein de laquelle on pouvait se balader. Tout cela n’était que glacier. Dans le cercle rouge, tout ce qu’il en reste.
Plus concrètement, voici des photos du Fox Glacier prises en 2005 et 2015 qui nous font nous rendre compte de ce qu’a perdu le glacier en seulement 10 ans :
Le niveau des océans monte. Mais pourquoi et quels impacts ?
Les glaciers de l’Antarctique fondent. Comme nous l’avons vu dans la partie précédente, l’Antarctique est avant tout une terre. Si ses glaciers fondent, Ils passent de la surface de la terre à la mer. Donc plus de volume dans l’eau.
Mais ce n’est pas l’unique raison. La température de la planète, dont celle de l’eau, se réchauffe. Si vous vous rappelez de vos cours de physique du collège, vous vous rappelez sûrement que des molécules à une température plus élevée prennent plus de place que les mêmes particules à une température moins élevée. C’est l’effet de dilatation. A une température froide, les molécules bougent peu et restent près les unes des autres. Si la température se réchauffe, tout le monde bouge et c’est la fête! Un peu comme les humains en hiver et en été en fait…
Source : Dessin fait maison
En résumé :
Glaciers terrestres qui fondent + augmentation de la température de l’eau = élévation du niveau des océans
Et alors ?
Des états insulaires pourraient disparaître et des littoraux pourraient se retrouver immergés. La plupart de ces zones menacées se trouvent en Asie du Sud Est. Ce qui me touche d’autant plus car j’ai pu admirer certains de ces paysages splendides et côtoyer la population qui se retrouve en danger.
Plage de Marcilla – Ile de Busuanga – Philippines
Des personnes devront sûrement quitter leur maison et migrer, la plupart du temps au sein de leur pays et parfois vers les pays voisins. Le Bangladesh est d’ailleurs déjà impacté par cette élévation de l’eau. Certains habitants ont déjà vu leur jardin voire leur maison disparaître sous les eaux salées. A l’horizon 2100, c’est 200 millions de personnes qui sont menacées, rien que dans le delta du Gange.
3. Les catastrophes naturelles
Inondations, sécheresse, tempêtes, cyclones, typhons,… Non je ne vous fais pas un remake du film 2012. J’expose seulement les phénomènes météorologiques qui vont être amplifiés (et qui le sont d’ailleurs déjà) à cause du réchauffement climatique.
Alors certes, côté Europe on sera touché mais sûrement bien moins que les pays d’Afrique par exemple, qui eux devront faire face à des sécheresses bien plus intenses que celles qu’ils ont l’habitude de connaître. Et que vont faire ces gens en Afrique s’ils n’ont plus d’eau ? Plus d’eau ça veut dire plus de vie. Alors toutes ces populations vont commencer à migrer vers le Nord. Si la migration est déjà un sujet complexe aujourd’hui à cause de la répartition des ressources, des conflits, des régimes autoritaires, elle le sera d’autant plus avec la migration climatique.
Alors avant d’en arriver là, nous pouvons nous unir tous ensemble pour lutter et limiter les effets du réchauffement climatique. Celui-là même qui est principalement causé par les pays développés. Ne serait-il pas injuste que ce soit les pays peu développés ou en voie de développement qui en subissent les conséquences ?
4. L’acidité des océans
L’homme produit de plus en plus de gaz à effet de serre (GES). Les principaux GES sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). Ces gaz une fois émis, restent autour de la planète, dans la haute astmosphère.
Une partie du CO2 pourra être absorbée par les arbres, mais à cause de la déforestation, ils en absorbent beaucoup moins.
Une grande autre partie de ces gaz est absorbée par l’océan (25% des émissions mondiales), cela s’est toujours fait. Malheureusement, la quantité de ces gaz étant de plus en plus forte, l’océan en absorbe de plus en plus et cela modifie l’acidité de son eau.
Je vous invite à visionner cette vidéo qui explique ce phénomène de manière bien plus ludique qu’un looong texte que je pourrais rédiger.
Les conséquences de cette augmentation d’acidité sont encore peu connues. Mais l’un des scénarios les plus probables serait qu’en une eau plus acide, certains micro-organismes tout en amont de la chaîne alimentaire, viennent à disparaître. Cela pourrait modifier toute la chaîne alimentaire et des espèces de poissons ou de mammifères marins pourraient venir à disparaître.
A ce stade, même si vous n’êtes pas le plus grand défenseur des espèces animales, c’est impossible de ne pas se sentir concernés sachant que nous faisons partie, nous aussi, de cette chaîne alimentaire. Alors oui, nous pourrions très bien vivre sans manger de poisson. Mais qu’adviendra-t-il de ces populations qui n’ont pas de supermarchés comme nous européens et qui ne vivent que de la pêche ?
Imaginez que des populations pourraient mourir de faim à cause de la sur-pollution d’autres pays… Je ne dis pas qu’il faut se priver de tout, je dis simplement qu’on devrait peut-être essayer de le faire avec plus de modération, de réflexion et de connaissance de cause.
Ci-dessous un petit schéma résumant les conséquences du réchauffement climatique :
Au cours de notre voyage, j’ai pu observer certains phénomènes, certains spectacles, qui m’ont émus et qui sont restés ancrés dans ma mémoire.
J’ai constaté dans le ciel de Sydney les fumées des incendies ravageant l’Australie depuis plusieurs mois…
Sydney et les fumées dans le ciel – 24/01/2020 (nous avons eu la confirmation sur place que ce n’étaient pas des nuages mais bien la fumée des incendies)
J’ai contemplé le peu qu’il reste des glaciers de Nouvelle-Zélande autrefois si étendus…
Franz Josef Glacier (Nouvelle-Zélande) – 26/02/2020
Je me suis rendue au Musée International de l’Antarctique à Christchurch (Nouvelle-Zélande) et j’ai pu apprécier la vie sur ces terres mais également leurs menaces imminentes…
Pingouins à l’Antarctic International Center (Nouvelle-Zélande) – 04/03/2020
J’ai vécu des instants magiques auprès d’animaux en liberté (otaries à fourrure, lions de mer, pingouins, baleines, dauphins,…) et je n’ai qu’une envie désormais : les protéger.
J’ai contemplé des paysages grandioses en Nouvelle-Zélande et je n’ai qu’une envie désormais : les préserver.
De gauche à droite : Roys Peak (Wanaka – NZ) / Lac Pukaki et Mont Cook (NZ) / Sandfly Bay (Péninsule d’Otago – NZ)
Sur cekiwiwi nous vous racontons notre voyage à l’autre bout de la planète. De la belle planète Terre. NOTRE planète.
Notre planète qui est en train de se réchauffer à une vitesse folle et qu’il faut protéger. Le but ici n’est surtout pas de faire une leçon de morale (parce que déjà nous, on n’est sûrement pas les plus exemplaires), mais plutôt de vous informer. De vous présenter simplement ce qu’est le réchauffement climatique. D’où est-ce qu’il vient, les conséquences qu’il pourrait avoir mais surtout les conséquences qu’il a déjà actuellement.
Il y a encore quelques mois, pour moi le réchauffement climatique était quelque chose d’assez abstrait. On entend ce mot partout, mais personne ne nous explique vraiment ce que c’est. On ne sait pas trop ce qui va changer. Certaines personnalités (que je ne citerai pas…) nient même ce phénomène et disent que ce n’est que de la science fiction. On nous dit de faire attention… Mais attention à quoi ?? On a le sentiment que personne ne nous explique, personne ne nous dit quoi faire… On voit des chiffres un peu partout mais on ne les comprend pas. On nous montre des images mais on ne réalise pas l’impact. On nous dit que nous vivons une urgence climatique et pourtant les médias se tournent plus souvent et plus facilement vers les sujets à forte audience qu’un sujet comme le réchauffement climatique. Nous vivons alors dans une incompréhension totale et avons du mal à comprendre ce phénomène.
Il y a pourtant déjà de nombreuses sources d’informations disponibles sur internet, dans les journaux, dans des reportages, etc. Mais dans la vie de tous les jours, emportés par notre quotidien, on ne prend pas le temps de chercher l’information. Et moi la première !
Ce n’est qu’en voyageant, en observant tous ces spectacles émouvants et en ayant le temps de chercher que je m’y suis mise. J’ai pris le temps de m’informer sur le réchauffement climatique pour comprendre. Et maintenant que je sais, je veux préserver Notre planète. Pour se faire, je veux d’abord commencer par vous transmettre tout ce que j’ai appris. Je n’ai pas la prétention d’avoir ici la totalité des informations mais j’ai essayé de regrouper tout ce que j’ai pu pour avoir une présentation la plus complète possible mais surtout la plus accessible possible.
Qui sait ? Si vous me lisez, vous en parlerez peut-être autour de vous, qui en parleront eux-mêmes autour d’eux, etc. Et ça fera boule de neige. Plus nous serons nombreux à avoir conscience de ce qu’est le réchauffement climatique, ses causes et ses conséquences, plus nous aurons de chances de le combattre.
Pour vous introduire ce phénomène, je vous invite à regarder cette vidéo qui explique plutôt bien et de manière synthétique les conséquences du réchauffement climatique.
J’ai écrit pour vous un premier article ayant pour but d’expliquer un peu plus en détails chacune de ces conséquences présentées dans la vidéo. Je sais ce n’est pas habituel, on commence normalement par expliquer les causes puis les conséquences. Mais pas ici. Sur ce sujet, il est nécessaire, de mon point de vue, de d’abord prendre conscience des effets du changement climatique pour pouvoir ensuite se poser la question : mais qu’est-ce qui provoque tout ça ?
Un second article aura alors pour but d’expliquer les causes du réchauffement climatique. Peut-être qu’après ça vous vous poserez la question : et moi dans tout ça ? Moi aussi je suis responsable du réchauffement climatique ?
Un troisième article vous donnera alors une idée de notre impact à l’état individuel sur le réchauffement climatique et nous mettrons en évidence les causes sur lesquelles il faut agir en premier pour limiter ce phénomène. On a fait l’exercice d’établir notre bilan carbone et on vous dira tout !
Et si vous aimez Netflix et que vous vous intéressez au réchauffement climatique, je vous conseille la série Notre Planète (dont le nom m’a d’ailleurs inspirée pour cette série d’articles). Cette série célèbre la diversité de la vie animale sur notre planète grâce à des images magnifiques et des commentaires très instructifs et elle explique aussi quelques conséquences du réchauffement climatique.
Après nos aventures avec pingouins, otaries, lions de mer et albatros, on s’en va rejoindre une contrée lointaine au beau milieu des lacs, montagnes et glaciers…
Etapes : 1- Dunedin / 2- Lac Pukaki / 3- Mont Cook / 4- Lac Tekapo / 5- Wanaka / 6- Fox Glacier / 7- Franz Josef Glacier
Vous vous demandez peut-être pourquoi effectuer un trajet aussi bizarre… Pas très optimisé tout ça… Surtout pour une ingénieure en logistique… Et bah c’est parce qu’il n’y a pas de route entre les points 3 et 7 ! D’abord ! Voilà ! (oui oui je rage toute seule, tout va bien… – j’écris cet article pendant le confinement, c’est peut-être pour ça…)
LAC PUKAKI & MONT COOK
Après quelques heures de route, nous arrivons au Lac Pukaki. On a du mal à en croire nos yeux : le lac a une couleur entre le bleu ciel et le bleu turquoise. Une couleur assez étrange mais tellement belle ! Je vous assure que les photos ne sont pas retouchées.
Lac Pukaki, avec en arrière plan le Mont Cook
On arrive au lac en début d’aprem et on profite d’une belle après-midi ensoleillée et de ce cadre magnifique pour en faire notre atelier de bricolage et fabriquer notre étagère. Certifié meilleur atelier de bricolage au monde (par moi).
Non William n’est pas en train de scier une planche de bois en tongs sur une table de camping… vous avez dû mal regarder…Bobby est aux anges (et nous aussi)
Nous dînons ce soir-là dans un resto 4*, c’est-à-dire dans le van, à manger un petit filet de poisson cuisiné avec de bonnes patates, accompagnés d’un verre de vin, devant une vue sur le lac Pukaki et le Mont Cook. Philippe Etchebest n’a qu’à bien se tenir ! Ponctué bien sûr par un coucher de soleil derrière les sapins. Bellissimo !
Le lac Pukaki se trouve vraiment au milieu de rien. Ce qui signifie qu’il n’y a aucune pollution lumineuse et il est d’ailleurs connu pour son dark sky. Une fois la nuit tombée, le ciel dévoile alors une multitude d’étoiles comme on en a rarement vu ! On distingue vraiment bien la voie lactée mais on est aussi un peu décontenancés car on ne connaît absolument pas les constellations dans cet hémisphère ! C’est pas grave, on profite quand même de ce spectacle sans précédent. Et on peut le dire : on a des étoiles plein les yeux !
Le réveil du lendemain matin est au niveau de la veille. Nous avons droit à un lever de soleil haut en couleurs.
Et nous attaquons les 50km (en voiture hein) qui nous séparent du Mont Cook.
Vous voyez la montagne tout au fond là-bas ? C’est là qu’on va.On se rapproche, on se rapproche
On rejoint le point de départ d’une randonnée de 3h, plutôt facile car dans la vallée donc pas de dénivelé. Tellement facile qu’elle attire des centaines de touristes ! Le sentier est une vraie autoroute.. mais bon on a un joli point de vue au début de la rando sur la vallée…
Hooker Valley
Et sur les glaciers à proximité du Mont Cook…
Glaciers
Et on continue de se rapprocher du Mont Cook (à pieds cette fois)…
Mont Cook
Jusqu’à atteindre notre but !
Mont Cook
Finalement le Mont Cook était peut-être plus beau de loin..! 🤣 si le lac a cette couleur-là c’est parce qu’il s’agit de l’eau du glacier, chargée en minéraux et constamment en mouvement (l’eau du glacier s’écoule dans le lac, puis l’eau s’écoule dans la vallée, etc.). Contrairement au lac Pukaki, dont les eaux ne « bougent » pas. Les minéraux ont donc le temps de se déposer au fond et ainsi donner cette couleur turquoise au lac.
Petit iceberg flottant sur le lac (« iceberg flottant » = pléonasme…)
On revient ensuite sur nos pas pour ré-atteindre le parking, on reprend la voiture pour parcourir seulement quelques kilomètres pour aller voir le Tasman Glacier.
Alors il est où le glacier ?Et bien il est là…
Nous prenons un choc en pleine face lorsque nous voyons le peu qu’il reste de ce glacier. Il y a une centaine d’années, il n’y avait pas de lac à cet endroit, le glacier prenait tout l’espace. Depuis le milieu du 20e siècle, la vitesse de fonte du glacier a augmenté de manière dramatique. À tel point qu’on ne distingue presque même plus celui-ci ! C’est une conséquence directe du réchauffement climatique. On reste alors longuement à observer ce glacier, à réfléchir à tout le fonctionnement de notre planète, à comment nous en sommes arrivés là et à espérer que le Tasman Glacier existera encore dans une dizaine d’années…
Pour être très honnête, on se remettra difficilement de ces émotions, qui restent alors ancrées dans nos cerveaux.
Mais pour continuer sur une note un peu plus légère, il faut quand même que l’on trouve un endroit où dormir ce soir et surtout : prendre une douche. On inaugure alors notre douche solaire au milieu des pins ainsi que notre rideau de douche fraîchement acheté. Après un brainstorming pour savoir comment on va installer tout ça, on se met à faire un petit bricolage à la Cekiwiwi et tadaaa !
Notre super cabine de douche
Oui mais ce qu’il faut préciser c’est que cette installation est viable quand il y a peu de vent. Par exemple – attention spoiler – le lendemain, il y aura à peu près 20 noeuds. Donc impossible de faire tenir le rideau de douche… Nous y reviendrons plus tard.
LAC TEKAPO
Le lendemain donc, nous partons au lac Tekapo, à une petite heure de route. On réveille nos mollets et on grimpe au sommet du Mont John (seulement quelques 300m à monter, une bouchée de pain!).
En haut de celui-ci, on est assez surpris du paysage plutôt désertique (on comprend d’ailleurs mieux pourquoi il n’y a aucune pollution lumineuse dans le coin).
Et on découvre le lac Tekapo vu d’en haut…
Celui-ci a la même couleur que son voisin Pukaki. C’est un bleu tellement puissant qu’on dirait que quelqu’un a mis un colorant dans le lac !
On pique-nique en haut du Mont John en essayant de s’abriter du vent derrière l’un des petits bâtiments abritant des télescopes. Eh oui, qui dit dark sky dit observation des étoiles, dit téléscope.
Le soir, on rejoint un campsite sur les rives d’une rivière pour y dormir.
Mais après cette randonnée on a surtout envie de prendre une douche – aaah nous y voilàs, la fameuse douche sous 20 noeuds de vent. On essaie quand même d’installer le rideau de douche parce qu’on est toujours très optimistes. Mais en vain évidemment. Il y a quelques autres vans qui campent ici pour la nuit. On déplace alors le van de telle manière à être cachés des autres vans par Bobby… Et nous prenons une douche totalement nature face à la rivière !! Cette fois-ci je ne vous mets pas de photo pour illustrer notre douche, vous m’excuserez… ou me remercierez ! 🤣
WANAKA
Le lendemain, on s’en va vers Wanaka. Petite ville un peu dans le style de Queenstown car construite au bord d’un lac, touristique et à proximité directe des montagnes. Nous profitons d’un endroit calme, un peu éloigné de la ville au bord du lac pour finir notre étagère.
Que nous installons le soir-même dans notre van. Et voilà le travail !
En bons Français (et bons bricoleurs) on a même fait des encoches dans l’étagère pour pouvoir y glisser une bouteille et 2 verres à vin ! La classe non ?? 😁
Le réveil sonne à 6h le lendemain car on veut commencer tôt la randonnée qui nous mène au sommet du Roys Peak, juste à côté du lac Wanaka. On chauffe nos cuisses et nos mollets pour monter 1200m de dénivelé, en plein soleil (c’est d’ailleurs pour ça qu’on voulait la commencer tôt). Débute alors notre ascension. Après avoir monté seulement une petite centaine de mètres, on commence déjà à prendre de la hauteur sur les paysages alentours.
Vers 100-150m de dénivelé
Et on continue à monter…
Vers 300m de dénivelé
Bon je ne vais pas vous mettre une photo du même paysage tous les 100m de dénivelé… Alors passons tout de suite à 1000m de dénivelé où nous avons droit à un superbe point de vue !!!
On est clairement récompensé de notre effort. Ce paysage détrône la plus belle vue de Nouvelle-Zélande jusqu’à présent !
Mais on n’est pas encore au sommet, alors on continue à prendre de la hauteur…
1100m de dénivelé
Et nous arrivons enfin au sommet !!!
1200m de dénivelé
Après environ 3h30-4h d’ascension, on pique-nique en haut et puis il n’y a plus qu’à tout redescendre !
Plus on descend, plus on se rapproche du parking… Et plus on se rapproche du parking, plus on a hâte d’aller prendre une douche… ça y est on voit la voiture ! On arrive à la voiture. On démarre la voiture. Ah non. Elle ne démarre pas. Plus de batterie. Noooooon !!!! On est parti tellement tôt ce matin, qu’on avait allumé les phares… Et pas éteint en arrivant, vraisemblablement….
Mais heureusement j’ai toujours William-Robinson-McGyver avec moi ! Par chance on vit dans un van et avons une 2nde batterie. Après un peu de bidouille, William branche la 2nde batterie et on arrive à démarrer la voiture. On rebranche la batterie principale pour qu’elle se recharge et voilà le travail ! En route vers une douche maintenant !!
Bobby rechargé et nous tout propres, il est temps de recharger nos propres batteries. On se rend donc en fin d’après-midi dans un bar à Wanaka et on boit une bière accompagnée d’une planche apéro (avec du fromage!) sur une terrasse devant le lac. Comme on dit : après l’effort, le réconfort !
Lac Wanaka
Et on en profite même pour faire quelques parties de billard !
Le jour suivant, on s’en va pour 3h de route direction le Fox Glacier. Comme on n’aime pas faire de la route pour faire de la route, on s’arrête déjeuner au Nord du lac Wanaka…
Puis on refait un peu de route jusqu’à atteindre les Blue Pools…
Blue Pools
Puis on s’arrête voir une des plages sur la West Coast…
Et on se met à la recherche d’un endroit où dormir. Il y a peu, voire pas de campsite gratuit où dormir dans le coin. Il y a des campings payants mais.. pas envie de payer pour dormir dans notre van. L’heure tourne et le soleil commence à se coucher. Le long de la route, que de la forêt ou des champs. Pas grand chose pour s’arrêter dormir. On « zyeute » les petits chemins qui sortent de la route en espérant y trouver un petit coin à l’abri des regards. On trouve finalement un petit chemin, on s’y engage d’abord à pieds en repérage. Et bingo ! On découvre un spot parfait pour garer Bobby à l’abri des arbres, sans qu’on nous voit et sans déranger personne.
La nuit tombe et on essaie de s’endormir… tant bien que mal… car on entend des bruits bizarres… on a l’impression que des animaux se font les griffes sur Bobby… Et que d’autres s’amusent à se cogner dedans… ça fait un peu peur… On n’ose même presque pas sortir du van pour faire pipi !! Bon on flippe grave mais on arrive quand même à trouver le sommeil.
Le lendemain matin, on découvre notre van lacéré par les griffes d’animaux, des vitres cassées, des empreintes de dinosaures… Mais non je rigole ! Tout va bien, on a juste servi de repas à quelques moustiques.
FOX GLACIER
On part vers le Fox Glacier. On ne peut pas aller sur le glacier sauf en payant $400 pour y aller en hélicoptère et y faire un petit tour accompagné d’un guide.. On trouve que ça pète un peu la nature de se promener en hélicoptère pour aller se faire poser sur un glacier donc on préfère emprunter un petit sentier de rando qui nous permet d’avoir simplement une vue sur le glacier.
Fox Glacier
Et c’est déjà très impressionnant de voir un glacier, même de loin.
Mais en continuant un peu le sentier, on découvre ce qu’on appelle « la vallée glaciaire ». Ce n’est maintenant qu’une vallée de cailloux mais c’était auparavant là où se trouvait le glacier. Tout cela a aujourd’hui fondu et est parti s’écouler en bas de la vallée… Il ne reste donc aujourd’hui qu’une toute petite partie du glacier. On se pose alors la même question qu’au Tasman Glacier : jusqu’à quand va-t-il subsister ?
Le Fox Glacier et la vallée glaciaire
Le chemin retour passe par la moraine. Il s’agit également de là où se trouvait le glacier il y a des centaines d’années mais la forêt y a ensuite repoussé. On peut donc évaluer la vitesse de recul d’un glacier en datant la végétation qui repousse à sa place. Étonnant non ?
Sentier retour au beau milieu de la moraine
FRANZ JOSEF GLACIER
La rando du Fox Glacier n’ayant duré que 2h, on poursuit notre journée avec une 2eme rando, au Franz Josef Glacier à seulement une petite heure de route.
On y découvre le même triste paysage : la vallée glaciaire et tout au fond un tout petit reste du glacier…
Franz Josef Glacier
On peut même marcher au beau milieu de la vallée glaciaire… là où, je le rappelle, se tenait le glacier il y a des centaines d’années… ça fait bizarre…
D’autant plus bizarre que la vallée glaciaire se trouve au-dessus d’une fissure de quelques centaines de mètres. Une cascade s’écoule alors de la montagne, coule sur la vallée et l’eau s’arrête tout à coup au milieu de rien. Elle s’écoule en fait en-dessous, dans la fissure. Et nous on marche là-dessus… Heeeelp !!
Bon on arrive au bout de la vallée, sans que le sol s’effondre sous nos pieds et on atteint le glacier.
Franz Josef Glacier
Ce n’est pas la beauté du paysage qui me pousse à prendre cette photo. Je n’ai même pas envie d’en prendre une tellement ça me rend triste de voir ça. Mais je prends quand même une photo car je pense que c’est important de vous partager ça. Peut-être qu’en voyant ces photos vous en parlerez autour de vous et on aura peut-être une chance de combattre le réchauffement climatique. Ça fait beaucoup de « peut-être »… Mais je crois en vous !!!!
De notre côté, on va bientôt publier une nouvelle catégorie d’articles qui parlera du réchauffement climatique, ses causes, ses conséquences, et notre place dans tout ça…
Et comme d’habitude, retrouvez toutes ces aventures en vidéo !