NZ #2 – Des Fiordlands à l’Otago

Milford Highway – Randos Kepler Track & Circle Track – Catlins – Dunedin – Péninsule d’Otago

Du 08/02 au 17/02/2019

Petite carte pour vous indiquer où se déroulent toutes ces aventures au sein de la Nouvelle-Zélande
Et un zoom pour voir un peu mieux toutes les étapes :
1- Queenstown / 2- Te Anau (Kepler Track) / 3- Milford Highway / 4- Manapouri (Circle Track) / 5- Orepuki / 6- Invercargill / 7- Cathedral Caves / 8- Nugget Point / 9- Brighton / 10- Péninsule d’Otago / 11- Dunedin

Après avoir dit au revoir (ou à bientôt?) à Queenstown, nous prenons la route et longeons la pointe sud du Lac Wakatipu. Nous y dormons de nouveau sur ses rives, à l’ombre des arbres et encore une fois : gratuitement ! Pour le moment 4 nuits passées en van, 4 nuits gratuites ! Même si ce ne sont en général que des aires de camping sans bloc sanitaire, ça fait toujours l’affaire et ça réduit le budget voyage.

Vous vous posez donc peut-être des questions quant à notre hygiène… eh bien elle se porte bien ! La ville de Queenstown est bien aimable puisqu’elle met à disposition une « hub station » où l’on trouve point de vidange, recyclage de déchets, toilettes, douches, bref tout ce qu’il faut et tout ça.. gratuitement ! New Zealand rocks 🤘

MILFORD HIGHWAY

Bref, après une bonne nuit de sommeil sur les bords du lac Wakatipu, nous partons vers Te Anau, porte d’entrée vers le fameux Milford Sound. Il s’agit d’un fiord dont nous avons beaucoup entendu parler avant de venir et nous avons hâte de découvrir ce lieu. Nous réservons même une croisière de 2h pour bien en profiter ! Milford Sound est relié à Te Anau par une seule route : la Milford Highway, qui apparemment vaut presque autant le coup que Milford Sound lui-même.

Route vers Te Anau

Nous arrivons donc à Te Anau et nous rendons au Visitor Center pour prendre des infos sur les randos. Nous ne prenons finalement pas d’infos sur les randos et apprenons à la place que la fin de la Milford Highway est fermée à cause des grosses pluies ayant eu lieu quelques jours auparavant (vous savez pendant notre 1ere nuit en van?)… Des éboulements ont apparemment créé beaucoup de dégâts et la route ne rouvrirait pas avant minimum une semaine.

Bien dommage.. Nous annulons donc avec déception la croisière du lendemain et décidons tout de même d’aller jusqu’où il nous est possible d’aller sur la Milford Highway et profiter ainsi des paysages précédant Milford Sound.

Milford Highway

Il semblerait que ce soit plutôt la fin de la route qui vaille vraiment le coup (là où nous ne pouvons pas aller) car nous ne sommes pas bluffés comme nous nous y attendions par les paysages. Mais c’est quand même bien joli et nous découvrons des coins assez sympas.

Nous passons la nuit chez un agriculteur qui met une partie de ses champs à disposition pour les campeurs (en échange de quelques $20 tout de même). Pas trop de choix ce soir-là, pas de camping gratuit dans les environs ! Mais le coin est très joli et nous ne sommes pas beaucoup dérangés par les autres campeurs.. 😊

KEPLER TRACK

Réveil tôt le lendemain matin pour aller faire la Kepler Track : une rando de 6h avec 800m de dénivelé et en tout 25km. Fiou !

Kiwi Zone

Le début de la rando est plat pendant 6km et longe le lac de Te Anau. Des vues sur le lac s’offrent à nous au milieu de ce chemin qui traverse une forêt typiquement néo-zélandaise : des fougères de toutes les tailles, ressemblant souvent même à des palmiers !

Kepler Track
Kepler Track

C’est assez marrant cette sensation de randonner au milieu d’une forêt comme nous connaissons en France mais composée finalement que de plantes que nous ne connaissons pas.

Kepler Track

Quand vient le moment de grimper les 800m de dénivelé, William se dégonfle et je finis carrément par le porter !!

Mais non c’est une blague ! Ne vous inquiétez pas je ne me laisse pas faire si facilement ! Nous parcourons notre grimpette à une vitesse record et atteignons le sommet d’où nous pouvons admirer la vue autour d’un petit pique-nique.

Sur la descente, nous faisons la rencontre avec un oiseau (que nous pensons être un kaka) pas très commode. Alors qu’il essaie de béqueter une souris attrapée dans un piège, nous passons à côté et il commence à courir après William ! On arrive à le semer (heureusement car ses pattes doivent être 20 fois plus petites que les nôtres) et on est assez surpris après coup de son comportement. Quelques recherches sur internet nous apprendrons que cet oiseau ne sait en fait pas voler ! Et que les femelles peuvent parfois se montrer agressives. Tout s’explique !

Kaka

Après cette rencontre étonnante, nous reprenons notre chemin. En réatteignant le parking, qui voilà ? La Mystery Machine ! Il semblerait que des fans de Scooby Doo voyagent aussi en van.

La Mystery Machine

CIRCLE TRACK

Le lendemain matin, c’est reparti pour une nouvelle rando ! Mais quand même plus courte que celle de la veille. Faut pas abuser quand même. Le Tour du Mont Blanc c’était quand on était jeune et en pleine forme ! 😂

Nous partons donc vers la Circle Track, une rando de 3h30 avec 400m de dénivelé. Celle-ci se situe sur un petit îlot et nous devons donc traverser l’eau qui nous en sépare. On nous informe qu’un bateau fait la navette à 11h et 15h pour $20. Nous nous attendons à trouver un bateau plein de touristes. A la place nous y trouvons un papi dans une barque à moteur pouvant contenir 5 personnes, lui compris ! La traversée ne prend que 3 minutes, il nous informe qu’il repassera nous chercher à 15h et nous commençons notre rando.

La forêt que nous traversons est encore plus impressionnante que celle de la veille. Il y a de la mousse par-tout ! C’est vraiment sublime.

Circle Track

Nous nous éloignons ensuite de quelques mètres du chemin et découvrons une vue tout simplement époustouflante.

Circle Track

Nous restons là au moins une bonne vingtaine de minutes à admirer la vue.

Circle Track

Nous reprenons ensuite notre chemin et ça grimpe, ça grimpe, jusqu’à arriver en haut où l’on reste bouche bée.

Sommet de la Circle Track

On n’aura pas pu aller voir Milford Sound mais voilà que nous avons une vue imprenable sur le fiord Doubtful Sound. Incroyable. Plus belle vue de Nouvelle-Zélande… pour l’instant ! 😉

On prend notre temps pour pique-niquer devant ce panorama et on repart vers 14h se disant qu’1h sera suffisant pour redescendre. Sachant qu’il s’agit quand même d’une boucle – nous ne connaissons donc pas la longueur du chemin retour – et que notre papi de tout à l’heure doit revenir nous chercher à 15h…

Le chemin s’avère en fait très pentu, on met alors du temps à descendre pour ne pas glisser et lorsqu’il est plat, le chemin est plein de boue ! On met alors du temps à contourner ces obstacles.. et le temps passe, passe,.. 15h approche… à 14h55 on commence à presser le pas et nous courons même sur le dernier kilomètre pour ne pas être abandonnés une nouvelle fois sur une île déserte!! On arrive finalement à temps et nous rejoignons papi dans sa barque qui nous ramène de l’autre côté de la rivière. Ouf !

SOUTH COAST

Après la rando Circle Track, nous reprenons le van pour 1h30 de route vers le Sud, jusqu’à Orepuki. Comme beaucoup de petites villes de l’île du Sud, Orepuki ressemble un peu à une ville du Far West. Nous nous arrêtons à la taverne de la ville, qui du coup fait un peu penser à un saloon, mais surtout qui propose de dormir gratuitement sur son parking en échange de quelques consos au bar/restaurant. Pas de problème, on se fera un plaisir de boire une bière locale et de manger une pizza faite maison !

On profite de ce cadre un peu particulier pour faire connaissance avec des néo-zélandais d’une tranche d’âge légèrement supérieure à la nôtre (genre dans leurs 70 ans !). L’un d’entre eux possède une ferme dans le coin avec 2000 moutons et 500 biches! Wah ça en fait des animaux. On apprendra alors que les néo zelandais ne mangent finalement pas beaucoup de leur production car 90% de la viande est exportée, et plus notamment vers l’Allemagne.

Le lendemain, on ne fait pas beaucoup de route et on s’arrête à un camping gratuit juste au bord de la mer.

South Coast

Il ne fait pas très beau alors on en profite pour avancer sur nos montages vidéos, etc.. mais on fait quand même une petite balade sur la plage, quand soudain nous devons traverser une « rivière » qui doit bien faire 20cm de profondeur !! Aaaaah terrible ! Mon chevalier servant me porte alors sur son dos pour traverser cet affreux obstacle ! Ouf !

Les 2 jours qui suivent sont tout aussi passionnants : on va jusqu’à Invercargill pour faire toutes les « corvées » (courses, plein d’essence, vidange, etc..) et on achète quelques affaires pour chouchouter notre petit Bobby. Et on passe les 2 nuits suivantes sur un spot (gratuit encore !) juste au bord de la mer. Mais vu qu’il fait toujours pas très beau, on se promène un peu sur la plage et on fait les plans de l’étagère que l’on veut fabriquer pour notre petit Bobby.

CATLINS

14/02 : Le soleil est revenu ! Nous partons alors vers les Catlins. Cette zone désigne la côte Sud Est de l’île du Sud. Les 2 jours que nous passons à la traverser sont en mode vrai road trip car on roule un peu, on s’arrête faire une promenade de 1h30-2h, on repart, on se re-arrête faire une autre promenade. C’est assez chouette, on voit des choses que nous n’avons pas l’habitude de voir.

– Les Cathedral Caves : une grotte marine qui a mis des milliers d’années à se former. Elle dispose de 2 entrées et forme comme un arc de cercle dans la roche. Il s’agit en réalité à la base de 2 grottes distinctes qui petit à petit, avec le travail de l’eau sur la roche, se sont rejointes pour former une seule et grande grotte. Pas mal non ?

La balade pour parvenir à cette plage est d’ailleurs très jolie et traverse encore une forêt typiquement néo-zélandaise, c’est-à-dire: pleine de fougères !!

– Le Jack’s blowhole : un peu comme le Trou du Diable sur les côtes vendéennes à St Gilles Croix de Vie (aaah la Vendée..!) mais en beaucoup plus impressionnant et plus profond !

Jack’s Blowhole

En revenant à la voiture après la balade du Jack’s blowhole, je m’arrête prendre une petite photo de la plage quand soudain j’entends un gros grognement derrière moi. Ça ne ressemble pas à William qui a faim ou qui n’est pas content… Non, c’est en fait 4 lions de mer qui sont tranquillement en train de se reposer sur la plage ! Wahou tellement chouette de voir ces animaux en liberté ! On ne s’approche pas de trop car déjà ils peuvent être dangereux et qu’en plus il faut les laisser vivre en paix ces petites (grosses) bêtes.

Lions de mer en liberté

– Une cascade cachée dans la forêt….

Cascade dans les Catlins

– Le Nugget Point : mon coup de coeur des Catlins. Non il ne s’agit pas d’un morceau de poulet frit mais d’un phare sur une petite falaise surplombant la mer et les rochers. Déjà, ce cadre est sublime.

Mais il devient encore plus sublime lorsque l’on distingue les dizaines d’otaries à fourrure en contrebas sur les rochers ! Et là au moins elles sont tranquilles car il n’y a pas de chemin pour descendre donc elles peuvent se baigner, manger, se reposer et s’occuper de leurs petits sans personne pour venir les embêter.

Nugget Point

On a les yeux encore plein d’étoiles de ce moment magnifique au Nugget Point lorsque l’on trouve par hasard un lac plutôt sympa sur lequel on s’arrête pour pique-niquer.

Pause pique-nique

– La plage de Taieri : je m’émerveille devant cette immensité de sable. Quant à William, il s’émerveille de quel superbe spot de kite surf ça ferait ! 🤣

Plage de Taieri
Plage de Taieri

Après tous ces beaux paysages, nous nous arrêtons dormir à un camping à Brighton, encore une fois au bord de la mer et gratuit !

Plage de Brighton
Plage de Brighton

DUNEDIN

Nous allons le lendemain à Dunedin, une assez grande ville au sein de laquelle on ne trouve pas grand chose à visiter.. Mais on trouve une gare assez sophistiquée et un petit jardin avec de jolies fleurs !

Gare de Dunedin

Le soir nous retournons dormir à Brighton où nous avons dormi la nuit précédente et allons sur la plage vers 20h pour tenter d’apercevoir des pingouins. Bon, après une petite attente, on n’en verra pas cette fois. Hé on peut pas toujours avoir de la chance !

Plage de Brighton

OTAGO PENINSULA

On se lève tôt le lendemain matin pour rejoindre la péninsule d’Otago, juste à l’Est de Dunedin. La route pour y parvenir nous offre une vue de la péninsule. Ça s’annonce plutôt pas mal !

Otago Peninsula

1er arrêt : Sandfly Bay. Bon le nom ne fait pas trop rêver car les sandflies sont des sortes de petits moucherons que l’on trouve un peu partout en Nouvelle-Zélande et surtout, qui piquent ! Ça ne fait pas de boutons mais les piqûres ne sont pas agréables pour autant. Bref, on va à la Sandfly Bay et wahou quelle vue magnifique ! On découvre des montagnes recouvertes de sable (pas des dunes), choses qu’on ne voit pas souvent. C’est en fait tout simplement le vent qui amène tout ce sable sur les montagnes, ce qui donne un paysage assez spectaculaire.

Sandfly Bay

Un couple de jeunes retraités nous apprennent que l’on peut dormir sur le parking de la Sandly Bay, un des rares endroits de la péninsule où on a le droit de dormir en freedom camping. Cool ! On reviendra et on descendra sur la plage ce soir.

Un mouton pensif surplombant la mer

En attendant, direction Allan’s Beach ! Connue pour être un des spots où l’on aurait le plus de chances d’apercevoir des otaries à fourrure. Elle tient bien sa réputation car sur la route qui mène à la plage, déjà un petit groupe d’otaries !

Otaries à fourrure

Puis même pas encore arrivés sur la plage qu’il y a encore 2 otaries au bout du chemin !

Arrivée sur Allan’s Beach

Et puis une autre un peu plus loin…

Allan’s Beach

Et encore quelques autres du côté des rochers..

Allan’s Beach

On est assez éblouis de voir autant d’otaries éparpillées un peu partout sur toute la plage. On profite alors de cette grande et belle plage en cette compagnie plutôt inhabituelle.

Allan’s Beach

On rejoint ensuite le Harrington Point, connu pour ses colonies d’albatros royaux.

Harrington Point

Où nous faisons même la rencontre d’un petit blue pinguin caché sous un escalier !

Blue pinguin

En milieu d’après-midi on retourne à Sandfly Bay pour y rester dormir et on décroche la meilleure place du parking : la seule avec vue sur mer ! 😎

Vue sur Sandfly Bay depuis le van

On descend alors jusqu’à cette belle plage sur laquelle on profite de la fin de journée face à la mer.. Et toujours en compagnie de quelques otaries !

On repart le lendemain « à la ville » à Dunedin où l’on fait les corvées habituelles (vidange, courses, essence,…) mais on ponctue tout de même ça par une petite pizzeria sur le remblais.

Et c’est ici que se termine notre périple sur la pointe Sud de l’île du Sud et nous partons ensuite vers le centre du Sud de l’île du Sud. Ça va vous arrivez à suivre niveau géographie ?? 🤣

Et comme d’hab, retrouvez toutes ces aventures en vidéos !

NZ #1 – Arrivée en Nouvelle-Zélande

Queenstown – Lac Wakatipu – Glenorchy – Arrowtown – Gibbston Valley – Parapente

Notre arrivée en avion en Nouvelle-Zélande est spectaculaire car nous survolons les montagnes avant d’atterrir à Queenstown, au Sud Ouest de l’île du Sud.

Notre arrivée en territoire kiwi !

Nous sommes le 27 janvier 2020 et nous avons 12h de décalage horaire avec la France. Nous sommes officiellement de l’autre côté de la Terre.

Trajet Sydney – Queenstown

QUEENSTOWN

On rejoint notre auberge de jeunesse dans le centre-ville de Queenstown en bus. Nous y passerons au moins les 4-5 prochains jours à chercher un van à acheter. Ces premiers jours ne sont pas les plus passionnants car nous passons une grosse partie de nos journées devant l’ordinateur mais nous en profitons tout de même pour nous promener à plusieurs reprises dans le centre-ville, construit au bord du Lac Wakatipu.

Nouvelle-Zélande. Etape 1 : Queenstown

Ce dernier dessine un « S » de plus de 100km de long. Une légende maorie raconte que le lac fut dessiné par la silhouette du géant maléfique Matau, dormant les jambes repliées. Matakauri, un habitant de la région, aurait mis feu au lit de fougères sur lequel dormait le géant afin de sauver sa bien-aimée Manata, enlevée par Matau. La graisse du géant brûla si fort qu’elle laissa un profond trou dans le sol.

Le lac Wakatipu et ses étapes alentours.
1,3,6- Queenstown / 2- Glenorchy / 4- Arrowtown / 5- Gibbston Valley

Le centre-ville de Queenstown est vraiment très joli. Il regorge de bars et de restaurants construits dans des superbes bâtiments en bois, mais il regorge surtout d’agences touristiques proposant des dizaines et des dizaines d’activités en tous genres : parachute, parapente, rafting, canyoning, jet, VTT, escalade, etc.. on comprend vite pourquoi Queenstown est réputée pour être la capitale mondiale de l’aventure !

On profite alors bien de ces restaurants et bars, dont un glacier qui offre une vue imprenable sur le lac depuis sa baie vitrée à l’étage ! Pas mal cet écran de télévision 😉

Mmmmiam

Nous profitons aussi d’une belle journée ensoleillée pour grimper sur le Queenstown Hill Track, avec ses 500m de dénivelé pour atteindre une vue panoramique sur Queenstown et les montagnes alentours. Cela nous donne un avant goût de ce qui nous attend pour la suite de notre voyage en Nouvelle-Zélande…

Vue au sommet du Queenstown Hill Track
Vue au sommet du Queenstown Hill Track

Après presque une semaine de recherche et de visites de vans, nous trouvons notre bonheur et faisons l’acquisition d’un van que nous appelons : Bobby !

Ça y est le road trip peut donc enfin commencer !!! Malheureusement, la météo n’est pas d’humeur à fêter cela avec nous et des pluies torrentielles s’abattent sur Queenstown et tous ses environs. Ces pluies sont tellement fortes qu’elles provoqueront pas mal de dégâts dont beaucoup de glissements de terrain…

Nous nous installons dans notre van après avoir effectué les démarches administratives pour faire le changement de propriétaire (seulement un petit bout de papier à remplir, 2 minutes d’attente et $9 à payer.. bien plus simple qu’en France!), fait nos premières grosses courses, lessive, etc..

Nous trouvons une place pour passer la nuit sur un tout petit espace de camping gratuit au bord du lac destiné aux vans self-contained. Cela signifie que nous répondons à plusieurs exigences (toilettes à l’intérieur du van, un point d’eau avec bidon d’eau claire et bidon d’eaux usées, etc..) qui rendent le véhicule assez autonome pour pouvoir séjourner gratuitement sur de nombreux espaces dédiés en Nouvelle-Zélande ou même en freedom camping là où c’est autorisé.

Mais pour revenir à notre spot pour notre première nuit : celui-ci est sur de la terre qui devient vite de la gadoue avec la pluie. Il n’y a pas de toilettes. Il pleut, beaaaucoup. Il fait froid, très froid. Mais bon, on arrive quand même à s’endormir quand, vers 2h du matin, on commence à entendre des petits « squeeks », des bruits de petites pattes qui courent et le papier de notre pain qui est trituré… Des souris viennent nous rendre visite dans notre van pour notre 1ere nuit !!!! On se met alors à faire la chasse à la souris au beau milieu de la nuit… (sans succès…) On fait un tel boucan qu’on doit sûrement réveiller les personnes dans les quelques vans garés autour de nous… Après plus d’1h à se battre contre ces 2 petites choses, on abandonne et on se recouche. On arrive miraculeusement à trouver le sommeil malgré cette étonnante compagnie.

On se réveille le lendemain matin et on reste optimistes, on ne se décourage pas à vivre en van. On se dit que si l’on a survécu à cette nuit, nous passerons toutes les prochaines nuits comme sur des roulettes car ce devait sûrement être tout le pire qui pouvait nous arriver !

Lac Wakatipu

Le temps est aujourd’hui bien meilleur et nous prenons notre 1er petit déjeuner dans le van devant une superbe vue du Lac Wakatipu.

Un peu explosés après notre nuit agitée…

Bobby est heureux, ça se voit !!

Bobby devant le lac Wakatipu

On roule ensuite vers Glenorchy, situé à l’extrémité Nord du Lac Wakatipu. La route longe tout le lac et c’est un plaisir de conduire dans ces paysages. En arrivant à Glenorchy, nous croisons Amélie, une ancienne collègue de William d’Atlantic, en vacances en Nouvelle-Zélande avec sa famille pour 3 semaines. C’est assez rigolo et bien sympa de se rencontrer à l’autre bout du monde et après avoir quitté depuis déjà 3 mois nos boulots ! Cela fait aussi plaisir de voir un visage familier après tout ce temps!

En route vers Glenorchy

On poursuit notre route un peu plus loin vers la rivière et les montagnes au Nord de Glenorchy en quête d’un lieu de tournage du Seigneur des Anneaux… Malheureusement, les pluies de la veille ont dégradé la fin de la route qui est du coup fermée pour la semaine. Dommage..

A seulement quelques kilomètres de là, une scène du Seigneur des Anneaux a été tournée…

On retourne alors vers Queenstown en relongeant le lac. Nous montons dans les montagnes environnantes jusqu’à atteindre un spot plutôt sympa pour la nuit.

On y admire même le coucher de soleil derrière les montagnes.

ARROWTOWN & LA GIBBSTON VALLEY

Après une bonne nuit (sans souris !!) et un petit déjeuner devant une superbe vue…

… Nous allons nous balader dans la petite ville d’Arrowtown au cadre étonnamment historique. On se croirait carrément revenus au temps des cow-boys !

Arrowtown
Arrowtown

Nous partons ensuite découvrir la Gibbston Valley, connue pour ses vignobles de pinot noir. En ligne de mire : une balade de 11km aller-retour longeant la rivière d’un côté et de l’autre les vignobles.

Gibbston Valley

Mais nous nous arrêtons d’abord pour déguster un repas succulent (du canard forcément ! What else ?) accompagné d’un verre de vin de la région (pinot noir), sur une terrasse bien agréable et nous terminons bien sûr avec un petit dessert. Tout ce qu’il faut pour bien commencer une randonnée quoi !

Heureusement le chemin est assez plat et en plus sous un beau soleil… donc sans difficulté pour décuver ! 🤣

C’est un peu en amont sur cette rivière que naviguent Frodon et ses compagnons dans le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau !
Vignoble de pinot noir de la Gibbston Valley

Le spot de la nuit dernière était tellement beau, au coeur de la nature et surtout… gratuit ! Qu’on y retourne pour passer la nuit.

Le lendemain matin, on rejoint une dernière fois Queenstown pour y faire une ultime aventure avant de la quitter : un vol en parapente ! On nous emmène en voiture en haut d’une montagne, on nous équipe, chacun se retrouve attaché au moniteur, on court quelques pas et… on s’envole !!!

Ça ne dure qu’une petite quinzaine de minutes mais on a bien le temps d’apprécier les paysages ainsi que la sensation de voler. Quant à nos moniteurs, ils ont le temps de nous faire tester le pilotage de l’aile mais aussi de nous faire faire des tourbillons ! On prend notre lot de sensations fortes !

Après ces émotions, on s’en va manger le meilleur burger de Nouvelle-Zélande au Fergburger (quoi ?! encore un burger ?! mais ils mangent que ça !!). En tout cas, ils tiennent bien leur réputation !! On déguste notre bon burger au bord du lac tout en se racontant chacun son vol..

Plage de Queenstown sur les bords du lac Wakatipu

Cela marque la fin de notre séjour à Queenstown et nous prenons la route pour aller encore plus vers le Sud…

Et comme d’habitude retrouvez toutes nos aventures en vidéo ! (vidéo Sydney-Queenstown 2 en 1 !)

Australie #1 – Au pays des koalas

Sydney !

Du 23/01 au 27/01/2020

Après 8h30 de vol de nuit, nous atterrissons à Sydney. On récupère bien nos bagages, tout va bien. Mais on n’a pas beaucoup dormi. Ça va moins bien. Nous achetons un billet de train pour rejoindre le centre ville à seulement 10 minutes de trajet : 12€. Ah bah ça y est, on n’est plus en Asie. Les trajets de 200km qui coûtent 5€, c’est fini !

Étapes: 1- Puerto Princesa / 2- Manille / 3- Sydney

On découvre alors des technologies encore méconnues en France : des sièges amovibles dans le train (qu’on peut mettre dans le sens de la marche ou en sens inverse) ou encore une borne de paiement sans contact pour payer le coût exact du trajet en bipant directement sa carte bleue en rentrant et en sortant du tram (pas besoin de ticket de tram et paiement effectué en 2 secondes). Bref ça nous change bien de l’Asie avec ses toits de bus réparés avec un bout de scotch !

On dépose nos sacs à l’auberge et on part à la découverte de la ville. Sous 42°. C’est chaud. On parcourt la ville à pied en passant par divers monuments dont une cathédrale (dont je ne me rappelle plus le nom mais on a mangé une glace à côté! Ah si, St Mary’s Cathedral !),…

St Mary’s Cathedral

.. the Art Gallery of New South Wales (facile c’est écrit dessus)…

Art Gallery of New South Wales

…le jardin botanique…

Jardin botanique

jusqu’à atteindre le fameux Opéra de Sydney !!

Que l’on prend en photo depuis la terre…
…Et plus tard depuis la mer

Petite séquence émotion : William revit le même moment qu’il a vécu 7 ans auparavant devant le Harbour Bridge, juste à côté de l’Opéra. Malheureusement avec un ciel beaucoup plus gris à cause des fumées des incendies qui perdurent depuis maintenant 4 mois… Mais ce ciel gris n’est rien comparé aux terribles dégâts occasionnés sur la faune, la flore ainsi que sur les Australiens. Pourvu que ces incendies cessent !

On en profite pour s’arrêter boire un verre au pied de l’opéra (car il fait toujours autour de 40° donc on a soif) et on profite d’une vue imprenable sur la ville, ses incroyables buildings, son port et… ses mouettes !

Les buildings de Sydney (et ses gros paquebots)

On continue notre balade et cette fois on profite d’une vue imprenable sur l’opéra et sur le Harbour Bridge.

Harbour Bridge et l’Opéra

Et on rentre à l’auberge en passant au pied de tous ces buildings.. On se sent alors vraiment vraiment tout petits.. (moi beaucoup plus que d’habitude !)

Le soir, on profite de notre arrivée en territoire australien pour faire la tournée des pubs et manger un bon burger !

Le lendemain, on prend un ferry qui nous emmène à Manly.

Vue de Sydney depuis le ferry

Manly est un quartier plus résidentiel que le centre de Sydney mais très chic, disposant de petits chemins longeant la côte…

I am the Queen of the World !!

de plages – paradis des surfeurs…

Plage de Manly

de lézards de taille assez imposante…

Et coucou toi

Et de rues commerçantes pleines d’enseignes comme Quiksilver, Rip Curl, Billabong, etc. Vraiment le paradis des surfeurs ici !

Centre de Manly

On reprend le ferry pour rentrer à Sydney au coucher du soleil…

qui sublime plutôt bien mon bronzage, n’est-ce pas ? 😁

Et on aperçoit même le Luna Park sur la rive opposée.

Luna Park

Le soir, on s’en va dîner au Darling Harbour, quartier sûrement le plus animé de Sydney en soirée avec tous ses restaurants, bars, discothèques,.. Et même sa grande roue !

Le jour suivant on part visiter The Rocks, un quartier adjacent à l’opéra. Il s’agit du quartier historique de Sydney et c’est assez marrant ce contraste entre le « vieux Sydney » et le « Sydney moderne » avec ses buildings en toile de fond.

The Rocks

On parcourt quelques kilomètres en passant par Barangaroo Reserve : un grand jardin aménagé pour honorer les aborigènes présents dans le pays et cultiver la mémoire de leurs savoirs faire. On assiste même à la répétition d’un spectacle qui aura lieu le lendemain pour l’Australian Day, la fête nationale.

On poursuit notre promenade en passant par le Darling Harbour (de jour cette fois-ci), puis par le Queen Victoria Building – le plus vieux bâtiment de la ville qui abrite aujourd’hui les enseignes les plus chics.

Queen Victoria Building

On s’en va chercher nos sacs à l’auberge et partons en train direction la banlieue de Sydney, à Blacktown, chez Hélène une amie de William qui habite et travaille depuis maintenant 6 ans à Sydney. On tombe bien car elle fête ses 30 ans ce week-end là ! C’est l’occasion de manger un bon barbecue à l’australienne avec burgers et épis de maïs, entourés d’australiens et de français naturalisés australiens.

Après une soirée passée en très bonne compagnie au bord de la piscine, nous partons le lendemain au zoo à proximité de Blacktown. Nous pouvons alors découvrir des animaux que nous n’avons pas l’habitude de croiser en France…!

Après cette visite et un bon fish and chips, nous rentrons chez Hélène et partons le lendemain à l’aéroport où nous utilisons notre dernier billet d’avion réservé jusqu’à présent, pour rejoindre notre ultime destination : la Nouvelle-Zélande !!

Philippines #2 – Entre plages paradisiaques et cocotiers

Croisière de Coron à El Nido – Kitesurf à Sibaltan

Du 14/01 au 22/01/2020

On vient finalement nous chercher à l’hôtel de Coron à 11h45 (au lieu de 9h-9h30 initialement prévu je rappelle). On rejoint l’embarcadère et prenons place à bord d’une bangka – le bateau typique des Philippines – affrétée rien que pour nous 2 pour la journée.

Coron Island

Notre capitaine nous emmène d’abord au Kayangan Lake, un lac composé à 70% d’eau douce et 30% d’eau de mer, entre les montagnes d’une petite île uniquement occupée par quelques villages traditionnels. L’eau est turquoise, chaude, les touristes sont déjà partis vers d’autres sites touristiques.. nous pouvons alors nous baigner et profiter de cet endroit magique en toute tranquillité !

Vue depuis le haut de la montagne menant au Kayangan Lake
Kayangan Lake

On remonte à bord de notre bangka privée et nous rejoignons le Twin Lagoon. Le bateau jette l’ancre et nous rejoignons le lagon à la nage. Après une baignade bien agréable, on remonte sur notre bateau où nous découvrons que nos 2 crew members nous ont préparé notre repas du midi. Au menu : poisson grillé, poulet grillé, riz, légumes, mangues bien fraîches,.. un vrai festin !

Notre déjeuner royal

Après s’être bien régalés, nous renaviguons un petit quart d’heure jusqu’à arriver à Skeleton Reck. Il s’agit d’un très bon spot de snorkelling dans lequel se trouve l’épave d’un bateau que l’on peut très bien observer en masque et tuba. Plutôt impressionnant ! Il y a aussi des bancs de poissons qui nagent au niveau de la surface de l’eau et on se retrouve vite encerclés de centaines de poissons ! Magique.

Après ce moment riche en émotions, on remonte sur le bateau et nous accostons à CYC Beach vers 17h. Il s’agit d’une plage se trouvant sur une île totalement déserte.

CYC Beach

Aucune construction de l’homme, pas de sanitaires, ni même une petite cabane. Rien du tout. Notre capitaine nous annonce alors que c’est ici que nous passerons la nuit ! Ah. D’accord. Très bien. Nous voilà donc à descendre du bateau et à trimballer nos gros sacs au-dessus de la tête pendant qu’on marche dans l’eau jusqu’à atteindre la plage.

CYC Beach
On sourit qu’à moitié là non ?

Le capitaine a oublié la tente sur l’île d’où l’on vient. Il nous promet donc de revenir avec une tente et même le dîner. Cool ! Bon on lui demande quand même de nous laisser un bidon de 4L d’eau. On sait jamais… Le soleil commence alors à se coucher, les derniers bateaux de touristes repartent et nous nous retrouvons vite que tous les 2 sur cette île. Enfin, tous les 2 accompagnés de 2 chiens, que l’on nommera Max et Daisy. Oui, quand on se retrouve seuls sur une île déserte, on commence à donner des petits noms aux animaux qui nous entourent… leur présence nous ennuiera un peu au début et nous rassurera finalement pour le reste de la nuit car ils aboient au moindre bruit suspect. Au moins, ils nous préviendront si quelque chose approche !

Le temps passe donc et nous commençons à nous dire que les garde côtes n’autoriseront peut-être pas le bateau à repartir une fois la nuit tombée… William part alors à la recherche d’objets laissés sur l’île, trouve une grande bâche et nous fabrique un abri pour la nuit en moins de 2 ! Un vrai Robinson Crusoé.

Notre abri de fortune et Max qui veille dessus !

Une fois le soleil totalement couché et la nuit bien tombée, on s’équipe de nos lampes frontales et on s’attaque à la préparation d’un feu de camp ! Encore une fois, en moins de 2, William nous allume un beau feu ! Bon c’est pas qu’on avait froid – il fait encore au moins 25° – c’était plus pour le fun.

Robinson Crusoé en personne

Vers 20h on commence vraiment à se dire que personne ne va venir nous apporter un vrai abri pour la nuit quand soudain, notre bateau apparaît dans l’obscurité de la nuit ! C’est pas que j’aurais pas voulu dormir dans l’abri improvisé de William – on aurait accepté notre sort – mais j’avoue que l’idée d’avoir une moustiquaire et une tente bien fermée nous rassure un peu. On ne sait pas trop quels insectes se baladent la nuit sur les plages des Philippines… et on n’a pas envie de savoir !

Finalement, notre vrai abri pour la nuit (photo prise le lendemain matin, car on a dû monter la tente à la lumière de nos lampes frontales la veille !)

Nous voilà donc équipés d’une tente, de 2 oreillers, de nos draps et d’un dîner. Non pas de matelas, on dort à même le sol, enfin à même le sable. Et le sable c’est très dur en fait. Autant dire qu’on n’a pas beaucoup dormi. Mais on est quand même super contents de cette nuit juste pour le fun d’avoir passé une nuit tous les 2 sur une île totalement déserte !! Une expérience à vivre !

Lever de soleil depuis notre nouvelle maison sur la CYC Beach

Le lendemain matin, notre équipage (qui a en fait passé la nuit sur le bateau à une centaine de mètres de la plage) nous amène les cafés et les oeufs pour le petit dej ! Sympa. Puis, ils rembarquent la tente et les oreillers sur le bateau, nous laissent sur notre plage et nous disent au revoir ! Pas sympa.

L’agence nous avait informé qu’un autre bateau reviendrait nous chercher vers 10h. Notre attente débute alors vers 9h. Pendant qu’on est tranquillement assis sur nos serviettes, un petit crabe (pervers?) tente même de rentrer dans le maillot de William !! On voit ensuite les premiers bateaux de touristes arriver. On a un peu l’impression qu’ils s’invitent chez nous. Puis on a le temps de voir beaucoup, beaucoup, beaaaucoup de bateaux de touristes. Car on est toujours sur notre plage à attendre à 11h, 12h, 13h, 14h… Nous aurait-on réellement abandonné sur une île déserte ?

Au moment où notre escape plan est bien échafaudé (on demanderait à un des bateaux de touristes de nous ramener à Coron..), un bateau nous fait finalement signe ! Wahou après 4h d’attente, on n’y croyait plus. On monte à bord de notre nouvelle embarcation et nous avons droit à un super accueil de la part des 3 touristes à bord : Toby, allemand ; Peter, hollandais ; et Amy, néo-zélandaise.

Arrêt baignade

On nous offre quand même un déjeuner pendant que nous naviguons vers une première île où nous barbotons un peu dans l’eau puis vers Bamboo Island, où nous passerons la nuit. Nous arrivons vers 17h et nous pouvons admirer le coucher de soleil depuis la plage. Cette dernière est vraiment magnifique et c’est sûrement l’une des plus belles plages que nous aurons vue durant notre séjour.

Plage de Bamboo Island

Après une petite bière, un bon dîner en très bonne compagnie et même un petit verre de rhum, on s’allonge sur le sable pour admirer les étoiles. La lune n’est pas encore levée, aucun éclairage en vue et le ciel totalement dégagé : des milliers d’étoiles s’offrent à nous !

Coucher de soleil sur Bamboo Island

Cette nuit on redort dans une tente à même le sable mais au moins, cette fois-ci on peut prendre une douche avant de dormir… au tuyau certes, mais douche quand même !

Le lendemain matin, l’équipage nous prépare un petit déjeuner royal: café, oeufs brouillés, riz, patates,… tout ce qu’il faut pour commencer une bonne journée de farniente, navigation, plages paradisiaques et snorkelling ! Au cours de notre navigation, nous passons même à côté d’un requin-baleine. Impressionnant !

Les petites paillotes sous lesquelles on a pu manger
Dernière vue sur Bamboo Island en repartant sur le bateau …

Sur l’une des îles où nous faisons arrêt, nous sommes le seul bateau à accoster (comme sur tous nos arrêts en fait). Pendant que tous les autres sont soit sur le bateau, soit dans l’eau, soit sur la plage, je repère une petite cabane sous laquelle je pourrais avoir un peu d’ombre (le soleil tape sérieusement sur la tête). En m’approchant, j’entends comme des bruits de pas dans les feuilles au sol. Bah, je sais où tout le monde est actuellement, qu’est ce que ça peut bien être..? Je m’approche à pas de souris, pas très rassurée, quand je vois 2 dragons de komodo d’environ 1m50 chacun s’enfuir à toute vitesse en m’apercevant ! J’observe autour de moi au cas où il y en ait un autre se cachant autour de moi.. non rien. Ouf !! Je chercherai de l’ombre plus tard hein ! Et je retourne sur la plage. Il n’y a que Toby dans le coin (tous les autres sont dans l’eau) et je lui raconte mon aventure. On repart alors vers la cabane armés d’un bâton – ça m’étonnerait que ça fasse le poids contre un dragon de komodo qui parfois mange des enfants.. mais bon ça nous rassure ! Ils ont finalement eu plus peur que moi tout à l’heure et ont déjà disparu. Et bah, entre le requin et les dragons de komodo, on en aura vu des animaux aux Philippines !

Ile qui ressemble étrangement à celle de Jurassic Park..

On repart ensuite en bateau pour rejoindre une nouvelle île déserte sur laquelle nous passerons la nuit. On réinstalle les tentes et allumons le barbecue et même un feu de camp. Les viandes et poissons sont grillés, les bières sont décapsulées, la bouteille de rhum ouverte, nous sommes éclairés par la lumière du feu… wouuh ça c’est une bonne soirée !!! 😀 bon on n’abusera quand même pas trop de la bouteille ce soir car demain on navigue encore, et gare au mal de mer !

Le lendemain, « y’a du zef ! ». Jusqu’ici la mer était très calme, on a eu de la chance, mais ce matin le vent souffle et déclenche pas mal de houle. La navigation jusqu’à Palawan est assez mouvementée. Nous arrivons malgré tout sans encombre au nord de l’île de Palawan, dernier arrêt de notre croisière. Notre équipage nous concocte le déjeuner et nous profitons de la plage.

Dernière plage de notre croisière Coron – El Nido
Avec une grosse pensée pour mes sœurettes 🙂 « 4sisters »

Nous prenons ensuite place à bord d’une jeepney – sorte d’énorme pick-up avec bancs à l’arrière, trace du passage des américains au siècle dernier – qui nous emmène à El Nido. Sur le trajet nous pouvons admirer la végétation luxuriante de l’île !

El Nido est connu pour être LE spot touristique de l’île de Palawan. En effet, quand nous arrivons, ça grouille de partout. Des touristes, des tricycles, des restaurants, des guesthouses,… mais pas de charme particulier au paysage. On devient peut-être difficile après avoir profité de plages paradisiaques rien que pour nous !

El Nido. Certes c’est vraiment pas moche, mais… #goûtsdeluxe

En tous cas, on avait prévu d’y rester 2-3 jours, on part finalement dès le lendemain, direction Sibaltan. Contrairement à El Nido, Sibaltan n’est pas du tout touristique et se situe à environ 1h30 de route de El Nido. Mais plus important : il s’agit d’un spot de kite surf car plutôt bien exposé et location de matériel à dispo. On se demande qui de nous 2 a bien pu vouloir aller là-bas…?

Etapes aux Philippines : 1- Ile de Busuanga / 2- El Nido /
3- Sibaltan / 4- Puerto Princesa
Plage de Sibaltan

On s’installe dans notre hébergement, une cabane perchée en haut d’une colline qui offre une vue majestueuse sur la mer et exposée plein est, de manière à ce qu’on profite du lever de soleil le lendemain matin…

Notre petit hôtel à Sibaltan
Lever de soleil depuis notre terrasse

Coup du hasard, on tombe pile poil pendant qu’il y a une compétition de kite surf à Sibaltan ! Bon, ça a l’air d’être un truc vraiment local donc il n’y a pas des milliers de participants (peut-être une trentaine) mais on peut quand même profiter du spectacle.

Le jour suivant, la compétition est terminée. William loue alors du matériel et profite de bonnes conditions météo pour aller kiter un peu.

Vous voyez le petit point noir sur l’eau au bout de l’aile de kite ? Et bah c’est William !

Cette séance de kite marque le début de la fin de notre séjour aux Philippines.. en effet, on part le lendemain pour 7h de van vers Puerto Princesa, d’où nous prenons l’avion le jour suivant pour rejoindre Manille, puis Sydney. En espérant qu’on n’aura pas de problème à rejoindre Manille suite à l’éruption du volcan à 65km de là et qu’on n’aura pas trop de mal à rejoindre Sydney non plus avec les incendies qui y font rage depuis maintenant plus de 4 mois…

Notre trajet de Puerto Princesa à Sydney ne sera pas de tout repos quand même.. une fois arrivés à l’aéroport de Puerto Princesa, on s’enregistre et on nous donne les cartes d’embarquement pour le vol vers Manille et vers Sydney. On n’aura pas besoin de se ré-enregistrer à l’aéroport de Manille, ni récupérer nos bagages. Cool !

On s’installe en salle d’embarquement (après que William se soit acheté un super tee-shirt « Palawan » et moi des petits brownies au chocolaaat). On comprend un mot sur 10 aux messages qui nous sont communiqués au micro quand soudain on distingue 2 mots « William Keller ». Pas bon signe… qu’est-ce qu’on a fait de mal ??? On va au bureau d’enregistrement. Finalement, c’est le gars qui n’aurait pas dû nous donner nos cartes d’embarquement pour Sydney, car contrôles de sécurité là-bas. Ils nous les reprend mais nos bagages vont bien directement quand même à Sydney. Bon, ok…

On arrive donc à Manille 1h plus tard. On n’attend pas nos bagages et on va s’enregistrer pour Sydney. Finalement on nous dit que quelqu’un va nous emmener nos bagages car ils doivent vérifier qu’il n’y a pas d’explosifs à l’intérieur, puis les ré-enregistrer ! Ok… il est 20h30, l’avion pour Sydney décolle à 23h20. Bon on est large. Sauf qu’à 21h30, toujours pas de bagage en vue. On se renseigne, « yes yes your luggages are coming ». 21h45. Toujours rien. « Yes yes they are coming ». On commence à stresser car on voit derrière nous l’énorme file d’attente pour passer l’émigration… 22h. Nos bagages arrivent enfin ! On passe le contrôle anti explosif. On enregistre le tout. 22h15. « L’embarquement de votre vol est à 22h35 ». Ok. On va attendre dans la file pour passer l’émigration. Un rapide calcul me fait dire : on a 9 serpentins à passer. On met 5 minutes à passer un serpentin. On aura donc passé l’émigration dans 45 minutes. Ce qui fait 23h00. Puis il faut passer la sécurité. Puis il faut rejoindre notre porte d’embarquement. Le vol décolle à 23h20. Que la force soit avec nous!

Nos calculs n’étaient pas trop mauvais (j’aurais préféré qu’ils le soient), il reste 3 personnes devant nous à 22h55 pour passer l’émigration quand une personne passe entre les rangs et crie « Sydney ! Does anybody go to Sydney? ». Oui oui nous!! « Ah bah dépêchez-vous les portes d’embarquement ferment à 23h05 ». Ok, mais du coup, tu vas pas nous faire passer devant les gens, là? Ah bah non, c’était simplement pour mettre un peu plus la pression. Comme si on en avait besoin! Vite vite, on passe l’émigration, la sécurité et on sprinte vers la porte d’embarquement. On y arrive à 23h04. Ouf !! Et on n’est même pas les derniers à embarquer !

Et nous nous envolons direction l’Australie !!! Hémisphère Nord : nous te revoyons dans un an 😊

Vous avez l’habitude, retrouvez tout ça en vidéo!

Philippines #1 – Busuanga

Nouvel An à Ho Chi Minh (Vietnam) – Ile de Busuanga (Philippines)

Du 31/12/2019 au 13/01/2020

Nous arrivons à Ho Chi Minh en fin de matinée le 31 décembre. Nous faisons escale ici pour une histoire de billet d’avion et avons décidé d’y passer la nuit parce que ça serait quand même vachement plus marrant de faire la fête pour le réveillon du Nouvel An que d’attendre un avion à l’aéroport..!

Etapes : 1- Paksé (Laos) / 2- Ho Chi Minh (Vietnam) / 3- Manille (Philippines) / 4- Ile de Busuanga /
5- El Nido / 6- Sibaltan / 7- Puerto Princesa

On arrive à trouver un bus qui nous emmène à notre guesthouse pour moins de 1€ le trajet versus les 15$ que nous demandait l’auberge s’ils venaient nous chercher. On passe alors l’après-midi à nous balader, ou plutôt à nous frayer un chemin permis les milliers de scooters sous une chaleur qui environne les 35° !

Le trafic est plutôt dense, non ..?

Le soir venu, nous nous installons sur le rooftop d’un bar spécialisé en bières (hihihi). On aura même droit à des énormes plats de tapas pour fêter le réveillon de la nouvelle année. Et 5..4..3..2..1.. BONNE ANNEEEEE !!! On a une vue directe sur les feux d’artifice qui sont tirés dès minuit pile (enfin minuit côté Vietnam.. On passe en 2020 6h avant la France !).

BONNE ANNÉE !!

Le lendemain on repart se balader et on profite même d’être dans une grande ville pour aller voir le dernier Star Wars au cinéma 😁 La salle est de luxe : nous avons droit à des sièges individuels en cuir avec repose pieds ainsi que thé, café et eau à volonté! Il n’y a que 20 sièges dans la salle. C’est presque un visionnage privé ! Tout ça pour seulement 8€ par personne. Je pense qu’on ne trouvera jamais ça à un prix pareil en France..! 😭

On profite surtout de cette séance de ciné pour profiter de la clim et échapper au trafic et aux bruits incessants de cette ville infernale en attendant de partir à l’aéroport le soir, direction les Philippines.

En parlant de rejoindre l’aéroport, notre auberge nous indique l’arrêt de bus (le même bus que nous avons pris de l’aéroport vers la ville) mais bien évidemment il n’y a pas d’horaires affichés (à quoi ça sert ?). Nous attendons donc 1h sur le trottoir, nos gros sacs avec nous, avant que notre bus arrive enfin.

Durant notre attente à l’aéroport, on a le droit à 2 essais gratuits à un jeu de grapin. William attrape une petite boîte qui nous offre un coupon de 20$ à dépenser au duty free. Du coup on achète du chocolaaaat !!!

Notre avion décolle à 1h du matin et arrive à 5h (heure locale, 1h de plus qu’au Vietnam) à Manille, la capitale des Philippines. Il y a beaucoup de monde à l’aéroport et nous mettons presque 1h à passer les contrôles douaniers. Puis l’hôtel n’accepte pas que l’on fasse notre check-in à 6h du matin. En même temps, il est 6h du matin… Ils nous proposent donc soit d’attendre midi soit de payer une nuit supplémentaire pour un check-in aussi tôt. En bons radins, on s’installe sur les canapés dans l’entrée et on attend… 1h..2h..3h.. à 9h William en a assez et va redemander si on peut accéder à la chambre gratuitement, et ils acceptent !! Hallelujah car clairement après une nuit blanche passée dans l’avion on est totalement mort.

Après une journée de repos à Manille, on reprend l’avion le lendemain à 07h40 (petite nuit encore) pour rejoindre l’île de Busuanga, située au sein de l’archipel de Bacuit, au Sud Est des Philippines. 3 jours – 3 avions… On en a un peu marre et notre bilan carbone ne va vraiment pas être bon…!

Nous avons réservé une petite paillote en bord de plage au Umang Resort au nord de l’île. Le resort nous propose le trajet en van de l’aéroport au resort pour 1500 pesos = 28€. C’est le prix d’une nuit !! On refuse et on se dit qu’on trouvera un transport moins cher sur place.

Sauf que, surprise ! Arrivés à l’aéroport de Busuanga, zéro taxi, zéro tricycle (le tuk-tuk philippin), zéro location de scooter. Rien à part les vans privés appartenant aux hôtels ! Après un petit brainstorming (à seulement 2 personnes ça prend un peu de temps..), on décide d’envoyer William à Coron town au sud de l’île pour 150 pesos (3€), qu’il aille louer un scooter là-bas et qu’il me récupère à l’aéroport (pendant que je reste à attendre tranquillement avec les bagages).

Après ces premières péripéties, on arrive finalement à rejoindre notre resort au nord de l’île. C’est alors que nous découvrons une douzaine de paillotes à 10m d’une plage paradisiaque, sous les cocotiers et sans aucun touriste à l’horizon. Quel endroit calme et paisible ! Le resort est tenu par un couple italien-philippin, Ennea et Paula qui ont une petite fille de 5 mois, Anastasia. On se sent tout de suite incroyablement bien dans cet endroit calme et hors des sentiers battus.

Notre paillote au Umang Resort

Nous profitons alors de la plage et de la mer qui doit être au moins à 28° !

On peut même rejoindre la petite île d’en face par un bras de sable.

L’île est déserte, possède une belle plage ainsi qu’une bonne partie de mangrove.

Mangrove

Au dîner, nous sympathisons avec les 3 autres touristes résidant dans le resort : un couple suisse-allemand, Rashan et Marco, ainsi qu’une finlandaise, Nora.

On part le lendemain tous les 5 pour un tour en bateau. On rejoint 2 îles désertes différentes disposant de plages magnifiques.

Notre bangka pour nos excursions, le bateau typique philippin

On fait du snorkelling (masque et tuba) et on fait la rencontre… d’un requin !! Il doit faire environ 1,50m et je suis fascinée par cet animal qui doit être à seulement une vingtaine de mètres de nous !! On pique-nique le midi sur la plage et on sirote même des noix de coco fraîchement cueillies… miam !

Les eaux transparentes des côtes des îles désertes

Le soir venu, on admire le coucher de soleil puis on partage un dîner très convivial tous ensemble au resort, et mangeons une cuisine particulièrement bonne (le cuistot cuisine le poisson « sweet and sour » à la perfection). On rigole encore du hoquet de Marco qui n’a pas arrêté la nuit dernière, qu’on entendait de toutes les paillotes et qui ressemblait au bruit du gecko (tout petit lézard mais qui fait énormément de boucan!). Ça lui vaudra même Le surnom de Marco Gecko !

On fait également la rencontre de dizaines de gros bernard l’ermite à la tombée de la nuit qui viennent au milieu du resort depuis la plage tous les soirs… Et on comprend pourquoi le resort s’appelle Umang Resort : bernard l’ermite se dit « umang » en philippin. Aaaaah !

Umang

On part le lendemain tous les 2 en scooter à la découverte de l’ouest de l’île. La route (enfin la piste) est très rocailleuse, glissante, pleine de montées et descentes.. Mais notre pilote assure toujours un max et nous arrivons à la plage de Ocam Ocam sans encombre.

Puis nous retournons au resort en passant par une (vraie) route (cette fois-ci) au milieu des collines et des rizières, incroyablement vertes !

Le soir, on décide de discuter avec Ennea et Paula sur la possibilité de rester quelques jours ici en échange d’un peu d’aide… Coup de bol, le volontaire qu’ils devaient avoir en « work away » n’est jamais venu et ils ne sont pas contre un coup de main ! On reste alors quelques jours au Umang Resort, William à bricoler, à « ranger la forêt » (en brûlant des branches), et à cuisiner des desserts (crumble et crêpes!), moi à m’occuper du service au restaurant, contre le gîte et le couvert. C’est une première expérience pour nous 2 et ça nous permet de rester plus longtemps dans cet endroit magnifique en faisant des économies !

William qui fait des crêpes… aux Philippines ! Quoi de plus normal ? ^^

On reste 5 jours à donner un coup de main, pendant lesquels on en profite pour aller faire un peu de kayak sur l’océan et un 2ème tour en bateau avec Rashan et Marco.

Il est alors temps de dire au revoir à Ennea, Paula et la petite Anastasia (à laquelle j’ai chanté la Reine des Neiges et Vaiana en boucle lorsque je m’occupais d’elle, of course) et on rejoint la ville de Coron au sud de l’île où notre séjour ne sera pas de tout repos…

Arrivée à Coron : on apprend l’éruption du volcan Taal à 65km au sud de Manille. On n’est pas touché mais ça nous rassure pas trop…

Vue de la baie de Coron depuis notre hôtel

1er jour à Coron : on loue un scooter pour partir à la découverte de l’est de l’île. Au bout de 8km sur une piste très caillouteuse, notre pneu arrière crève… Quelques personnes passent en nous promettant d’appeler le loueur de scooter en arrivant chez eux. On ne sait pas combien de temps cela va prendre alors après un petit brainstorming, on décide d’envoyer William directement au loueur de scooter en un coup de tricycle, pendant que moi j’attends tranquillement sur le bord de la piste avec le scooter. C’est marrant comme tous nos brainstormings se terminent par William part en mission pendant que j’attends patiemment !

1h plus tard il revient sur un autre scooter accompagné de 2 bonhommes eux-mêmes sur un autre scooter (ça fait beaucoup de scooters!). Ils changent la chambre à air, ramènent notre vieux scooter au loueur pendant que nous pouvons poursuivre notre journée avec notre nouveau scooter.

On rejoint (difficilement) la plage de Marcilla, en empruntant la piste que l’on pense être la pire que l’on ait empruntée de tout notre périple.. c’est donc avec un grand soulagement que nous apercevons la plage de Marcilla…

Plage de Marcilla

Dans laquelle nous barbotons… comme d’hab en étant les seules personnes sur la plage et dans l’eau… Quel bonheur !

2ème jour à Coron : on est tous les 2 malades… On soupçonne fortement une intoxication alimentaire…

3ème jour à Coron : on doit partir pour une croisière de 3 jours-2 nuits à naviguer entre îles désertes jusqu’à rejoindre El Nido, au Sud de Coron. On doit venir nous chercher à l’hôtel entre 9h et 9h30. A 10h30, toujours personne.. On contacte l’agence par Whatsapp qui nous dit qu’ils sont un peu en retard. La dame de l’agence vient finalement elle-même nous voir vers 11h pour nous annoncer que les 3 autres personnes avec qui on doit partir sont malades… (ah bah chacun son tour apparemment !) et qu’on ne peut donc pas partir aujourd’hui. On ne veut pas rester à Coron un jour de plus (on n’est pas très fan de la ville) et on négocie pour faire du island hopping (tour en bateau pendant lequel on nous dépose sur différents spots touristiques : lagons, plages, etc.), puis dormir sur une île déserte et que le bateau revienne nous chercher le lendemain.

On embarque sur une bangka et c’est parti pour l’aventure !! –> A lire dans le prochain article.

La vidéo!

Laos #3 – Sud du Laos

Plateau des Bolavens à moto – Vat Phou – Noël à Paksé – les 4000 îles

Après 7h de bus en provenance de Thakhek, nous arrivons à Paksé le 21 décembre dans l’après-midi (pour vous situer un peu notre périple dans le temps).

Et comme d’habitude une petite carte pour vous situer notre périple géographiquement :

Etapes :
1: Thakhek / 2 : Paksé / 3 : Cascades Tad Tayiscua / 4 : Paksé / 5 : 4000 îles

Arrivés à Paksé, nous partons en recherche d’une auberge pour la nuit car nous n’avons rien réservé. Nous nous retrouvons dans une petite rue avec 2 gros chiens qui se mettent à nous aboyer dessus et à s’approcher dangereusement de nous… On avance calmement (même si je tremble de partout en appelant William au secours qui est quelques mètres devant moi!). On arrive à s’éloigner sans encombre d’eux (tout en jetant des coups d’oeil derrière… car papa je me souviens quand un chien t’a pris en traître et t’a mordu le molet par derrière!).

Nous parvenons à trouver une auberge pour la nuit à environ 13€ la chambre pour 2 (oui, ce sont les prix moyens pour une chambre avec salle de bain privative, la vie n’est vraiment pas chère ici). Mais qui s’avérera envahie de moustiques… et je bats mon record de victimes ce soir-là… et les moustiques aussi…!

A l’est de Paksé, se trouve le plateau des Bolavens, connu pour ses plantations de café et de thé, ainsi que pour ses cascades battant des records de hauteur. La plupart des routards font une boucle (il en existe 2, une de 200km et une de 400km). Mais vu qu’on aime pas faire comme tout le monde (#rebelles), on décide de faire un aller-retour réparti sur 2 jours pour parcourir la même distance que la petite boucle (200km) mais qui nous permet d’aller jusqu’aux cascades de Tad Tayiscua, bien plus impressionnantes que celles au nord de la boucle (de ce qu’on a lu sur des blogs, car on ne peut pas comparer vu qu’on n’a pas fait la boucle 😊).

Nous re-louons alors un scooter et atteignons d’abord les cascades de Tad Fane. Ce sont 2 chutes jumelles d’une hauteur de 120m ! On les admire depuis un point de vue en hauteur et franchement, ça donne le vertige. Tellement qu’on ne reste que peu de temps avant de partir admirer la chute de Tad Yuang (vous l’aurez sûrement compris, « tad » signifie cascade en lao). Bien que 3 fois moins haute que la précédente, je la préfère car celle-ci au moins ne me fait pas fuir pour cause de vertige ! Et en plus nous pouvons descendre et la contempler d’en bas.

Tad Yuang

Un petit kilomètre plus loin, nous nous arrêtons à une plantation de thé et de café. Nous découvrons alors comment est fait le café, depuis la cueillette des grains de café sur l’arbre (caféier) jusqu’à sa dégustation.

Plantation de café sur le plateau des Bolavens

Mais alors, comment est fait le café ?

Les grains de café se cachent dans une enveloppe de couleur verte qui une fois mûrie, devient rouge. C’est le moment de les cueillir.

Grains de café prêts à être cueillis
Grain de café avec et sans son enveloppe

Leur enveloppe est retirée et les grains de café sont ensuite séchés pendant des durées qui diffèrent en fonction du degré d’intensité souhaité.

Grains de café en train de sécher

Nous terminons évidemment cette visite très instructive par une dégustation de thé et de café de la plantation, accompagné d’un petit brownie au chocolat 😁😁

Pause douceur…

Nos papilles ainsi comblées, nous repartons sur notre scooter en direction des cascades de Tad Tayicsua. Après une route jusqu’alors goudronnée, nous retrouvons une des bonnes vieilles pistes que William apprécie tant pour conduire ! Mon pilote maîtrise toujours autant malgré une piste un peu bissextile… (à ceux qui reconnaîtront la référence! 😉)

Sans être vraiment sûrs de trouver une auberge, notre but est de dormir sur place et de partir à la découverte des chutes le lendemain. Nous arrivons à l’endroit indiqué par les panneaux, il y a bien des habitations mais l’endroit est désert… pas un chat en vue… Mais un chien ! Nous rencontrons alors d’abord les poules, les oies, les chiens et les vaches avant de rencontrer la 1ère personne sur place. On aura la chance de dormir dans une cabane sur pilotis, sans grand confort mais face à une vue incroyable ! Et doté d’un grand balcon pour pouvoir admirer les étoiles le soir…

Notre bungalow pour la nuit
Et la vue depuis le balcon

Le lendemain matin (comme d’hab réveillés par les coqs…), nous partons à la découverte des Tad Tayiscua qui sont en fait un regroupement de 7 cascades. Durant notre visite, nous n’en découvrirons que 3, les autres étant plus éloignées.

Une des cascades de Tad Tayiscua

On joue alors les Mike Horn à se promener au beau milieu de la jungle…

William se transforme en Indiana Jones et escalade les rochers pour passer derrière la cascade…

Moi je reste à admirer l’arc-en-ciel… (et ça me fait évidemment penser aux licornes arc-en-ciel Audrey!! 🦄🌈)

On joue à saute-moutons mais sur les rochers…

On fait la rencontre de jolies fleurs…

On a clairement peur qu’un tyrannosaure jaillisse sur nous dans ce décor de Jurassic Park…

Du coup on se cache… 🤣🤣

On remonte ensuite les 300m de dénivelé qu’on a descendus dans cette forêt tropicale, où il fait 35° et un taux d’humidité très élevé. C’est plus dur que notre tour du Mont Blanc !!

Nous repartons en milieu d’après-midi direction Paksé, en passant par la cascade E-Tu.

Cascade E-Tu

Ce soir-là on mange un bon burgerrrr !! Parce que oui, ça fait vachement de bien de manger autre chose que du riz, des nouilles, des soupes, du poulet ou des nems.

Nous re-louons finalement un scooter le lendemain pour aller visiter le Vat Phou à environ 40km de Paksé. Ce temple-montagne, aurait été bâti au 9e siècle, à l’époque angkorienne (correspondant aux khmers qui fondèrent la cité d’Angkor au Cambodge). Il fut d’abord hindouiste puis converti au bouddhisme. Bien qu’en ruines, il est encore vénéré par les laotiens.

Vat Phou
Selon vous, les escaliers montent ou descendent ??
Vue en haut des escaliers du Vat Phou
Sanctuaire du Vat Phou
Les frangipanniers le long de l’escalier du Vat Phou

Après la visite, nous revenons sur Paksé. Je ne l’ai pas encore mentionné mais aujourd’hui, nous sommes le 24 décembre… par un heureux coup du hasard, nous avons dormi la nuit précédente dans un hôtel qui propose un « Christmas dinner » sur un rooftop ! Pour un prix dérisoire, nous avons droit à une terrine de saumon, du magret de canard 😁😁, accompagné de petits légumes et de purée maison, une assiette de fromage (avec du camembert, au Laos ! 😮) et même une bûche de Noël en dessert !! Le tout, délicieux et accompagné évidemment d’un petit vin rouge. Repas de réveillon de Noël génial ! Et pour couronner le tout, des petits Whatsapp vidéos avec nos familles le lendemain ! Un vrai Noël finalement !

Joyeux Noël !!

Le jour de Noël, nous faisons la grasse mat (réveil à 9h wouhou) et partons tout au sud du Laos, à la découverte des 4000 îles. Le van qui doit nous récupérer pour nous emmener à la station de bus a 45 minutes de retard car il avait fermé le van avec les clés à l’intérieur…! Du coup, on a dû rater le bus car au lieu de nous emmener à la station de bus, il nous emmène carrément à l’embarcadère pour Don Det, île sur laquelle nous allons nous échouer pour les 4 prochains jours.

Notre arrivée sur l’île

Après un petit trajet en bateau à moteur, nous arrivons sur notre île, pleine de guesthouses et de restaurants mais quasi-déserte, sûrement car peu de touristes en période de Noël.

Nous louons des vélos pour faire un tour de l’île et aller découvrir les cascades Khon Pa Sai sur l’île de Don Khône, reliée à Don Det par un pont. En arrivant nous constatons que le pont suspendu pour accéder aux cascades est à moitié cassé (il manque 3 planches sur 4 tous les mètres) et il y a un panneau « Warning : enter at your own risk ». Bon, ce coup-là on joue la prudence et on décide de ne pas y aller.

En rentrant à l’auberge, nous avons droit à un magnifique coucher de soleil…

Le lendemain, nous partons pour une excursion d’une journée entière (pour seulement 17€ chacun) ! Au programme : Du kayak, une cascade,…

Une balade à pieds, re du kayak…

Celui-ci est en train de couler je crois non?

Un trajet en bateau à moteur jusqu’à un spot d’observation des dauphins du Mekong (et on en a vu !!)…

Bon on n’a pas réussi à prendre les dauphins en photos… mais voici le spot !

Un barbecue au milieu de nulle part sur une île, re-re du kayak, les cascades de Phapeng (surnommées les chutes du Niagara du Mekong et elles portent bien leur surnom !!), et pour finir… Du kayak !! C’est une journée très bien remplie (de 9h à 16h) et nous rentrons lessivés mais vraiment ravis !

Cascades de Phapeng

Bon du coup le lendemain, on se fait une journée repos ! Et le jour suivant, nous re-louons des vélos et allons voir les cascades de Li Phi.

Cascades de Li Phi

Elles sont moins impressionnantes que celles de Phapeng mais le cadre est très joli et une balade à pieds longe le torrent jusqu’à des paillotes, où l’on se pose boire un verre, évidemment !

On n’est pas bien là ??

Un dernier saut dans la piscine (car oui nous avons encore trouvé un hôtel avec piscine 😁) et nous reprenons le lendemain matin le petit bateau moteur qui nous ramène sur le continent, puis un bus qui nous ramène à Paksé. Nous prenons l’avion le jour d’après, direction : Ho Chi Minh ! (Sud du Vietnam)

Paris : 9801 km

Comme d’habitude, n’oubliez pas d’aller voir la vidéo!

Funny stories #1 – Les joies de la conduite en Asie du Sud Est

Pour étoffer notre blog, vous partager d’autres expériences et vous faire sourire (voire rire!), on a décidé de créer une page dédiée aux « funny stories ». La première que j’aimerais vous raconter concerne une discipline que l’on pourrait qualifier de sport national ici, qui réunit quasiment toutes les classes sociales, homme et femme, mais aussi presque tous les âges : la conduite en scooter bien-sûr ! Tiens, une preuve pour « tous les âges »: on vient de croiser un gamin de sûrement 8-9ans en train de conduire un scooter tout seul, et torse nu sinon c’est pas drôle.

Oui je pense qu’on peut dire que le scooter est un véritable vecteur social et lien familial. Déjà, on a l’impression qu’ils passent leur temps sur un scooter, il y en a toujours au moins 1 qui passe à toutes heures de la journée. Toujours à faire une course, à déposer quelque chose, à rejoindre des amis, de la famille, à travailler, ou même simplement à flâner, voire s’assoupir dessus (à l’arrêt, quand même…). Et un lien familial aussi c’est clair : quand on est 4 collés serrés sur une selle déjà à moitié utilisée par un sac de course plus gros que les enfants, ça rapproche ! Papa qui conduit, bébé sur le guidon ou juste derrière, l’autre enfant au milieu de la selle, et maman à l’arrière qui maintient le tout, y compris le gros sac à la main, ou derrière elle, ou accroché ou… l’imagination est sans limite tant que tout tient sur ce 2 roues dont les amortisseurs doivent souvent être changés.

Parce que si encore les routes étaient belles, toutes goudronnées et entretenues… ce serait du gâteau, même à 4 dessus, mais évidemment ce n’est pas le cas ! Au mieux, les routes ont des nids de poule (ou d’éléphant vue la taille parfois) tous les 50m, au pire c’est une simple piste pleine de cailloux et de trous. En France on a la chance de pouvoir faire du ski et on apprend la godille : vous savez ce truc où on slalome de façon serrée entre des piquets ? Et bien ici on ne skie pas bien sûr mais on apprend quand même la godille, mais à scooter! Entre les trous, les bosses, les vaches, les chèvres, les chiens, les autres scooters qui déboitent, les camions, les piétons, bref je vous laisse faire votre mix comme vous voulez, de gré ou de force on l’apprend ici la godille !! Mais c’est à vrai dire assez fun, tant qu’on ne finit pas dans le flanc d’une vache (voire pire..).

Vous l’aurez compris le conducteur, s’il tient un peu à sa vie (et à celle de son passager), n’a pas vraiment le loisir de regarder à droite et à gauche le paysage… pourtant souvent très beau, c’est dommage. Surtout que le Laos est un pays de nombreuses rivières et cours d’eau qu’il faut traverser. Heureusement ils ont tout prévu, les ponts sont nombreux mais « faits maison », avec des planches en bois, qui se craquent, qui bougent… mais ça n’empêche pas les voitures et scooters de passer dessus. Après tout, tant que ça tient c’est qu’il est encore suffisamment en bon état ! Mais c’est parfois sport pour maintenir le cap sur ces planches plus ou moins entières.

C’est pour cela que l’on se protège en mettant casque et grosses chaussures, enfin nous les touristes, parce qu’un local c’est plutôt tongs et cigarette au bec. Mais il est vrai que la chaleur n’incite pas vraiment à se protéger. Et les casques à visière se font rares ici. Alors j’ai pu avoir l’occasion de faire des « check tête » (autrement appelés coup de boule ou truc dans la gueule) avec la nature, du plus petit au plus gros : des mouches (classiques), des papillons (oui mais de 10cm), des libellules (aussi dopées que les papillons donc ça commence à douiller) et un oiseau (ou chauve-souris ou je ne sais quoi mais ça fait pas du bien !).

Tiens, voilà encore une vache qui traverse sans regarder, il faut piler pour la laisser passer. En même temps, elles ont beau de pas connaître le code de la route, je ne sais pas qui aurait le plus mal en cas de choc, alors la priorité, on sait qui l’obtient.

D’ailleurs, de façon générale, c’est souvent celui qui aura le plus mal qui laisse la priorité. Parce qu’il y en a sûrement des officielles des priorités, quelque part. Mais si… en cherchant ça doit se trouver.. non? Bon ok tant pis, donc dans ce cas : comme je disais c’est celui qui aura le plus mal qui laisse passer ! Logique. Donc quand un camion décide de doubler un van, lui même en train d’éviter les piétons sur le bord de la route, avec en face 1 scooter à côté de 3 chèvres et 2 vaches (qui on l’a vu ne daignent même pas laisser la priorité), et bien c’est le scooter d’en face qui freine pour ne pas finir avec les cochons transportés dans le camion qui double. Et encore, en ligne droite c’est faciiiiile, mais malgré le zen tellement appréciable des habitants ici, quand on trace avec un camion pleine balle, pas question de ralentir ou de freiner (de toute façon ils marchent pas), alors virage ou pas, on double ! Et s’il y a quelqu’un en face, se rapporter a la 1ère règle : celui qui aura le plus mal laisse passer ! Et ça marche ! Souvent… grâce à leurs réflexes franchement bien meilleurs que ceux européens et à leur anticipation (presque) sans faille. Mais malheureusement ils restent humains et il suffit d’une petite erreur pour que cela se termine mal. Il y a encore évidemment beaucoup trop d’accidents, et j’espère que la sécurité pourra s’améliorer avec le temps.

Si vous avez survécu à tout ça (déjà, bravo !), il faut encore s’en sortir en ville, avec la signalisation notamment. Alors on ne parle même pas de la « marée » de scooter qui redémarre au feu encore rouge ou même des lignes au sol qui ne servent à rien puisque tant que ça passe, on peut mettre beaucoup plus de véhicules que les 3 pauvres lignes dessinées, voyons. Et quand il n’y a plus de largeur sur la route il y a les  trottoirs ! Bref la question n’est pas là, non, mais plutôt de savoir quoi faire quand il y a un feu rouge, une flèche verte, des voitures qui s’arrêtent mais des scooters qui passent.. et bien la réponse est : on suit le flux ! Et surtout on regarde partout autour.

On parlait de voitures arrêtées à un feu, normal ! Mais elles sont nombreuses aussi (comme les vans et tuk tuk) à s’arrêter en plein milieu de la route ou sur le « côté ». Donc là encore, on ne s’y attend pas mais hey ! depuis le temps, on gère la conduite en Asie alors comme eux, on anticipe pour éviter. Oui mais cette anticipation marche très bien quand la voiture est vraiment arrêtée, pas quand finalement elle se met à faire marche arrière au milieu de la route! Mais tout va bien, on a notre chamois d’or en godille…

Et je voudrais finir par une spéciale dédicace au mec le plus efficace du monde. Un transporteur (en scooter bien sûr) de poulets, probablement pour aller les tuer ou les vendre. En un seul trajet, il en emmène au moins une vingtaine tous accrochés ensemble à une patte, un petit dernier à la main, et le tout accroché a l’arrière du scooter, à côté du pot d’échappement : les poulets sont transportés, fumés ET grillés avant d’arriver. Si ça c’est pas de l’optimisation… 😉

Laos #2 – Boucle de Khammouane à moto

Après avoir fait un dernier saut dans la piscine, nous quittons notre bel hôtel à Vang Vieng pour partir vers le centre du Laos.

De Vang Vieng, vers la boucle de Khammouane

Nous prenons d’abord un bus de 4h qui nous emmène à Vientiane, la capitale du pays. Nous ne nous y arrêterons pas, mais nous la traversons en tuk-tuk pour atteindre la station de bus dont les bus partent vers le Sud. Cette simple traversée nous donne un assez bon aperçu de l’influence, ou plutôt la très grosse trace, qu’ont laissé les français (le Laos était sous la protection française pendant la 1ère moitié du XXe siècle). D’abord, le nom Vientiane est le résultat de la francisation du nom d’origine Vieng Chan. L’avenue principale est une copie conforme de l’avenue des Champs Élysées. Elle se ponctue même par… un arc de triomphe !! Non mais les gars… sérieux?! Et « détail » le plus flagrant : les noms de tous les bâtiments sont écrits en lao et… en français !

Le fameux « Arc de Triomphe » de Vientiane (toutes mes excuses pour la piètre qualité de la photo… on était en tuk-tuk…)

Arrivés à la station de bus, on embarque pour un trajet de 6h en direction de Thakhek. Nous arrivons à destination à 1h du matin. Enfin… à 5km de notre destination. On est les seuls passagers à s’arrêter ici, il fait nuit noire, pas un seul tuk-tuk à l’horizon… Bon, l’aventure commence ! On s’apprête à parcourir les 5 km avec nos gros sacs sur le dos, nos lampes frontales comme seul éclairage et les bus qui passent à plus de 100km/h à côté de nous, quand soudain, surgit de nulle part: un tuk-tuk !! Halleluyah ! William arrive même à négocier un prix (oui oui, à 1h du matin monsieur à encore la force de négocier !) et on rejoint alors Thakhek pour y passer la nuit.

Le même coucher de soleil mais quelques minutes plus tard ^^

Une journée de repos, un beau coucher de soleil, puis nous nous réveillons tôt le lendemain pour commencer notre boucle de 4 jours à moto : la boucle de Khammouane. Celle-ci fait environ 400km en tout et est connue pour ses superbes paysages de montagnes karstiques et les grottes qu’elles abritent.

Zoom sur la boucle de Khammouane
Étapes : 2 Thakhek ; 3 Nakai ; 4 Kong Lor’s Cave ; 5 Na Hin ; 6 Retour à Thakhek

Avant de partir, on prend le petit dej pendant lequel je me fais un nouveau copain 😊

Notre fils adopté !! 🤣

C’est donc parti pour une 1ère journée avec 73 km de moto. On commence par visiter 2 grottes (Tham Xieng Lap et Tham Pa Inn) qui ne sont que des cavités à l’intérieur desquelles on ne peut pas aller, donc on poursuit assez vite notre chemin.

Tham Xieng Lap

On arrive ensuite à la grotte Tham Nang Aen où est proposée une balade en bateau. On suit notre guide qui nous emmène jusqu’au ponton et nous découvrons notre embarcation : une mini-mini barque dans laquelle on peut à peine rentrer à 2 et qui a l’air d’avoir déjà bien vécu ! Notre capitaine se met alors à ramer, d’une manière assez étonnante d’ailleurs mais efficace. La grotte est bien éclairée, nous pouvons donc bien l’observer.

Tham Nang Aen et ses éclairages multicolores

Nous arrivons ainsi au bout de la rivière (entre 500m et 1km je pense) et notre capitaine nous fait descendre du bateau. Il va nous abandonner ici c’est ça?! Non, on commence tous les 3 à marcher, gravir des marches, puis d’autres marches, et encore d’autres marches… mais où allons-nous comme ça ?? On n’en voit pas le bout, on est en sueur (même dans la grotte il fait encore 30°), notre guide ne parle pas anglais… puis nous voyons une lumière au bout du tunnel !! Non, nous n’avons pas atteint le paradis, simplement la sortie opposée de la grotte. On contemple le point de vue, puis c’est reparti pour tout refaire en sens inverse. Le tout prend environ 1h30-2h et on est content de cette visite plutôt insolite, surtout que nous étions les seuls visiteurs de la grotte !

Point de vue en chemin

Nous renfourchons notre bolide et atteignons le village de Mahaxay, un village typique laotien, dont les maisons sont construites avec très peu de moyens (la plupart en bois et en tôle).

La plupart des maisons sont construites sur pilotis pour prévenir des inondations ayant lieu durant la saison des pluies

Nous atteignons ensuite notre auberge pour la nuit où nous mangeons un bon barbecue autour d’un feu de camp accompagné de 3 autres voyageurs (1 tchèque et 2 français).

Le 2ème jour s’annonce intense car nous devons parcourir 170km. Le trajet commence au sein d’un paysage montagneux plein de lacs remplis d’arbres morts. Dit comme ça, c’est pas super glam mais en réalité c’était vraiment très beau.

Notre bolide !
Le lac avec les arbres morts.. alors, malgré la description, c’est beau non ??

On s’arrête quelques dizaines de kilomètres plus loin à un petit blue lagoon.

Cool Springs
Vue en arrivant sur les Cool Springs

Il nous reste alors 60km avant d’atteindre notre but, le Kong Lor’s Village. La route bifurque sur la gauche et nous nous retrouvons sur un plateau entouré de montagnes. La vue est vraiment très belle mais la route elle, n’est pas idéale car nous traversons plusieurs petits villages et qui dit village au Laos dit poules, poussins, chiens, vaches, scooters, etc.. qui surgissent sur la route sans prévenir !

Route vers Kong Lor’s Village

Nous dormons cette nuit dans la cabane en bois et en bambou la plus confortable de notre voyage. Et le restaurant n’est autre qu’une terrasse surplombant une rivière face à une petite montagne : ma-gni-fique !!

Notre cabane au Spring River Resort (sans faire de pub !)
Spring River Resort

Le lendemain matin nous partons visiter la Kong Lor’s Cave à seulement 2 km. La grotte est en fait une prodigieuse galerie souterraine, traversant une montagne d’un bout à l’autre et mesurant 7,5km de long !

Alerte à Malibu !

La visite n’est possible qu’en barque à moteur et dans le noir total ! La seule source de lumière est la lampe frontale de notre pilote. Ce dernier va un peu (trop? non…) vite, on passe juste à côté de rochers au milieu de l’eau, dans l’obscurité totale… franchement on n’est pas très rassuré… Mais c’est fun! Nous débarquons quelques minutes après en plein milieu de la grotte où un chemin piéton est aménagé pour pouvoir observer de près les stalagmites, stalactites, colonnes, etc. Toutes aussi impressionnantes les unes que les autres.

Kong Lor’s Cave
Kong Lor’s Cave

Ah en fait on ré-embarque sur notre bateau… bon, le pilote a l’air de bien maîtriser et on arrive à se détendre. Heureusement, car on met plus d’une demi-heure pour atteindre la sortie opposée de la grotte !

A la sortie de la grotte..
On passe devant des buffles se reposant tranquillement au bord de la rivière

Le trajet retour se fait d’une traite et dure tout de même 40 minutes. Notre guide nous montre plus de choses à l’aide de sa lampe frontale et nous réalisons alors l’immensité de cette grotte dont la hauteur atteint parfois les 100m ! On passe même sous un nid de chauve-souris dont les couinements résonnent dans la grotte.

Après cette visite très impressionnante, nous retournons à l’hôtel pour manger un bout et faire une balade en kayak sur leur rivière aux « eaux de cristal ». Nous ne sommes que tous les 2 à naviguer sur cette rivière dont les eaux sont totalement transparentes ! On observe alors les fonds de cette rivière, on écoute le champ des oiseaux, on contemple la montagne rocheuse derrière, on se laisse flotter doucement, tout doucement… c’est un moment de pur bonheur et d’apaisement.

Vient alors malgré tout le moment de partir. Nous n’avons que 50 km à parcourir jusqu’à Na Hin où nous passerons la nuit. Nous arrivons à la tombée de la nuit après avoir pu admirer la lumière du soleil couchant sur les montagnes bordant la route de part et d’autre.

Route de Kong Lor vers Na Hin

Le lendemain, pas grand chose au programme à part 140km à moto. La route passe par la « forêt de pierre » que nous pouvons contempler depuis un point de vue.

La « forêt de pierre »

On avale ensuite le goudron (enfin, surtout de la poussière et les pots d’échappement des camions!) jusqu’à Thakhek où nous récupérons nos affaires et passons la nuit, avant de partir vers le sud du Laos !

La 4e semaine en vidéo par ici!

Laos #1 – Le Nord du Laos

Il est 7h du matin quand nous nous réveillons dans notre « cabane » à Chiang Khong, encore en Thailande mais à la frontière avec le Laos, et il fait 7°C… On ne pensait pas qu’il pouvait faire si frais (et humide!) ici, mais c’est que nous sommes dans le « Nord » de la Thailande… Heureusement on avait prévu sous-pulls et polaires pour la Nouvelle-Zélande, ils nous auront bien servis cette nuit là.

Notre trajet dans le nord du Laos
Etapes : Chiang Khong, Pakbeng, Luang Prabang,
Vang Vieng

Un tuk-tuk nous emmène alors à la frontière de la Thaïlande où nos passeports sont tamponnés par l’immigration Thaïlandaise. Nous traversons alors le « pont de l’amitié » en bus, un no man’s land au-dessus du fleuve du Mékong, où nous ne sommes officiellement dans aucun pays. C’est alors au tour de l’immigration du Laos de tamponner nos passeports, après nous avoir accordé un visa (à 30 dollars). Un autre tuk-tuk nous emmène finalement au bateau qui nous fera parcourir plus de 300km sur le Mékong, en direction de Luang Prabang.

Notre slow-boat

Ce bateau, très bien surnommé comme étant le « slow boat », mettra 2 jours pour cela. Mais ce n’est pas du temps perdu, bien au contraire, c’est un moyen de transport idéal pour profiter du calme des rives du Mékong, observer la nature environnante, les montagnes en toile de fond, et un peu plus loin les villages qui vivent au rythme de l’eau qui coule devant leurs maisons sur pilotis. Des enfants jouent sur les bords de la rivière, des habitants déposent leurs filets de pêche, d’autres se rendent à un autre village en barque, et d’autres encore font le même parcours que nous mais en une seule journée, avec un « fast boat ». C’est-à-dire une simple barque avec un moteur de compétition à l’arrière qui trace et slalome à travers les rochers et dans les quelques rapides que l’on rencontre. Les risques encourus sont à l’image du « pilote »: il porte un casque de moto…

Les rives du Mékong

Nous sommes donc bien contents de notre choix et passons 2 journées agréables sur des sièges de voiture utilisés comme banquette pour le bateau. L’escale se fera dans la ville de Pakbeng où nous dormons dans une guesthouse et où nous aurons l’occasion de goûter leur « banana whisky ». Nous sommes tout de même contents de finalement arriver à Luang Prabang après les 13h de bateau (réparties sur les 2 jours).

Les rives du Mékong en arrivant sur Luang Prabang

On découvre alors une ville très agréable, avec de nombreux restaurants, bars, tous dans de beaux bâtiments très bien conservés et mis en valeurs. On se permet même ce soir là de manger dans un très bon restaurant français, tenu par un français, qui nous permettra de changer un peu du riz… et de manger un bon burger!!

Au sommet du Mont Phousi, surplombant la ville de Luang Prabang

On en profite mais quelque chose « cloche » dans cette ville. Tout a l’air si carré, si organisé (en apparence en tous cas) que cela dénote vraiment de toutes les villes que nous avions visitées en Asie jusque maintenant. Il se trouve en fait que cette ville a été largement aménagée par les français au temps où le Laos était une colonie (officiellement un protectorat plutôt qu’une colonie mais la différence était probablement fine) française (1900-1953) et que l’UNESCO veille à préserver l’architecture. Nous trouvons cela louable et en même temps, cela « dérange » un peu de voir cette note occidentale si préservée dans un pays qui aurait peut-être beaucoup d’autres choses plus proches de la culture traditionnelle laotienne à préserver…

Bouddha couché sur le Mont Phousi à Luang Prabang
Le musée de Luang Prabang

Nous profitons de la ville et de ses environs en louant un scooter et en allant découvrir les magnifiques cascades de Kuang Si à une quarantaine de km de la ville. Cette couleur de l’eau turquoise et cette nature luxuriante environnant ces successions de cascades et bassines sont magnifiques et enchanteresses.

Les cascades de Kuang Si
Les cascades de Kuang Si

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans le parc de Nam Kong, au bout d’une piste de 5 km sur laquelle notre scooter peine à avancer… Nous ne sommes pas déçus de s’être donné tant de mal car nous découvrons un parc très bien aménagé plein de potagers, de plantes médicinales, d’herbes aromatiques, et sans personne !! Nous aurons même le plaisir de déguster 2 boissons à base de fleurs, ainsi qu’un belle assiette pleine de patates douces, salade, herbes, … William devient un vrai petit lapin et mange les tiges de persil et de ciboulette crues !

Nos fameuses boissons aux fleurs !!
Toujours en train de chercher si ce sont les fleurs ou les herbes qui ont atteint la santé mentale de William …

Après ces 2 jours à Luang Prabang nous continuons notre chemin vers Vang Vieng, à 200km au sud. Sauf qu’ici, 200km, ce n’est pas 2h de route, mais plutôt 4 ou 5h! Les routes sont des chemins caillouteux qui passent à travers les montagnes. Nous ne soupçonnions d’ailleurs pas tant de reliefs dans ce pays. Nous admirons ces beaux paysages entre 2 secousses du van passant dans les nids de poules (au sens propre et figuré…!).

Sur la route entre Luang Prabang et Vang Vieng …

En arrivant à Vang Vieng, nous avons la mauvaise surprise d’apprendre que la guesthouse où nous devions aller est en fait en surbooking… Nous atterrissons donc dans une « cabane » sans lavabo, sans chasse-d’eau, sans eau chaude et des planches de bois comme planchers, murs et… sommier! Bon, ce n’était pas vraiment ce que l’on espérait mais au moins on dormira entre 4 « murs » cette nuit. On se venge alors en réservant un super hôtel pour les 2 nuits qui suivront, on se lâche et on se fait plaisir! On aime bien les cabanes, mais ça fera aussi du bien d’avoir un peu plus de confort, c’est les vacances après tout!

La piscine et la vue de notre super hôtel !!!

On loue une nouvelle fois un scooter pour parcourir les environs : on grimpe sur des pitons karstiques pour admirer des vues à 360° sur toute la région …

Vue depuis le piton Pha Ngeun (après une petite grimpette !)

… On va voir les « blue lagoons »…

Le blue lagoon et ses touristes cascadeurs (certains nous feront souffrir à leur place à les voir se prendre des plats sur l’eau …)

… Et on se prend même pour Indiana Jones dans une grotte de 500m de profondeur que l’on part explorer avec nos lampes frontales (merci les copains pour le cadeau de la lampe de compet’)!

Au fond de la grotte de Tham Poukham
A l’entrée de la grotte de Tham Poukham, pile à l’heure où les rayons du soleil éclairent religieusement le Bouddha couché …

On s’inscrit aussi pour une balade en kayak sur la rivière parcourant la ville. On profitera des abords de cette rivière pour manger presque les pieds dans l’eau, sur des plateformes aménagées. Petite bière locale et porc au barbecue devant un superbe coucher de soleil qui projette sa lumière rouge sur la rivière et les montages de calcaire recouvertes de végétation en arrière-plan… superbe!

Coucher de soleil sur Vang Vieng depuis un restaurant

La dernière journée sera dédiée à la R&D (repos et détente comme ils disaient au boulot!) dans notre super hôtel avec piscine vue sur la montagne… Ça fait aussi du bien de se poser, observer la nature et profiter du temps qui passe (et des montgolfières !).

Puis depuis la piscine de notre hôtel 🙂

Et ce sera reparti le lendemain, pour 2 bus de 4h et 6h, direction Thakhek, centre du Laos!

Et comme d’habitude, retrouvez notre semaine en vidéo !

Thaïlande #2 – De Bangkok au Laos

Après quelques jours passés à Bangkok, nous nous dirigeons vers le Nord de la Thaïlande, en vue d’y trouver encore plus de culture authentique, de temples, de bouddhas (évidemment) mais aussi plus de nature en s’éloignant de la capitale.

Notre trajet de Bangkok à la frontière Laotienne
Etapes après Bangkok (sud au nord): Ayutthaya, Lopburi, Sukhothai, Chiang Mai et le Triangle d’Or

Nous décidons alors de tester tous les moyens de transport locaux, à commencer par le tuk-tuk bien sûr pour nous emmener jusqu’à la gare où nous prendrons un train en direction d’Ayutthaya, petite ville située sur une île, classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses ruines de temples et de palais royaux datant environ du XVème siècle. Le trajet n’est que d’1h30 donc peu de risque à tester cette façon de voyager en Thaïlande. Bonne surprise, le trajet est agréable, nous roulons les fenêtres ouvertes (le train n’est pas climatisé) ce qui nous permet de profiter du paysage, tout ça pour la modique somme de 0,70€…

Notre train de Bangkok à Ayutthaya

Nous arrivons à Ayutthaya où nous louons directement un vélo pour faire le tour des temples de la ville. Ils sont entourés de douves encore remplies d’eau, leur donnant un charme particulier. Phénomène étrange dans l’un des temples : la tête d’une statue de Bouddha est prise au piège entre les racines d’un arbre. Phénomène naturel ? Selon la légende, c’est lors de l’attaque des Birmans au XVIIIème siècle qu’ils auraient décapité les statues de Bouddhas et cet arbre (banian) aurait ensuite protégé la tête de celle-ci, devenant alors un symbole de sagesse.

Tête de Bouddha prise dans les racines d’un banian

Les temples étant plus ou moins en ruines, nous en ferons le tour en 2h de pédalage, juste à temps pour rejoindre le tour en bateau que nous avions réservé. On découvre alors 3 autres temples autour de la rivière entourant le village. Nous aurons même droit à un beau coucher de soleil sur le dernier temple.

Coucher de soleil derrière un temple à Ayutthaya

Nous profiterons d’un petit dîner délicieux tout seuls dans un restaurant au bord de la rivière, moment magique. Nous goûterons même à une mixture bleue (une bouteille d’un demi litre quand même) s’appelant « Butterfly pea »… la serveuse nous voyant sceptiques devant ce breuvage viendra nous montrer les fleurs bleues desquelles est faite cette boisson !

William et son Butterfly Pea

Suite à la 1ère expérience en train réussie, nous recommençons le lendemain pour arriver a Lopburi. Il y a du retard, le trajet est plus long mais toujours agréable. Lopburi, la ville des singes… en effet on en voit partout dans la ville, sur les câbles électriques, traversant les rues, assis sur les trottoirs… Nous arrivons à un temple rempli de singes courant partout, un touriste se prend en photos avec 3 ou 4 macaques accrochés à ses bras et sur son dos. Cela ne me réjouit pas trop de nous rapprocher, voulant éviter trop de contact avec ces animaux imprévisibles (j’en ai vu ouvrir des fermetures éclairs de sacs à dos a Bali!) mais Cécile veut aller voir… nous rentrons donc et au bout de quelques mètres un 1er singe bondit sur son dos. Voyant son congénère là-haut, 2 autres potes macaques accourent pour faire de même sur elle puis sur moi. C’est rigolo 10 secondes puis ils s’accrochent aux cheveux et cherchent de la nourriture et impossible de s’en défaire… voyant notre détresse un gardien s’approche avec une baguette en bambou pour les faire fuir et nous la laisse. C’était une expérience! Mais nous serons d’accord pour ne pas la renouveler…!

Un des nombreux singes se promenant sur les trottoirs de Lopburi
Le temple des singes à Lopburi

Le lendemain, un bus nous emmène à Sukhothai où nous découvrons d’autres temples à vélo, encore plus beaux qu’à Ayutthaya.

Puis, un autre bus nous emmène à Chiang Mai, au nord-ouest du pays. Nous y découvrons une ville assez grande, beaucoup de temples encore à visiter, assez touristique, où chaque hôtel propose des balades à dos d’éléphant, des treks dans la « jungle » ou dans des villages ethniques, à la frontière avec la Birmanie. Malheureusement, un éléphant n’est pas fait pour porter des hommes sur son dos alors ils sont forcés et « brisés » dès le plus jeune âge pour se plier aux volontés de leur maître. Face à cette polémique grandissante, d’autres tours opérateurs s’organisent pour faire des « sanctuaires » à éléphants où ils sont censés être bien traités et non montés… mais finalement quand même sollicités toute la journée pour se baigner et se balader avec des touristes. N’étant pas très adeptes du concept, nous n’avons pas cherché à y aller. De même concernant les villages ethniques, souvent créés de toutes pièces pour faciliter l’enchaînement des touristes. Arriver dans un village soit-disant typique de telle ou telle tribu avec un car entier de touristes l’appareil photo autour du cou ne nous réjouissait pas non plus.

Nous avons donc fait dans un premier temps le tour de la ville et de ses temples où nous avons même eu la chance d’assister à la prière quotidienne des moines bouddhistes.

Puis, nous avons loué un scooter et parcouru la région par nous mêmes, trouvant de beaux points de vue dans les montagnes sans personnes autour. Nous nous sommes aventurés à faire quelques balades dans la forêt en suivant des chemins balisés trouvés sur place. Nous découvrons une cascade, des feuilles de bananiers 2 fois plus grandes que nous, de la mangrove qui pousse dans des formes bizarres et surtout un bruit strident qui semble se déplacer. Ce bruit nous fait hésiter un instant, nous demandant vraiment d’où cela peut venir. Nous nous en approchons jusqu’à ce qu’il soit vraiment fort et juste au-dessus de nous. Nous en conclurons et confirmerons plus tard qu’il s’agissait d’insectes, un peu comme nos cigales mais en bien plus fort et strident! Il faut avouer que nous ne faisions pas trop les fiers dans cette forêt avec tout ces bruits et sans personne mais nous avons fini par croiser d’autres touristes et fait la boucle sans soucis!

Finalement nous décidons de partir plus tôt que prévu dans le nord-est de la Thaïlande, à la frontière entre la Birmanie, la Thaïlande et le Laos. Cette région est surnommée le Triangle d’Or… Malheureusement pas en référence à une époque glorieuse, bien au contraire … Au siècle dernier, le commerce de l’opium fleurit dans cette région. Commerce… plutôt trafic, car l’opium est une drogue qui se vendait à prix d’or, notamment à la frontière entre ces 3 pays… D’où le nom du Triangle d’Or. Le trafic de cette drogue aujourd’hui éradiqué, nous pouvons circuler librement dans cette région et contempler les rives de ces 3 pays séparés par le fleuve du Mékong.

On enfourche notre scooter et partons sur les routes où nous passons à travers champs, forêts, villages, plaines, et apercevons plus loin les montagnes birmanes, embrumées et ne dépassant pas les 1500-2000m d’altitude. Un paysage sublime, à travers la Thaïlande authentique ! 

Vue sur les montagnes birmanes, en haut du Doi Tung

 Cela termine alors magnifiquement bien notre séjour en Thaïlande puisque nous partons maintenant pour la seconde étape de notre voyage en Asie : le Laos !

Et n’oubliez pas de retrouver le tout en vidéo, sur la page dédiée: Vidéos

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